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Heiri Känzig, Widder Bar, Zurich, Suisse, 2016 © Pablo Faccinetto by courtesy of Heiri Känzig



Heiri Känzig, Widder Bar, Zurich, Suisse, 2016
© Pablo Faccinetto by courtesy of Heiri Känzig




Heiri KÄNZIG

Travelin'


Heiri Känzig est né un 1er avril 1957 à New York, et a grandi dans le Canton de Zurich. Il a étudié la musique à Graz, en Autriche, et a vécu à Vienne, Munich, Zurich, Paris. Il s'est formé au jazz au contact d’Art Farmer, du Vienna Art Orchestra de Mathias Rüegg, de Charlie Mariano, tout en touchant à beaucoup d'autres langages, autant par opportunité (projets subventionnés, propositions variées) que par curiosité…
Le contrebassiste a donc vu des paysages très variés, et sa musique s'en ressent, pas toujours jazz, le jazz étant une adoption stylistique parmi d'autres musiques, une manière parmi d'autres, l'une de ses couleurs.

S’il a travaillé avec  des musiciens européens et américains de jazz de haut niveau, il s’est aussi intéressé à tout, au folklore de son pays, la Suisse, mais aussi à celui de pays plus lointains, d’Asie centrale, à la musique contemporaine, le funk, l'électronique car ce qu’Heiri Känzig aime avant tout, c’est la musique, le son et les projets.
Il est donc un musicien de métier et d'opportunité plus qu'un musicien de culture. Son habileté technique, sa solide formation et sa capacité à s'adapter ont décidé pour lui d'une carrière artistique nomade, originale, éclectique. Sa vision du jazz, une approche intellectuelle parmi d'autres, est donc une partie de sa vie et, pour être de haut niveau, doit être appréciée à cette lumière.

Propos recueillis par Mathieu Perez
Photos Erich Dorfinger, Pablo Faccinetto,
Marcel Meier by courtesy of Heiri Känzig


© Jazz Hot 2020




Jazz Hot: Est-ce vraiment Mathias Rüegg qui vous a initié au jazz?

 

Heiri Känzig: Oui! Mathias m’a même appris mon premier blues! Son père était prof’ au Lycée de Schiers, en Suisse, où j’étudiais. Mathias a six ans de plus que moi. A cette époque, il était déjà parti étudier à Graz, mais il revenait souvent en Suisse. Il m’a entendu jouer de la guitare et m’a conseillé de passer à la contrebasse. Il a dit que ça m’offrirait de plus grandes opportunités de travail. Je me suis alors mis à la basse, et j’ai pris des cours de basse classique. La contrebasse me fascinait.

 

Quel âge aviez-vous?

 

17 ans. Puis, Mathias m’a convaincu d’aller étudier à Graz, c’était une des premières écoles de jazz en Europe.

 

Votre culture jazz s’est-elle faite en écoutant des disques?

 

Oui, j’écoutais des disques, mon frère aussi aimait le jazz.

 

Quel est le premier contrebassiste qui vous a marqué?

 

Niels-Henning Ørsted Pedersen. Puis, j’ai écouté Stanley Clarke, Miroslav Vitous, Paul Chambers, etc.

 

Quel est votre premier grand concert de jazz en spectateur?

 

Dave Holland, John Abercrombie et Jack DeJohnette à la sortie du disque Gateway (ECM, 1975). J’avais vu ce concert à un festival de jazz en Suisse. Puis, je suis parti à Graz. Je vivais en colocation avec Mathias. Dix mois plus tard, on s’est installés à Vienne où j’ai rencontré d’excellents musiciens et où je suis devenu le protégé d’Art Farmer.

 

Comment était la scène jazz viennoise en 1978? Joris Dudli (Jazz Hot n°670) nous disait que c’était une ville très calme.

 

Oui, c’était calme, mais il y avait des jeunes, nous… Joris Dudli, Fritz Pauer et moi, nous jouions avec Art Farmer. J’avais 19 ans, et je me retrouvais à accompagner Johnny Griffin. A l’époque, les musiciens américains tournaient sans section rythmique. C’est ainsi que j’ai joué avec Frank Rosolino, Benny Bailey, etc.

 

Quels étaient les clubs de Vienne?

 

Il y avait le Jazz Freddy où j’ai joué avec Johnny Griffin, le Jazzland et le Jazzspelunke…

 

Combien de temps duraient les engagements?

 

Trois jours.

 

1981. Art Farmer, Foolish Memories



Qu’en retenez-vous?

 

C’était une bonne façon d’apprendre. Mais, après un moment, j’ai eu envie de jouer autre chose que des standards, j’ai eu envie d’autres musiques. Art Farmer m’avait encouragé à enregistrer mon premier disque. Il en avait parlé au label Bellaphon qui était d’accord. On en a enregistré un pour moi (Timeless Dreams, 1980) et un pour lui (Foolish Memories, 1981).

 

La curiosité caractérise votre personnalité musicale.

 

Déjà, pour gagner sa vie, il fallait être capable de jouer toutes sortes de musiques: celle des années 1940, Stevie Wonder, etc., mais, j’avais d’autres musiques dans la tête. Je cherchais ma propre musique, d’autres rythmes, des lignes de basse qui n’étaient pas liées à l’esthétique du swing.

 

Comment avez-vous rencontré Art Farmer?

 

Grâce à Fritz Pauer (p, Vienne, 1943-2012). Il y avait aussi Harry Sokal (ts, 1954, Vienne) dans la formation.

 

Quelle a été votre relation avec Art Farmer?

 

Art était une star, mais il était très simple, il venait chez Joris pour répéter.

 

Qu’avez-vous appris sur le jazz en jouant avec tous les musiciens historiques que vous avez accompagnés?

 

C’est difficile à dire avec des mots: jouer avec eux, c’était être en prise directe avec l’histoire du jazz, ça m’a formé de façon extraordinaire, même si, à chaque fois, ces rencontres étaient brèves. On jouait trois jours, peut-être quatre. J’ai appris le swing avec ces musiciens et avec les batteurs américains, comme Billy Brooks. Il n’y a qu’avec Art Farmer que j’ai eu un lien fort. Il est ma fondation musicale la plus profonde. 


 

Heiri Känzig (eb) avec Mathias Rüegg (dir), 1997 © Photo X by courtesy of Heiri Känzig




Heiri Känzig (eb) avec Mathias Rüegg (dir), 1997
© Photo X
by courtesy of Heiri Känzig



A cette époque, vous participez à l’aventure du Vienna Art Orchestra (VAO) de Mathias Rüegg (Jazz Hot n°426, n°592, n°639, n°654). Quels ont été les débuts de cet orchestre?

 

Au début, nous étions six musiciens, puis, ça a grandi. Il n’y avait que des jeunes. Mathias faisait des projets avec des poètes, des danseurs, etc. Il a appris à écrire de la musique avec nous, il a toujours eu l’envie d’écrire de grands spectacles. J’ai quitté l’orchestre quand je suis parti à Munich. J’ai enregistré à nouveau avec le VAO en 1986; après, je jouais en invité.

 

Comment a évolué le style de Mathias Rüegg?

 

C’est devenu plus strict. Au début, c’était plus free. (Rires) Il y avait plus de libertés. (Rires)

 

Quel leader était-il?

 

Il a un vrai talent d’organisation: il faisait tout, et a tout écrit. C’est un excellent arrangeur. J’avais une relation spéciale avec lui, on se connait depuis longtemps.

 

Quand êtes-vous parti pour Munich?

 

Je suis resté à Vienne de 1978 à 1980, puis je suis me suis installé à Munich.

 

Pourquoi Munich?

 

J’étais en tournée en Allemagne avec Fritz Pauer qui m’a conseillé d’aller à Munich où j’aurais plus d’opportunités de travail.

 

En avez-vous eu?

 

J’ai joué avec beaucoup de très bons musiciens. Des Allemands, comme Heinz Sauer (ts), Wolfgang Dauner (p), Joe Haider (p), Klaus Weiss (dm), Leszek Zadlo (ts), Christof Lauer (ts). Et aussi des Américains qui vivaient là-bas, comme Joe Gallardo (tb), Bob Degen (p), etc.

 

Vous jouiez du jazz?

 

Oui, avec Stefan Diez (g, Berlin, 1954-2017) qui ensuite est devenu le guitariste de l’orchestre de la NDR de Hambourg. Et avec Ack van Rooyen (tp, flh, La Hague, 1930) et Todd Canedy (dm, Flora, ILL,1952-2015).

 

Quand avez-vous commencé à tourner en Europe?

 

A partir du moment où je vivais à Munich.

 

Pourriez-vous comparer les scènes viennoise et munichoise?

 

La scène était plus grande à Munich, mais je me sentais seul, et j’étais trop jeune, je pense. Au bout d’un an, je me suis dit que j’allais retourner en Suisse pour obtenir un diplôme, la maturité (l'équivalent suisse du bac) et avoir la possibilité d’aller à l’université. Donc, pendant trois ans, de 1982 à 1984, j’ai étudié à Zurich, je songeais même à arrêter la musique. Puis, Mathias m’a appelé pour faire une tournée aux Etats-Unis en 1984. C’était une tournée d’un mois.



Joris Dudli (à gauche) et Heiri Känzig à droite), en tournée avec le VAO, 1984 © Erich Dorfinger by courtesy of Heiri Känzig
Joris Dudli (à gauche) et Heiri Känzig à droite), en tournée avec le VAO, 1984 © Erich Dorfinger by courtesy of Heiri Känzig

 

 

C’était la première fois que vous retourniez aux Etats-Unis? Vous êtes né à New York…

 

Oui.

 

Vous n’avez jamais été tenté de vous installer à New York?

 

Non, pas vraiment, c’est une ville trop grande pour moi. (Rires)

 

A votre retour, vous êtes allé Vienne. Vous êtes souvent venu à Paris dans cette période.

 

Ma femme étudiait à Paris. Donc, je faisais le trajet Vienne-Paris tout le temps. Daniel Humair m’a aidé à cette époque. Grâce à lui, j’ai joué avec François Jeanneau, Aaron Scott (b), Dominique Pifarély. Comparée à Vienne et Munich, Paris était une cité mondiale du jazz. Il se passait beaucoup plus de choses, mais il était difficile de trouver du travail pour un musicien étranger…

 

Vous travailliez essentiellement avec Daniel Humair?

 

Il m’a appelé pour des concerts avec Jeanneau et Franco Ambrosetti (tp). On a joué à un festival à Bordeaux. Après, j’ai joué avec les Swiss Leaders, une formation avec Humair, George Gruntz et Ambrosetti. On a beaucoup joué en Suisse et en Allemagne. On a invité plein de musiciens, comme John Scofield. Depuis quelques années, je joue à nouveau avec Humair. Il y a aussi Antonio Faraò dans ce groupe. J’adore les pianistes. Jean-Christophe Cholet, Antonio, je les connais depuis longtemps…

 

Vous vous êtes établi à Paris en 1986-1987 pour travailler dans l’Orchestre National de Jazz, dirigé par Denis Badault.

 

C’était bien. J’ai pu m’installer à Paris, avoir un salaire. Mais, après un an, j’ai préféré quitter l’ONJ pour retourner au VAO.

 

Pourquoi?

 

Pour des raisons esthétiques. On ne se rend pas compte de l’immense influence du VAO. Je la retrouvais partout, je préférais retourner à l’original. Et puis, avec Mathias, on faisait des tournées mondiales.

 

Avant cela, vous ne vous étiez pas rendu compte de l’impact du VAO?

 

Pas en étant dedans. Avec le recul, je peux dire que c’était innovant. Mathias a créé un son, un système d’écriture que tout le monde a copié. Ce n’était pas qu’une expérience musicale, c’était une famille. On voyageait beaucoup. A quelques exceptions près, les musiciens de l’orchestre sont restés les mêmes au fil des années.

 

Au début des années 1990, vous poursuivez votre discographie en leader. Comment s’est fait votre album Awakening (L+R Records, 1992) avec Art Lande et Kenny Wheeler?

 

Kenny enseignait en Suisse. Il m’avait engagé pour des concerts. J’ai toujours eu envie de faire un disque avec lui! J’étais encore à l’ONJ quand j’ai enregistré ce disque. J’étais nerveux parce que je ne pouvais rater aucun concert de l’ONJ, mais Denis m’avait donné son accord... J’ai appelé Kenny, et je lui ai envoyé la musique que je voulais faire. Il avait trouvé ça très romantique. (Rires) Mais Kenny aime la musique romantique et le lyrisme. On a répété puis enregistré, c’était très simple, très normal. Un an plus tard, nous avons fait une tournée avec Kenny et Joris Dudli. C’était un rêve pour moi.

 

Charlie Mariano a été une rencontre décisive pour vous.

 

J’ai joué longtemps avec lui, jusqu’à son dernier disque, La Rose du sable, avec Chaouki Smahi, un joueur d’oud algérien, Billy Cobham, etc. Il a exercé sur moi une grande influence. C’est peut-être le musicien qui m’a le plus formé. On a eu un rapport très fort. On s’aimait vraiment.


Heiri Känzig avec Charlie Mariano et son épouse Dorothée, 2009 © Photo X by courtesy of Heiri Känzig
Heiri Känzig avec Charlie Mariano et son épouse Dorothée, 2009 © Photo X by courtesy of Heiri Känzig

 

Quand l’aviez-vous rencontré?

 

En Italie, avec Claudio Angeleri (p) à un festival. Nous avons fait une répétition, mais, avec lui, on joue ou on ne joue pas. Donc, il jouait à fond! C’était la meilleure des leçons.

 

Lui aussi était curieux de tout musicalement.

 

Oui! Il s’intéressait à tout, il avait étudié notamment la musique indienne.

 

Que retenez-vous de votre collaboration avec Gunther Schuller (Jazz Hot n°672)?

 

C’était juste pour un festival. C’était fantastique! A cette époque, je m’intéressais à la musique contemporaine. Puis, j’ai arrêté, la musique contemporaine, c’est trop compliqué pour moi. (Rires)

 

En 1999, vous revisitez la musique folklorique suisse dans l’album Ethno-Netto. Comment avez-vous abordé ce projet?

 

J’avais étudié la musique suisse et le folklore. Mais, quand on mélange les musiques, on obtient quelque chose de nouveau. J’adore faire ça. Je jouais alors avec Hans Kennel (tp). Il connaît bien la musique traditionnelle et populaire de Suisse. On a décidé d’injecter de l’improvisation dedans. Le plus difficile a été de garder la mélodie joyeuse et faire du nouveau. Pour «Chara lingua della Mama», par exemple, j’ai essayé de trouver des harmonies plus jazz sans abandonner la mélodie.

 

Comment avez-vous choisi les musiciens?

 

Patricia Draeger (acc) jouait avec Kennel. Je connaissais bien Matthieu Michel (tp). Je voulais Theo Kapilidis (g) et Kaspar Rast (dm).

 

Que retenez-vous de votre quartet avec Paul McCandless, Marcel Papaux, et Art Lande?

 

Paul est ouvert. Il jouait du hautbois et du soprano. Art et moi écrivions. On a fait de la belle musique ensemble. C’est dommage qu’on n’ait pas enregistré. Il doit y avoir des archives quelque part.

 

Combien de temps a duré cette formation?

 

Environ quatre ans.

 

CD 2002. Tien-Shan Suisse Express, Paléo Festival Nyon 2002





En 2002, vous vous êtes beaucoup investi dans un projet autour des musiques d’Asie. Comment le
Tien-Shan Suisse Express est-il né?

 

L’année 2002 était l’année internationale de la montagne pour l’ONU. Pour célébrer cet événement, le Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse m’a demandé de monter un groupe avec des musiciens du Kirghizstan, de Mongolie, de Khakassie, de Suisse et d’Autriche. C’était un gros truc! Mais très bien organisé. Un road-manager est venu un an à l’avance pour tout préparer. J’ai travaillé avec un ethnologue, qui m’a envoyé des disques de différents groupes. J’ai constitué l’orchestre comme ça. Puis, j’ai commencé à écrire pour eux. C’était fantastique. Ça a duré trois ans. On est partis en tournée pendant un mois.

 

Combien étiez-vous?

 

Une vingtaine.

 

Comment cela se passait musicalement entre ces musiciens?

 

Quand on a de bons musiciens, ça marche tout de suite.

 

Pourquoi n’avoir pas continué?

 

Je voulais continuer... Mais des questions d’argent se sont posées. Le budget a été coupé...

 

En 2014, vous avez participé à un autre projet. Cette fois, entre la Suisse et la Mongolie, pour le Swiss-Mongolian Music Exchange Project.

 

On s’est souvenu de moi! Là aussi, c’était une belle expérience. On était une petite dizaine. J’ai eu des musiciens exceptionnels. Mais là, j’ai demandé des musiciens qui sachent lire des partitions pour que la musique prenne différentes directions. Tous ces projets me passionnent. Je suis fasciné par les sons.

 

Et pas de projet autour de l’Afrique?

 

Oui, pourquoi pas. (Rires) A chaque fois, on est venu me chercher. Je n’ai pas initié ces projets.

 

Depuis quand composez-vous?

 

Depuis toujours.

 

Qui a joué votre musique en premier?

 

Les musiciens présents sur le disque Timeless Dreams. Joris Dudli, Harry Sokal et Uli Scherer.

 

Vous composez pour des albums? pour des projets?

 

Oui, ça prend du temps.

 

Mathias Rüegg a-t-il eu un impact sur votre approche de la composition?

 

Non, je ne pense pas. Mais Kenny Wheeler, certainement.

 

Vous êtes le coleader du trio Depart, avec Harry Sokal et Jojo Mayer. Lequel a été remplacé par Martin Valihora.

 

Tout a démarré à Vienne. Au début, on était dans l’électronique, l’avant-garde, le funk. On a fait des disques, etc. Puis, Jojo s’est installé à New York et est tellement occupé qu’on a dû chercher un autre batteur. Martin donne un nouveau souffle au trio.

 

Quelle est votre approche de la contrebasse dans ce trio?

 

Je cherche des lignes de basse qu’on n’entend pas habituellement. J’ai beaucoup composé à la basse avec ce groupe, c’est une autre façon d’écrire de la musique. Récemment, avec Chico Freeman, on a fait un disque avec trois contrebassistes: Bänz Oester, Christian Weber et moi. Il n’est pas encore sorti, c’est un très beau projet.


Chico Freeman et Heiri Känzig, Jazzfestival Willisau, Suisse, 2015 © Marcel Meier by courtesy of Heiri Känzig
Chico Freeman et Heiri Känzig, Jazzfestival Willisau, Suisse, 2015 © Marcel Meier by courtesy of Heiri Känzig

 

Avec Chico Freeman, vous avez aussi enregistré un magnifique album en duo, The Arrival (Intakt Records, 2014).

 

Jouer en duo, c’est super! Je ne joue pas souvent avec Chico, on n’a fait que des festivals ensemble. J’ai aussi fait des duos avec Matthieu Michel (tp). Et avec la chanteuse Lauren Newton. Avec elle, on repousse les frontières!

*


DISCOGRAPHIE

Leader/coleader
LP 1980. Harry Sokal/Heiri Känzig/Joris Dudli/Uli Scherer, Timeless Dreams, Bellaphon 270 31 001

LP 1983. Harry Sokal/Uli Scherer/Heiri Känzig/Joris Dudli, Hit Hat Jazz, Extraplatte 316137

CD 1992. Heiri Känzig Awakening, L+R Records 45067 (avec Kenny Wheeler)

CD 1994. Heiri Känzig, Five Stories, MGB 9402

CD 1994. Heiri Känzig, Grace of Gravity, Planisphare 1267-102 (avec Charlie Mariano)

CD 1998. Heiri Känzig, Ethno-Netto, Planisphare 1267-112

CD 2000. The Winners (Franco Ambrosetti/Thierry Lang/Heiri Känzig/Peter Schmidlin). Live at the Dolder Grand Hotel Zurich, TCB Records 20992

CD 2002. Christy Doran/ Heiri Känzig/Fabian Kuratli, A Tribute to FAB, Unit Records 4349

CD 2002. Tien-Shan Suisse Express, Paléo Festival Nyon 2002, Lawine Virgin 10245

CD 2006. Heiri Känzig/Christy Doran/Dominique Pifarély/Fabian Kuratli, Acoustic Strings, Altri Suoni 220

CD 2008. Heiri Känzig Quintet, Buenos Aires, Neuklang 4039

CD 2010. Karlheinz Miklin/Heiri Känzig/Billy Hart, Symbol Cymbals. Live at Porgy & Bess, TCB Records 30902

CD 2011. Heiri Känzig Quintet, Paris-Buenos Aires, DRS2 MGB Jazz 06

CD 2012. Karlheinz Miklin/Heiri Känzig/Billy Hart, Encore, TCB Records 33902

CD 2014. Chico Freeman/Heiri Känzig, The Arrival, Intakt Records 251

CD 2014. Arga Bileg Ethno Jazz Band/Heiri Känzig Quintet, Agula. Swiss-Mongolian Music Exchange Project, DRS2 ‎MGB Jazz 13

CD 2015. Thierry Lang/Heiri Känzig/Andi Pupato, Moments in Time, Universal Music Switzerland GmbH (pas de numéro de matrice)


1980. Harry Sokal/Heiri Känzig/Joris Dudli/Uli Scherer, Timeless Dreams1983. Harry Sokal/Uli Scherer/Heiri Känzig/Joris Dudli, Hit Hat Jazz1992. Heiri Känzig Awakening1994. Heiri Känzig, Grace of Gravity
2000. The Winners, Live at the Dolder Grand Hotel Zurich2006. Heiri Känzig/Christy Doran/Dominique Pifarély/Fabian Kuratli, Acoustic Strings2011. Heiri Känzig Quintet, Paris-Buenos Aires2014. Chico Freeman/Heiri Känzig, The Arrival


avec le Vienna Art Orchestra et Vienna Art Choir (dir. Mathias Rüegg)

CD 1983. From No Art to Mo(z)Art, Moers Music 02002

CD 1984. Five Old Songs, Amadeo 02036

CD 1985. Perpetuum Mobile, Hat Art 2024

CD 1985. A Notion in Perpetual Motion, Hat Art 6096

CD 1985. Jazzbühne Berlin '85, Amiga 856168

CD 1986. Nightride of a Lonely Saxophoneplayer Vol. 1, Moers Music 02054

CD 1986. Nightride of a Lonely Saxophoneplayer Vol. 2, Moers Music 02055

CD 1986-1987. Swiss Swing, Moers Music 02060

CD 1987. Two Little Animals, Moers Music 02066

CD 1987. Inside Out, Moers Music 02062/3

CD 1988. Blues for Brahms, Amadeo 839 105-2

CD 1989. Highlights 1977/90. Live in Vienna, Amadeo 513 325-2

CD 1989. Innocence of Cliches, Amadeo 841 646-2

CD 1990. Chapter II, Amadeo 849 066-2

CD 1992. Fe & Males, Amadeo 513 328-2

CD 1992-1993. European Songbook, Amadeo 527 672-2

CD 1993. The Original Charts of Duke Ellington & Charles Mingus, Amadeo 581 998-2

CD 1994. Plays for Jean Cocteau, Amadeo 521 998-2

CD 1995. Powerful Ways. Nine Immortal Nonevergreens for Eric Dolphy, Amadeo 537096

CD 1997. Unexpected Ways, Amadeo 537 098-2

CD 1997. Quiet Ways, Amadeo 537 097-2

CD 1998. American Rhapsody. A Tribute to George Gershwin, RCA Victor 0902663227 2


1983. Vienna Art Choir, From No Art To Mo(z)Art1985. Vienna Art Orchestra, Perpetuum Mobile1986-1987. Vienna Art Orchestra, Swiss Swing1988. Vienna Art Orchestra, Blues for Brahms
1990. Vienna Art Orchestra, Chapter II1993. Vienna Art Orchestra, The Original Charts of Duke Ellington & Charles Mingus1995. Vienna Art Orchestra, Powerful Ways. Nine Immortal Nonevergreens for Eric Dolphy1998. Vienna Art Orchestra, American Rhapsody. A Tribute to George Gershwin

 

avec Depart (Harry Sokal, ts, ss, Heiri Känzig, b, Jojo Mayer, dm, puis Martin Valihora, dm)

CD 1987. Depart, Moers Music 2058

CD 1992. Letters From Nowhere, Planishpare 267-69

CD 2005. Reloaded, ACT 9453-2

CD 2007. Mountain Messenger, ACT 9471-2

CD 2013. Refire, Intakt Records ‎Intakt 241

 

avec Cholet-Känzig-Papaux Trio (Jean-Christophe Cholet, p, Heiri Känzig, b, Marcel Papaux, dm)

CD 2002. Autumn Circle, Altri Suoni 141

CD 2005. Under The Whale, Altri Suoni 189

CD 2008. Beyond The Circle, Cristal Records ‎135

CD 2010. Connex, Cristal Records 190

CD 2014. Exchange, Neuklang 4105P

 

1987. Harry Sokal/Heiri Känzig/Jojo Mayer, Depart2002. Cholet-Känzig-Papaux Trio, Autumn Circle2005. Depart, Reloaded2014. Cholet-Känzig-Papaux Trio, Exchange

 

Sideman

LP 1981. Art Farmer, Foolish Memories, Bellaphon 270 31 002

LP 1983. Alpine Jazz Herd, Swiss Favor, Unit Records 4003

LP/CD 1986. Woody Schabata, May-Rimba, Universal 829 324-2

CD 1986. Ludwig Hirsch, Landluft, Polydor 829 089-2

CD 1988. Dominique Pifarély, Insula Dulcamara, Nocturne 104  

CD 1988. Wolfgang Puschnig, Pieces of the Dream, EmArcy 837 322-2

CD 1991. Alpine Jazz Herd, Alpine Two, Unit Records 5002

CD 1991. Swiss Art Orchestra 91, MGB 9201

CD 1991. Andreas Vollenweider, Book of Roses, Columbia 468827 1

CD 1992. Orchestre National de Jazz, A plus tard, Label Bleu 6554

CD 1993. Teddy Bärlocher, Open Doors, Fon-Ton 39804

CD 1995. Matthieu Michel-Richard Galliano, Estate, TCB Records 95802

CD 1996. Thierry Lang Trio, Blue Note 7243 8562 5428

CD 1997. Hans Kennel & The Alpine Experience, Rosa Loui, TCB Records 03042

CD 1997. Claudio Angeleri, Beatniks, CDpM Lion 112-2

CD 1998. Roland Schiltknecht-Alan Kushan, Tunsch, Mensch Records 011

CD 1998. Thierry Lang, Nan, Blue Note 07243 4984922 8

CD 1998. Claudio Angeleri feat. Charlie Mariano, Tourist Point of View, CDpM LION ‎119-2

CD 1998. Max Lässer, Madamax, Impact 896-51

CD 2000. Claudio Pontiggia, Il Trio, Altri Suoni 036

CD 2000. Claudio Pontiggia, Immagini e Percorsi, Altri Suoni 080

CD 2001. Max Lässer, Überland, Phonag 81203

CD 2003. Thierry Lang, Reflections, Blue Note 7243 5949 012, 7243 5986 9322

CD 2005. George Robert, Wingspan, Blue Note 0946 3668 9326

CD 2005. Olivier Ker Ourio, Siroko, Nocturne 095

CD 2006. Charlie Mariano with Cholet-Känzig-Papaux Trio, Silver Blue, Enja Records 9507 2

CD 2006. Thierry Lang, Dedicated to You, Blue Note 00946 3828772 8

CD 2007. Thierry Lang, Lyoba, Musiques Suisses MGB-NV 3

CD 2008. Thierry Lang, Winds and Tides, En Face

CD 2009. Chaouki Smahi, La Rose du sable. Tribute to Charlie Mariano, autoproduit

CD 2010. Thierry Lang, Lyoba Revisited, ACT 9486-2

CD 2011. Franco Ambrosetti-Sandro Schneebeli, Lugano Concert, Live a Estival, RSI Radiotelevisione Svizzera 00

CD 2012. Gábor Bolla, Find Your Way, Act 9529-2

CD 2013. Marc Halbheer's 5th Edition, Confidence In Symmetry, Texit Music, 003

CD 2014. Urs Bollhalder, Eventide, DRS2 MGB Jazz 15

1983. Alpine Jazz Herd, Swiss Favor1988. Wolfgang Puschnig, Pieces of the Dream1991. Swiss Art Orchestra 911992. Orchestre national de Jazz, A plus tard
1998. Thierry Lang, Nan2005. George Robert, Wingspan2006. Charlie Mariano with Cholet-Känzig-Papaux Trio, Silver Blue2014. Urs Bollhalder, Eventide


VIDEOS


www.heirikaenzig.com/en/videos

Chaîne YouTube d'Heiri Känzig

https://www.youtube.com/playlist?list=PLonf0Y9jan5Qosz6rmHQl1LwG5ayszVIz

1981. Art Farmer (flh,tp), Harry Sokal (ts), Fritz Pauer (p), Heiri Känzig (b), Joris Dudli (dm), disque Art Farmer Foolish Memories, «Larry's Delight», «D's Dilemma» , «Al-Leu-Cha»,  Vienne, Autriche, 6-7 août, 
https://www.youtube.com/watch?v=yyBfO9Yww0U

https://www.youtube.com/watch?v=49MVdoRHQyo

1986. Vienna Art Orchestra, dir. Mathias Rüegg, Swiss Swing, «Zoge am Boge III» 

1993. Vienna Art Orchestra, dir. Mathias Rüegg, Jazz Festival de Hambourg

1998. Vienna Art Orchestra, dir. Mathias Rüegg, American Rhapsody. A Tribute to George Gershwin, «Soon»

2014. Chico Freeman & Heiri Känzig, disque The Arrival, Hardstudios, Winterthur, Suisse, 13-14 décembre
https://www.youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_nQEZNW40d1hVH76NGEvUsdisOvWXRwCv8


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