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Cæcilie Norby © Stephen Freiheit by courtesy of Cæcilie Norby




Cæcilie Norby © Stephen Freiheit
by courtesy of Cæcilie Norby



Cæcilie NORBY

Portraying

 



La chanteuse Cæcilie Norby est née à Frederiksberg, commune rattachée à Copenhague, le 9 septembre 1964, d'un père, Erik Norby, trompettiste et compositeur, et d'une mère, Solveig Lumholt, chanteuse lyrique. Cet environnement a favorisé des débuts sur scène dès le lycée, une pratique qui s’est rapidement professionnalisée dans des projets éclectiques, dont un groupe de jazz fusion, Frontline. Parallèlement, en 1986, Cæcilie Norby participe, pour le compte du Danemark, à la compétition internationale de jazz du Knokke Festival, en Belgique. Mais c’est seulement à partir de 1994, qu’elle se consacre plus particulièrement au jazz et enregistre un album qui va lui ouvrir les scènes internationales, Cæcilie Norby, publié par le prestigieux label Blue Note. Elle enchaîne ainsi les rencontres artistiques avec Ray Brown, Al Foster, Billy Hart, Randy et Michael Brecker, John Scofield, Kurt Elling, Curtis Stigers, Terri Lyne Carrington, David Kikoski et bien sûr avec les jazzmen scandinaves: Niels Henning Ørsted Pedersen (b), Bobo Stenson (p), Ulf Wakenius (g), Jan Lundgren (p), Marilyn Mazur (dm) ou encore Lars Danielsson (b) avec lequel elle partage sa vie. A la croisée des chemins entre le jazz, la fusion, la musique classique et la pop, Cæcilie Norby sait aussi mettre sa belle voix chaude et claire au service du jazz, comme elle l'avait montré à l'été 2019, au festival d'Ystad, en Suède, avec son projet Sisters in Jazz.

Propos recueillis par Jérôme Partage
Photos Jérôme Partage, ACT/Sinissey by courtesy,
Stephen Freiheit by courtesy of Cæcilie Norby
et Archives Cæcilie Norby by courtesy
Image extraite de YouTube
avec nos remerciements

© Jazz Hot 2022




Cæcilie Norby, au piano, avec son père, Erik Norby, vers 1976 © Archives Cæcilie Norby by courtesy





Cæcilie Norby, au piano, avec son père, Erik Norby, vers 1976

© Archives Cæcilie Norby by courtesy





Jazz Hot: Vous avez été élevée dans une famille de musiciens classiques. Comment avez-vous découvert le jazz?

 

Cæcilie Norby: Mes parents avaient une collection de disques d’opéra, de musique symphonique et un seul disque de jazz: un album de Nancy Wilson; et j’en suis tombée amoureuse. J’avais 4 ans. J’ai appris les chansons par cœur en imitant le phrasé de Nancy Wilson. Je me suis rendu compte que je préférais cette musique-là à l’opéra… Entre 9 et 15 ans, j’ai fréquenté une école avec un enseignement musical renforcé, qui comprenait notamment une chorale. J’ai poursuivi ma scolarité dans un lycée conventionnel. Je me suis mise à écouter de la fusion: Chick Corea, Miles Davis, Herbie Hancock, Weather Report ou encore George Duke. Je ne pensais pas du tout devenir musicienne, mais, vers 16-17, ans j’ai eu envie de chanter dans un groupe et j’ai commencé à donner des concerts.

 

C’est à la sortie du lycée que vous avez vraiment débuté votre carrière au sein de différentes formations: un premier groupe funk-rock, Street Beat (1982-1984), un groupe fusion, Frontline (1983-1987) et un duo pop, One-Two (1985-1993)…

 

En 1981 ou 1982, j’ai fréquenté un cours de jazz où j’ai rencontré les futurs membres de Street Beat qui étaient originaires de Copenhague. Quand on a créé le groupe, j’ai fait appel à mon amie de lycée, Nina Forsberg, pour chanter avec moi. On n’a pas enregistré dans les premiers temps, mais on avait des concerts deux à trois fois par semaine. Nina et moi avons formé ensuite le duo One-Two qui a connu un gros succès au Danemark. Parallèlement je faisais de la fusion avec Frontline qui est mon véritable premier amour musical, parce qu’il connectait la musique rythmique avec le jazz et des cordes un peu étranges qui me rappelaient les harpes que j’avais pu entendre dans la musique classique. Durant mon adolescence, j’écoutais de la fusion instrumentale. Je n’ai découvert les chanteurs et chanteuses comme Aretha Franklin, Stevie Wonder ou George Benson que plus tard, entre 18 et 20 ans environ.

 

Cæcilie Norby et sa mère Solveig Lumholt, vers 1997 © Archives Cæcilie Norby by courtesy




Cæcilie Norby et sa mère Solveig Lumholt, vers 1997

© Archives Cæcilie Norby by courtesy





En 1990, vous avez interprété avec votre mère un Concerto for Two Sopranos, une composition de votre père qui croisait musique classique, éléments rythmiques et improvisation…

 

C’était un sacré challenge car c’était une œuvre très spéciale. Mais c’était une belle opportunité de faire de la musique en famille. J’ai d’ailleurs continué à chanter avec ma mère sur un autre projet, Ballads, Blues and Lieder, en compagnie de Thomas Clausen, un pianiste brillant qui peut jouer tout aussi bien du jazz que de la musique classique.

 

Les rencontres entre jazz et classique sont fréquentes. Comment les réussir?

 

Je suis très intéressée par la musique impressionniste française. Pour mon album Arabesque (2010, ACT), j’avais eu envie de poser des paroles sur quelques-unes des plus belles pièces classiques que je connais en étant accompagnée par des musiciens de jazz. Une fois le disque enregistré, je me suis rendu compte que la plupart des compositeurs que j’avais choisis –Satie, Ravel, Fauré– avaient vécu à Paris à la même époque. Si j’avais pu vivre à Paris autour de 1900, ça aurait été parfait pour moi! (Rires) Ceci étant dit, je ne réfléchis pas en terme de frontières musicales et de ce qui peut se faire ou pas. Je me fie simplement à mes oreilles: il y a beaucoup de musiques que j’aime, d’autres que je n’aime pas, sans pouvoir dire précisément quel genre de musique je n’aime pas. Tous les mélanges sont possibles si c’est bien fait, avec beaucoup de goût. Mais ça doit venir naturellement, ça ne doit pas être l’enjeu du projet.

 

En quelles circonstances avez-vous enregistré votre premier album pour Blue Note (Cæcilie Norby, 1994)?

 

Mon producteur de l’époque, le pianiste Niels Lan Doky, qui a d’ailleurs longtemps vécu à Paris, m’a proposé un jour de faire un album en me demandant avec qui j’aimerais travailler. Je lui ai répondu: «Voyons les possibilités!». Et Niels m’a proposé de demander à Chick Corea s’il n’avait pas des morceaux en réserve, pas encore enregistrés. Et il nous a donné «All You Could Ever Want» qui était simplement posé sur papier, sans indications particulières. On ne savait pas si c’était une ballade ou un morceau rapide… J’ai donc écrit un arrangement. Quelques années plus tard, j’ai rencontré Chick Corea, et il m’a dit que c’était une ballade! Sinon la session, avec des musiciens comme Randy Brecker, que j’écoutais depuis des années, a été extraordinaire. Après cela, Niels a monté un rendez-vous à New York avec Bruce Lundvall, le patron de Blue Note. Et j’ai oublié le rendez-vous car j’étais partie faire du shopping! (Rires) Niels était fou de rage. Il a monté un second rendez-vous. Bruce Lundvall a écouté la maquette, et il nous a dit: «Ok, je vous signe!».

 

Votre deuxième album chez Blue Note, My Corner of the Sky (1996), réunit notamment les Brecker Brothers, David Kikoski, Terri Lyne Carrington, mais aussi votre mari, Lars Danielsson avec lequel vous collaborez très régulièrement. Quelle est la nature de votre relation musicale?

 

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec qui j’ai autant de proximité musicale. Bien qu’il ait grandi en Suède et moi au Danemark, nous avons tous deux eu une enfance très marquée par la musique classique. Il a d’abord joué du violoncelle dans un orchestre puis, comme moi, il a joué adolescent dans un groupe de pop-rock. Ce parcours nous a amenés a privilégier les mélodies fortes et nous a conduits finalement au jazz. Nous sommes très souvent d’accord sur ce qui est bon ou mauvais. Et c’est pour moi la meilleure personne avec qui travailler, en plus d’être mon mari et le père de notre fille. A l’époque de mon troisième album Blue Note (Queen of Bad Excuses, 1998), j’ai eu un différent avec mon producteur danois, et j’ai demandé à Lars s’il voulait le produire. C’était le début de notre relation. Cette collaboration aurait pu y mettre fin! Au contraire, ça a très bien fonctionné. De même, en 2015 nous avons enregistré un album en duo, Just the Two of Us (ACT) qui a été suivi d’une centaine de concerts à travers l’Europe. Ça a été formidable!

 


Cæcilie Norby et Lars Danielsson © ACT/Sinissey by courtesy

Cæcilie Norby et Lars Danielsson © ACT/Sinissey by courtesy



Après cette période Blue Note, vous avez enregistré, avec Lars Danielsson et Ulf Wakenius un live au Pizza Express et au Sunside (London/Paris, Copenhagen Records).

 

J’avais envie de restituer sur disque l’atmosphère des clubs qui sont le meilleur environnement pour exprimer ma musique. J’adore jouer en club, on est vraiment proche du public, comme si on avait une conversation avec lui; et on peut créer toutes sortes de dynamiques, jouer acoustique.

 

En 2007, vous avez enregistré avec un grand orchestre, le Jens Kluver Big Band (I Had a Ball, Copenhagen Records). C’est un exercice difficile pour une chanteuse…

 

J’ai très souvent joué avec des big bands, et mon background rock m’a sans doute aidée à me faire entendre par-dessus l’orchestre. J’adore la musique instrumentale et les arrangements pour big bands. Chanter avec un big band repose sur la connaissance de ces arrangements et de la musique qui est très écrite. Pour autant, mon duo avec Kurt Elling sur ce disque était très spontané; on n’a répété qu’une fois et discuté des parties de chacun en déjeunant, puis on a enregistré devant le public.

 

Vous avez aussi chanté en duo avec Dianne Reeves, bien que vos univers soient assez différents…

 

C’était au festival JazzBaltica, en Allemagne, en 2004. C’est un promoteur du coin qui avait suggéré cette idée. On a joué un titre de Joni Mitchell et une chanson folk suédoise… C’était vraiment sympa’. Le public nous a réclamé un rappel. Alors comme on n’avait pas d’autre répertoire prévu, on a fait un blues, comme une conversation entre nous deux. Deux jours plus tard, Dianne m’a invitée à son concert à Copenhague et nous avons refait ce duo blues. Elle m’avait surnommée «la Dame aux mille voix» parce que je peux chanter de l’opéra, du folk suédois, etc. C’était adorable.

 

Qu’avez-vous retiré de vos expériences avec de grands musiciens comme Ray Brown, Al Foster ou Billy Hart?


Comme tous les humains, ce sont des personnes très différentes. Musicalement aussi. Al Foster est d'une extraordinaire humilité, et quand je lui ai dit que je n'avais jamais entendu de plus beau son de cymbale que le sien, il était vraiment heureux. Billy Hart est un vrai gentleman; plein de douceur et de surprises dans son jeu. Les gens avec qui j'ai le plus aimé jouer, ce sont les musiciens qui écoutent avant de jouer et non l'inverse. En parlant de grands batteurs avec qui j'ai eu l'occasion de jouer, Jon Christensen et Brian Blade écoutent et expérimentent la musique avant ou au moment même où ils jouent: ils peignent de la musique. Je n'étais jamais nerveuse sur scène avec ces héros, car tout était question d'amour de la musique. C'est ce qui rend tout le monde calme et capable de servir la musique de la meilleure façon. Toutes ces rencontres ont été très riches. Bien sûr j’étais impressionnée la première fois où j’ai joué avec Michael Brecker ou John Scofield, mais je suis toujours concentrée sur la musique. Il y a eu une anecdote amusante quand j’ai enregistré My Corner of the Sky (1996): Randy Brecker, qui était déjà sur le précédent disque, devait revenir, et j’ai demandé au manager de Michael Brecker s’il pouvait enregistrer avec nous. Mais l’agent de Michael était très dur en affaires, et il a estimé que le cachet n’était pas assez élevé. Du coup, nous avons pris Scott Robinson qui est un merveilleux saxophoniste. Mais le jour où nous enregistrions les cuivres, à New York, Randy Brecker m’a appelé: «Est-ce que mon frère peut venir? Il a très envie de jouer sur ton disque, mais il ne faut rien dire à son manager!».   

 

Sur scène vous scattez en imitant des instruments selon que vous dialoguez avec tel ou tel musicien. Est-ce parce que les instrumentistes ont eu sur vous plus d’influence que les vocalistes?

 

Je le crois. Je ne sais pas scatter dans la tradition swing ou bebop parce que je n’ai pas appris. Je n’ai d’ailleurs jamais étudié une technique de chant de bout en bout. Alors j’ai inventé une autre façon de chanter, j’ai dû trouver mon chemin en imitant ce que j’entendais.

 

Qu’est-ce que le jazz pour vous?

 

C’est jouer, c’est la jam. Le jazz est un langage. Pour moi, cela consiste à chercher en permanence de nouveaux moyens pour s’exprimer en écoutant les autres et en leur répondant, comme dans une discussion. Dans la musique classique, si vous êtes capable de lire les partitions les plus complexes, vous pouvez tout jouer. C’est ce que faisait parfaitement ma mère. Le jazz fonctionne davantage sur l’échange: quand vous avez une discussion avec quelqu’un, vous ne pensez pas à chacun des mots que vous employez mais à votre ressenti. Quand j’improvise, je ne me dis jamais que je vais chanter telle ou telle note, je pense à des figures que j’ai en tête ou à des sentiments que j’ai envie de provoquer.

 

Quelle est pour vous la place des standards dans ce langage?

 

Elle est très importante. Les standards sont une sorte de cadre qu’il faut connaître, tout comme les accords et les structures rythmiques. C’est ce qui permet à des musiciens qui n’ont pas répété ensemble de participer à une jam-session. Et, s’ils sont très bons, ça peut être du niveau d’un album studio. A l’intérieur de ce cadre, en respectant la musique et les autres, vous devez montrer qui vous êtes, poser quelque chose de personnel sur la table. La communauté de la jam permet aux jeunes musiciens de rencontrer les musiciens plus expérimentés et d’apprendre d’eux. Je me souviens d’une jam au Jazzhus Montmartre de Copenhague avec Jan Lundgren. Il y avait un très jeune saxophoniste qui affichait beaucoup d’assurance et qui avait un très bon son mais aucun sens rythmique. Après la jam, je l’ai pris à part, et je lui ai donné quelques conseils. C’est notre rôle d’aider les plus jeunes et de leur faire comprendre, avec beaucoup de bienveillance, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. L’humilité fait partie des choses à intégrer.

 

Y-a-t-il un jazz spécifique à l’Europe?

 

En Europe, il y a une présence plus forte de la tradition classique. Et davantage de mélange dans les influences.

 

Qu’en est-il du Danemark? Copenhague a accueilli beaucoup de musiciens américains…

 

A la différence de la Suède et de la Norvège, le Danemark ne possède pas vraiment de musique folklorique. Les jazzmen suédois comme Jan Johansson (p) ont été influencés par leur folklore et les jazzmen norvégiens comme Bugge Wesseltoft (p) ont un univers musical à part. Alors que Copenhague a davantage été marqué par la longue présence des musiciens américains.



Sisters in Jazz: Anke Helfrich (ep), Lisa Wulff (b), Dorota Piotrowska (dm), Cæcilie Norby (voc), Hildegunn Øiseth (tp), Nicole Johänntgen (ts), Ystad Sweden Jazz Festival, Suède, 3 août 2019 © Jérôme Partage

Sisters in Jazz: Anke Helfrich (ep), Lisa Wulff (b), Dorota Piotrowska (dm), Cæcilie Norby (voc),
Hildegunn Øiseth (tp), Nicole Johänntgen (ts),
Ystad Sweden Jazz Festival, Suède, 3 août 2019 © Jérôme Partage

 


Comment est venue l'idée du projet Sisters in Jazz?


Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de travailler avec différentes musiciennes. Et je me suis demandée ce que ça donnerait de jouer avec un groupe totalement féminin, alors que plus de 90% des musiciens de jazz sont des hommes. Siggi Loch, le patron du label ACT, avait eu la même idée, et il m’a proposé ce projet Sisters in Jazz que j’ai accepté avec enthousiasme. Nous avons alors commencé à réfléchir ensemble aux musiciennes que nous connaissions. Toutes celles que nous avons contactées ont accepté. Je leur ai envoyé la musique, et nous nous sommes rencontrées au studio. L’atmosphère était très particulière par la façon d’échanger, d’être ouvertes aux autres, de prendre soin les unes des autres. Mais, au bout d’une heure, quand on a commencé les balances, c’était comme une séance habituelle. On ne pouvait pas distinguer si c’étaient des hommes ou des femmes qui jouaient. Nous avons enregistré l’album en trois jours, c’était en juin 2018. En outre, il y avait un panel d’âges assez variés au sein du groupe, entre Lisa Wulff, qui avait 28 ans à l’époque, et Rita Marcotulli qui en avait alors 59. Mais là encore, ces différences ne s’entendaient pas. Ce qui pouvait s’entendre, c’étaient les nationalités: Hildegunn Øiseth a un son nordique, open and straight, Rita est plus imprévisible, Lisa a une capacité à maintenir de la cohérence… 

 

Cette musique est traversée par diverses influences, et vous vous adonnez même au chant lyrique par moments. L’influence de votre mère?

 

Oui, mais c’est juste une imitation de chant lyrique. Je ne l’ai jamais étudié. Je pense simplement à la façon de chanter de ma mère, et j’essaie de l’imiter. Je mélange diverses influences pour créer des atmosphères.


Le dernier disque que vous avez fait paraître, Portraying (ACT), en 2020, compte beaucoup de chansons pop (Bob Dylan, Joni Mitchell, David Bowie, Neil Young…)


C'est un album dont le spectre très large montre l'étendue des genres que j'ai pratiqués au cours de ma carrière. Il est d'une grande diversité musicale et rassemble une palette colorée et internationale de stars du jazz virtuoses. Je suppose que la raison pour laquelle le répertoire de Portraying est principalement composé de chansons pop, c'est parce que j'aime que le cœur de la musique repose sur une mélodie forte avec des paroles fortes et appropriées. Et peut-être que la plupart des chansons, qui ont résisté à l'épreuve du temps à mes oreilles, sont ainsi; qu'il s'agisse d'un standard du jazz ancien –considéré comme une chanson pop il y a quelques décennies à peine ou de chansons que vous entendez normalement jouées à la guitare avec un arrangement simple.


Avez-vous des projets?


Je viens d'enregistrer à Copenhague un tout nouvel album avec un groupe fantastique, l'élite des musiciens cross over. Il est exclusivement constitué de chansons originales de ma main. La musique possède de la beauté, de la sauvagerie, des éléments pop, jazz fusion et des éléments jazz. Outre mon groupe, nous avons des invités comme Randy Brecker, Nils Landgren, Lars Danielsson et Simona Abdallah. Toute la musique de cet album a été écrite pour ce groupe et en ayant à l'esprit ces musiciens-là spécifiquement. Ce processus m'a conduite vers des chemins musicaux où je n'étais pas allée depuis des décennies ou qui sont tout nouveaux pour moi; c'est très excitant. Sinon, je vais jouer en Allemagne en avril prochain, avec deux poids lourds du jazz suédois: Ulf Wakenius et Lars Danielsson. Enfin, à l'horizon 2023, j'ai un projet autour de la musique classique avec le Danish Chamber Orchestra dirigé par Andreas Vetö, dont le père, Tomas Vetö, ancien chef d'orchestre à l'Opéra Royal du Danemark, a joué de nombreux opéras avec ma mère dans le rôle principal: La Bohème, Madame Butterfly, etc. C'est amusant que la génération suivante de ces familles musicales se retrouve sur ce projet! 



SITE INTERNET: caecilienorby.com


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DISCOGRAPHIE
1994. Cæcilie Norby, Blue Note

Leader / Coleader

LP  1985. Frontline, Tuba 310

CD 1986. Frontline, Frontlife, Tuba 313

CD 1994. Cæcilie Norby, Blue Note 832222-2

CD 1996. Cæcilie Norby, My Corner of the Sky, Blue Note 853422-2

1985. Frontline, Tuba1986. Frontline, Frontlife, Tuba1994. Cæcilie Norby, Blue Note1996. Cæcilie Norby, My Corner of the Sky, Blue Note













CD 1998. Cæcilie Norby, Queen of Bad Excuses, Blue Note 522342-2

CD 2001. Cæcilie Norby, First Conversation, Blue Note 540622-2

CD 2003. Cæcilie Norby, London/Paris, Copenhagen Records 0001

CD 2004. Cæcilie Norby, Slow Fruit, Copenhagen Records 0032

1998. Cæcilie Norby, Queen of Bad Excuses, Blue Note2001. Cæcilie Norby, First Conversation, Blue Note2003. Cæcilie Norby, London/Paris, Copenhagen Records2004. Cæcilie Norby, Slow Fruit, Copenhagen Records













CD 2007. Cæcilie Norby, I Had a Ball, Copenhagen Records 0086

CD 2009. CæcilieNorby, Arabesque, ACT 9723-2

CD 2012. Collectif, The ACT Jubilee Concert, ACT 6015-2

CD 2012. Cæcilie Norby, Silent Ways, ACT 9725-2

2007. Cæcilie Norby, I Had a Ball, Copenhagen Records2009. Cæcilie Norby, Arabesque, ACT2012. Collectif, The ACT Jubilee Concert, ACT2012. Cæcilie Norby, Silent Ways, ACT













CD 2014. Cæcilie Norby & Lars Danielsson, Just the Two of Us, ACT 9732-2

CD 2018. Cæcilie Norby, Sisters in Jazz, ACT 9738-2

CD 2018. Cæcilie Norby, Portraying, ACT 9911-2

2014. Cæcilie Norby & Lars Danielsson, Just the Two of Us, ACT2018. Cæcilie Norby, Sisters in Jazz, ACT2018. Cæcilie Norby, Portraying, ACT




 









Sidewoman

CD 1997. Thomas Clausen Brazilian Quartet, Follow the Moon, Stunt 19808

CD 1999. Niels Lan Doky, Asian Sessions, EmArcy 546656-2

CD 2002. Jan Lundgren, Plays the Music of Jule Styne, Sittel 9288

CD 2003-04. Lars Danielsson, Libera Me, ACT 9800-2

1997. Thomas Clausen Brazilian Quartet, Follow the Moon, Stunt 1999. Niels Lan Doky, Asian Sessions, EmArcy2002. Jan Lundgren, Plays the Music of Jule Styne, Sitte2003-04. Lars Danielsson, Libera Me, ACT













CD 2005. Katrine Madsen, Supernatural Love, Stunt 06042

CD 2006. Lars Danielsson, Mélange bleu, ACT 9604-2

CD 2008. DR Big Band, Jazz Divas of Scandinavia, Red Dot Music

CD 2012. Nils Landgren, The Moon, The Stars and You, ACT 6010-2

CD 2021. Line Kruse, Bånd, Continuo Jazz 777.819

2005. Katrine Madsen, Supernatural Love, Stunt2006. Lars Danielsson, Mélange bleu, ACT2008. DR Big Band, Jazz Divas of Scandinavia, Red Dot Music2012. Nils Landgren, The Moon, The Stars and You, ACT













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VIDEOGRAPHIE
par Hélène Sportis

Cæcily Norby (voc) et James Carter (ts), festival JazzBaltica, Salzau, Allemagne, 1997, image extraite de YouTube
Cæcily Norby (voc) et James Carter (ts), festival JazzBaltica, Salzau, Allemagne, 1997, image extraite de YouTube


Chaînes YouTube et site de Cæcilie Norby

https://www.youtube.com/channel/UCapXdM-7N_Pfjad24i81S9A/videos
https://www.youtube.com/channel/UCIK_beyBFWLyXgzyVVaDtQw/playlists
https://www.youtube.com/channel/UC3ZH4_9JfFcGCcDPWX3oa4w/playlists
https://www.youtube.com/channel/UCcXLaXXeFDZZ4KbWShMnnJw
https://www.youtube.com/channel/UCLSUbnHGNBCMZOqSD8znw5w
http://caecilienorby.com/video.php


1997. Cæcilie Norby, James Carter (ts), Lars Jansson (p), Lars Danielsson (b), Jukkis Uotila (dm), JazzBaltica, Salzau, Allemagne, ZDF, 14 juin
https://www.youtube.com/watch?v=ssddNuO8EhY

2004. Cæcilie Norby, Dianne Reeves (voc), Russell Malone (g), Romero Lubambo (g), Lars Danielsson (b), JazzBaltica, Salzau, Allemagne, 3sat

2008. Cæcilie Norby, Jacob Karlzon (p), Morten Ramsbøl (b), Morten Lund (dm), Leverkusener Jazztage, Allemagne, Novembre
https://www.youtube.com/watch?v=BCmBkdI0hvU

2011. Cæcilie Norby, Viktoria Tolstoy (voc), Per Gade (g), Leszek Mozdzer (p), Lars Danielsson (b,cello), Rasmus Kihlberg (dm), Xavier Desandre-Navarre (perc), JazzBaltica, Salzau, Allemagne, 3sat, 3 juillet
https://www.youtube.com/watch?v=eIcwS1SbMa8

2019. Cæcilie Norby (perc,voc), Rita Marcotulli (p), Nicole Johänntgen (s) Hildegunn Øiseth(tp), Lisa Rebecca Wulff (b), Dorota Piotrowska (dm), Marilyn Mazur (perc) album Sisters in Jazz, ACT
https://www.youtube.com/watch?v=7jpsMzW2Ew8

2019. Cæcilie Norby, Søren Bebe (p), Kristor Brødsgaard (b), Jazzklub Divino, Espergærde, Danemark, décembre
https://www.youtube.com/watch?v=AC9-h4k33zQ

2020. Cæcilie Norby, Ulf Wakenius (g), Lars Jansson (p), Lars Danielsson (b,voc), Nils Landgren (voc,tb), JazzBaltica, Salzau, Allemagne, ZDF, 21 juin
https://www.youtube.com/watch?v=vSzhhwDN3U8


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