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Yoann Loustalot et Frédéric Chiffoleau

15 sep. 2018
Old and New Songs

Old and New Songs: Christophe Marguet (dm), Yoann Loustalot (tp, flh), François Chensel (p), Frédéric Chiffoleau (b) © Baptiste Millot by courtesy of Yoann Loustalot
Old and New Songs: Christophe Marguet (dm), Yoann Loustalot (tp, flh), François Chensel (p), Frédéric Chiffoleau (b)
© Baptiste Millot by courtesy of Yoann Loustalot


Le trompettiste et bugliste Yoann Loustalot est né le 26 mai 1974 à Guérande (44). Après des études de trompette classique, il décide de se consacrer au jazz. A Bordeaux, il monte une première formation, en 1998, le sextet Grand Six. C’est à cette époque qu’il rencontre le bluesman britannique Victor Brox, qu’il accompagne régulièrement pendant plusieurs années. Installé à Paris en 2001, il rejoint le Vintage Orchestra (2001-10 puis 2015-16) et le groupe de Brisa Roché (voc), de 2002 à 2004. Sa réputation grandissante lui vaut de rejoindre de nombreux projets, aux côtés d’Olivier Ker Ourio (hca), Dave Liebman (as), Lee Konitz (s) ou Steve Williams (dm). Parallèlement, il développe ses propres formations en leader (son trio avec François Chesnel, p, et Antoine Paganotti, dm) ou de façon collégiale (Aérophone, en 2007, –avec Fred Pasqua, également interviewé dans ce numéro–, Lucky Dog, en 2012, codirigé avec Frédéric Borey). En outre, il fonde son propre label, «Bruit Chic». En 2016, il met en route le quartet Old and New Songs –avec François Chensel (p), Christophe Marguet (dm) et
Frédéric Chiffoleau–, dans lequel son sens du timbre et de l’harmonie tonale franchit un nouveau cap, servant l’art de la mélodie avec modestie et savoir-faire. Il prépare, pour 2019, un nouveau projet avec Julien Touery (p), qui sortira sur disque en mai, toujours via son label Bruit Chic.

Le contrebassiste Frédéric Chiffoleau est né le 20 octobre 1975 à Saint-Nazaire (44). Il a fait partie du groupe Jus de Bocse de Médéric Collignon, entre 2002 et 2013. Ses collaborations relèvent tant du domaine des musiques improvisées que du jazz (Michel Portal, Louis Sclavis, Alain Jean-Marie, Claude Barthélemy, Julien Lourau, Pierre de Bethmann, Marc Ducret, Bojan Z, Emile Parisien; ainsi qu’un certain nombre de chanteurs et de chanteuses).

Nous les avons rencontrés au moment où une tournée en Russie s’annonçait, du 28 mai au 13 juin, pour leur quartet «Old and New Songs»
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Propos recueillis par Jean-Pierre Alenda
Photos Baptiste Millot et Rémi Angéli by courtesy of Yoann Loustalot


Jazz Hot: Vous allez faire une tournée en Russie pour promouvoir Old and New Songs?

Yoann Loustalot: Oui, deux morceaux russes sur notre disque ont sans doute compté dans la matérialisation de cette opportunité. Chacun d’entre nous a apporté sa pierre à l’édifice en ce qui concerne la constitution du répertoire, et chaque membre du groupe a ainsi pu faire ses propres suggestions. Nous avons pioché dans l’histoire personnelle de chacun, des chansons populaires, ou traditionnelles ayant une relation intime avec nous mêmes. Nous sommes aussi partis parfois de relectures déjà réalisées par d’autres artistes et pas forcément du traditionnel lui-même, comme par exemple le traditionnel suédois «Kristallen den fina» dont j'admire la version d'Art Farmer et Jim Hall ou «Mellan Branta Strander» traditionnel russe que nous avons découvert par Jan Johansson, un pianiste qu’on adore et qui est mort précocement dans les années 19601. Notre répertoire a une relation intime avec chacun des protagonistes: par exemple, nous faisions partie de la même chorale au lycée avec Fred Chiffoleau; nous y chantions le tube de Robert Marcy «File la laine»; la démarche de jouer cette chanson et ce retour aux sources et à notre histoire nous ont semblé très naturels. Très peu d’accords, des mélodies simples, sans arrangement ou presque, un peu brutes de décoffrage, Heitor Villa-Lobos excepté, bien sûr, car ici l’arrangement est plus complexe.

Quels sont les liens entre votre pratique instrumentale et la musique développée pour Old and New Songs?

Frédéric Chiffoleau: Pour moi, ce fut une fascination pour l’art de la mélodie. Sur ce projet l’harmonie originelle des morceaux, le choix des accords sont prépondérants, et il ne s’agit en aucun cas d’un hommage traditionnel auquel nous ajouterions des couleurs ou des caractères jazz. D’ailleurs, nous avons mis de côté certains titres, car nous avions échoué à leur donner une tournure intéressante, ce qui fait qu’ils ont été finalement écartés du disque, en dépit de notre intérêt pour eux. Nous n’oublions jamais la scène, dans ces cas-là, et nous ne voulons pas nous trouver en difficulté dans ce contexte essentiel pour nous. Les voyages, la chorale du lycée, notre parcours personnel nous font placer ce disque sous le sceau de l’amitié qui fonde le groupe, car ces expériences liminaires furent aussi musicales. «File La Laine» est entre autres un excellent souvenir de voyage avec cette chorale, alors que nous étions encore adolescents.

L’amitié vous semble-t-elle importante, sur le plan artistique et dans les grandes formations de jazz?

YL: L’amitié permet de jouer davantage ensemble. Par exemple, Fred et moi nous sommes retrouvés avec le plus grand naturel alors que nos carrières respectives nous avaient fait prendre des chemins séparés. Sur le plan artistique, elle me semble être une valeur importante, car elle débouche sur une entente qui dépasse le simple arrangement contractuel entre musiciens. Les grandes formations deviennent capables de trouver des choses qui touchent à l’affect en multipliant les scènes. C’est pourquoi, sans du tout nous comparer à elles, nous avons fait de ces rencontres le concept central de notre disque. Moi, je travaillais déjà avec François Chesnel, par exemple. Le bénéfice de cohésion, de complicité qui en résulte permet de mettre les talents individuels au service du collectif. Christophe Marguet habite Asnières, et il se trouve qu’il est voisin d’un ami de François Chesnel, et cela a provoqué leur rencontre. Autour de standards que nous adorons, de compositions aussi, nous nous sommes d'abord réunis simplement pour jammer... Je suis fan du Art Farmer de To Sweden With Love; cela m’a donné le goût d’un certain dépouillement, le sens d’une nudité musicale propice à un retour aux sources, une sorte d’épure. Nous n’avions pas d’instrument harmonique dans Aérophone, ce qui nous a donné une idée très précise du piège consistant à surjouer pour compenser. Pour s’en sortir, il faut intégrer des silences à la trame musicale, travailler son timbre en évitant les trucs trop chargés. La trompette est un instrument très physique, au risque de ne plus pouvoir jouer si on s’y adonne de manière excessive, ainsi qu'ont pu l'éprouver des musiciens comme Freddie Hubbard. Il y a des données physiologiques, aussi. Il faut bien connaître son corps, ne pas renier l’héritage européen, savoir qui on est, ce qu’on aime, et tout ceci permet de jouer de la bonne musique. Ne nous méprenons pas, Freddie Hubbard était un grand musicien, et j’ai aussi travaillé certains de ses solos. Même dans un style éloigné du mien, cela m’a apporté énormément de choses. Mais je ne serai jamais comme lui, et il y a bien trop de clones et de mauvaises copies de la part de musiciens qui n’ont pas suffisamment cherché leur propre voix. Moi, je suis toujours dubitatif quand il y a trop d’ornementation. Je ne cherche pas à être un «trompette héros». Les dispositions physiologiques, la technique et la virtuosité ne font qu’un, selon moi. Être en accord avec soi-même, en termes de créativité, voilà ce qui assure le rayonnement de la musique interprétée. Si l’on finit régulièrement rincé, épuisé, vidé, il y a une dimension sportive qui n’a plus rien à voir avec la musique.

FC: Le sens de la note juste, une certaine économie, débouche peut-être sur quelque chose de plus aride, de moins séducteur, mais aussi de plus sincère. Il doit nous animer comme un idéal d’authenticité. Si l’on force le trait, si l’on s’efforce d’épater, de se conformer à ce que les autres attendent de nous, alors on cherche à voler la vedette aux autres, à briller soi-même au détriment du collectif sur scène.


Yoann Loustalot © Rémi Angeli, by courtesy of Yoann Loustalot
Yoann Loustalot © Rémi Angéli by courtesy of Yoann Loustalot


Vous pensez à des formations vedettes en disant cela?

FC: Surtout aux musiciens dont la puissance musicale a un impact physique.

YL: Miles Davis n’était pas un trompettiste limité. L’album Porgy and Bess, par exemple, est extraordinaire, comme beaucoup dans sa discographie. Dans le live à La Villette, peu avant sa mort, il arpente la scène, malgré la maladie et sa faiblesse, quoi qu’en disent les critiques, c’est extraordinaire aussi, musicalement et techniquement.

FC: Sur la version de «Human Nature», il est bien sûr moins en forme qu’auparavant, mais l’énergie qu’il génère est incroyable. Et Kenny Garrett prend le relais régulièrement et transporte la musique dans une autre dimension.

YL: Bill Evans et Don Cherry, pour ne citer qu’eux, sont des musiciens qui ne font pas l’unanimité, et pourtant ils jouent le bop comme personne, ainsi que Sonny Rollins sait le faire lui aussi. Ils touchent le cœur des gens comme les grands musiciens qu’ils sont. Il est de notoriété publique que Don Cherry ne travaillait pas ses gammes, ce qui ne l’empêchait pas de jouer très bien de la trompette en étant tout le temps sur la brèche, en touchant à tous les instruments, et en jouant inlassablement. Chez ces artistes, il y a différentes périodes, de plus ou moins grande facture, mais avec le recul, l’excellence prédomine toujours. Leur enseignement, on peut par exemple le sentir lorsque nous jouons «Une jeune fillette », avec le sentiment qu’il ne se passe tout d’abord pas grand-chose, mais aussi un contenu qui ne se révélera finalement qu’après une certaine résolution d’accords, vers la coda du titre.

FC: C’est vrai, personne ici ne prend la parole très ostensiblement, et pourtant on sent que tout le monde a quelque chose à dire. Il y a des tensions intéressantes, des superpositions. Alors, quand l’un d’entre nous se lâche, il se passe quelque chose, et l’événement est bien mis en valeur, car le terrain a été bien préparé.

YL: Kind of Blue avait initié ce dépouillement du spectre, développé une logique modale, et fait accepter l’idée même d’un jazz impressionniste. Le batteur peut lancer un rythme, sans peur des répétitions, les autres y vont de leurs propres gimmicks et motifs mélodiques. L’événement sur la scène, c’est cette interaction entre les musiciens, ce que les Anglo-Saxons nomment «l’interplay», même si je me méfie du terme. Il s’agit en fait d’une vibration collective non provoquée, d’une certaine osmose nourrie de confiance en soi et dans les musiciens avec lesquels on joue.

FC: La patience dans un morceau est très importante aussi, pour que les choses arrivent à point.

Qu'est-ce que le morceau «Old and New Drums»?

FC: Dans «La Romanella», normalement, il y a un solo de batterie intégré à la chanson, mais ça faisait bizarre sur le disque, donc on a décidé d’enregistrer le solo à part (sourire).

Vous n’avez repris aucun élément du patrimoine américain sur ce disque. Pourquoi?

YL: Au départ, toutes les bases de notre musique viennent de là. Nous n’avons simplement pas trouvé a priori d’histoires personnelles liées aux classiques qui s’intégraient à ce que nous désirions raconter. Mais nous n’avons pas cherché délibérément à éviter le répertoire américain. Kurt Weill, autour duquel François Chesnel à d'ailleurs bâti un projet, refusait d’être considéré comme un compositeur allemand alors qu’il s’était réfugié aux USA, et nous nous sommes même confrontés au répertoire d’artistes américains plus folk que jazz. Par exemple, la chanteuse Anaïs Mitchell aurait pu figurer dans le disque, mais nous ne sommes pas parvenus à une version satisfaisante de la chanson que nous avions choisie, raison pour laquelle nous nous sommes concentrés sur les choses qui nous semblaient plus en accord avec notre concept original. Christophe Marguet a même travaillé sur des textes de Fernando Pessoa, et cette tournée en Russie va souder encore plus le groupe. Des rencontres avec des danseurs, des musiciens traditionnels, sont prévues sur place. Tout ceci nous promet de disposer d’un matériau créatif supplémentaire lorsque notre tournée sera terminée. Et puis l’expérience du voyage, des villes qu’on ne traverse qu’une seule fois dans sa vie, les souvenirs de rencontres au cours de tous ces périples sont irremplaçables.

Yoann, c’est pour ça que vous vouliez que nous rencontrions le groupe tout entier, insistant sur le collectif plutôt que sur les individus qui le composent?

YL: Oui. Je voulais que nous illustrions le travail commun effectué sur les mélodies, la raison pour laquelle nos concerts ont cette couleur particulière. En concert, il y a comme une dramaturgie, un scénario intelligible.

FC: En même temps, la Russie ça sonne un peu comme une récréation. Au Sunset, on stresse un peu parce qu’on organise tout. La musique c’est sérieux, il peut y avoir une bonne ambiance, un côté ludique, mais nos morceaux ont un aspect introspectif. La modération des solistes confère une retenue certaine, un dépouillement délibéré.

YL: Cette construction met en valeur les qualités humaines et musicales de chacun. Pas besoin de tirer la couverture à soi.

FC: Surtout lorsqu’on joue une simple ritournelle, il faut une capacité à apprivoiser les motifs répétitifs pour faire rendre aux mélodies leurs plus intimes secrets. Christophe Marguet raisonne d’ailleurs plus en percussionniste qu’en batteur sur certains titres, et François Chesnel sait capter l’attention avec juste un son, reporter une résolution d’accords, pratiquer l’art des diversions, et tout cela nécessite de beaucoup travailler ensemble.

 François Chesnel (p), Yoann Loustalot (tp) et Antoine Paganotti (dm), 2016 © Rémi Angéli by courtesy of Yoann Loustalot
 François Chesnel (p), Yoann Loustalot (tp) et Antoine Paganotti (dm), 2016 © Rémi Angéli by courtesy of Yoann Loustalot

Dans cette économie de moyens, il y a des velléités qu’on pourrait presque qualifier de progressives…

FC: En tout cas, moi, c’est un terme que je pourrais revendiquer. Nous ne sommes pas des musiciens folkloriques; le respect que nous devons à notre répertoire fait que nous n’en faisons pas du bebop. En même temps, nous sommes des musiciens de jazz, et ça se sent dans nos relectures. La mélodie l’emporte si nous sommes suffisamment humbles et que nous aimons ce que nous faisons. Aucun solo ne parlera aux gens comme ces hymnes qui transcendent les frontières. On cherche ce qui touche le cœur des auditeurs; le jazz se retrouve dans les circonvolutions autour du thème, les espaces de liberté qu’on s’accorde sur des morceaux qui s’y prêtent plus que d’autres.

Le morceau de Bartók que vous avez joué au Sunset occasionnait une rupture dans le set. S’agissait-il d’un interlude ou d’une diversion délibérée?

YL: S’attaquer à quelque chose de redoutable, techniquement, crée un effet de contraste qui désosse un peu les choses, occasionnant une sorte de retour au texte. Et puis le jazz européen est davantage influencé par la musique classique que par le blues. Mais ne vous méprenez pas, nous adorons les standards américains, et je me frotte continuellement à eux! Ils sont la base universelle du jazz, son alphabet que nous pratiquons continuellement Fred et moi, et nous tous musiciens de jazz. Depuis que nous jouons cette musique, nous avons pratiqué nos classiques lors de sessions de travail et relevé beaucoup de musiciens comme Cannonball Adderley, John Coltrane, Wayne Shorter, Art Pepper, Booker Little, Chet Baker, Miles Davis ou Louis Armstrong, dont j’ai par exemple transcrit note à note le «West End Blues»… Mais bien d'autres sont dans nos annales, la liste est très longue. Comme évoqué tout à l’heure, le travail de l’instrument peut être remplacé par l’interprétation sans cesse réitérée des standards. Ils permettent de travailler le phrasé, le rythme, l’attaque des notes, les modulations harmoniques.

FC: Scott La Faro et Ron Carter sont des monstres de technique, mais on peut aussi faire autrement en épousant une logique organique, dépouillée. L’universalité basée sur la singularité. Pas de nécessité en tant que contrebassiste d’entrer en concurrence avec les solistes ou les instruments harmoniques. Il y a la question de la hauteur dans le spectre sonore, bien sûr, mais en approfondissant un peu, on s’aperçoit que Charlie Haden, par exemple, explore l’espace, et ce n’est qu’en raison du dépouillement de l’ensemble que la rythmique occupe le premier rôle quand elle le doit. Le rôle du musicien, dans ces cas-là, c’est de révéler l’intention sous-jacente. Dans notre groupe, la basse ne joue pas forcément sur la grosse caisse. La pulsation fondamentale autour de laquelle s’organise toute la musique, sa dynamique, sont captées en sourdine de l’ensemble.

Yoann, qu’est-ce qui vous fait opter pour le bugle plutôt que la trompette, et à quels moments vous décidez de mettre une sourdine, par exemple?

YL: D’abord le confort de jeu, la tenue d’ensemble et les couleurs propres à chaque morceau. Pour un trompettiste, la musique que tu joues est liée à ta pratique et à ta maîtrise de l’instrument. Tu dois travailler un son avec harmoniques, sans harmoniques, un son plus ou moins timbré. Parfois, j’étais incapable de gérer l’énergie disponible et je finissais les concerts complètement épuisé. Savoir qui tu es, ce que tu peux faire, c’est aussi ça, pour moi, le jazz, la sincérité, l’authenticité. S’assurer qu’on a le même timing, retrouver des sensations collectives. La magie est à ce prix, tu sais que ça peut et que ça va venir. Un simple beat de cymbales, et tout s’enclenche. La trompette, c’est un son projeté qu’on entend après son émission. La batterie c’est central, mais parfois la rythmique suit plus qu’elle ne précède. Elle prépare le terrain.

FC: McCoy Tyner fait ça incroyablement bien. Créer une respiration, une attente. Avoir le sens du collectif. Définir des points de repère pour s’y retrouver. Christophe Marguet joue aussi par rapport à ce qui n’est pas joué. C’est un grand batteur de jazz, les passages swing le font briller. Il a le sens du spectacle. Toute sophistication qui éloigne du public n’est pas la bienvenue. Christophe jouait à la Huchette tous les soirs, il a fait en sorte d’être identifié musicalement. Sans cette démarche, il n’aurait pas appris autant de choses. C’est le sens même de notre démarche, savoir qui nous sommes vraiment.

1. Jan Johansson (1931-1968)

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2017. Old and New Songs, Bruit Chic


CONTACTS:

Old and New Songs: http://oldandnewsongs.com
Yoann Loustalot: www.yoannloustalot.com
Frédéric Chiffoleau: http://fredchiffoleau.com

EN CONCERT: Tourcoing Jazz Festival (16/10), Duc des Lombards, Paris (28/11), Nuba-Club, Boulogne-Billancourt (5/12)


SELECTION DISCOGRAPHIQUE

CD 2017. Old and New Songs, Bruit Chic 010

 

Yoann Loustalot/Leader

CD 2004. Grand Six, autoproduit

CD 2005. Primavera, Elabeth 621056

CD 2006. Grand Six, De la jungle, Petit Label 025

CD 2008. Yo5, Petit Label 016

CD 2011. Derniers reflets, Fresh Sound New Talent 412

CD 2014. Pièces en forme de flocons, Bruit Chic 006

 

Yoann Loustalot avec Aérophone

CD 2009. Aérophone, Fresh Sound New Talent 377

CD 2013. Flyin’ With, Bruit Chic 004

CD 2016. Atrabile, Bruit Chic 007

 

Yoann Loustalot avec Lucky Dog

CD 2013. Lucky Dog, Fresh Sound New Talent 443

CD 2017. Live at the Jacques Pelzer Jazz Club, Fresh Sound New Talent 542

 

2005. Yoann Loustalot, Primavera, Elabeth   2009. Aérophone, Fresh Sound New Talent  2011. Yoann Loustalot, Derniers reflets, Fresh Sound New Talent   2013. Aérophone, Flyin’ With, Bruit Chic

2013. Lucky Dog, Fresh Sound New Talent   2014. Yoann Loustalot, Pièces en forme de flocons, Bruit Chic   2016. Aérophone, Atrabile, Bruit Chic  2017. Lucky Dog, Live at the Jacques Pelzer Jazz Club, Fresh Sound New Talent


Yoann Loustalot/Sideman

CD 2003. Brisa Roché, Soothe Me, Black Ash Productions

CD 2004. Vintage Orchestra, Thad, Nocturne 350

CD 2005. Vintage Orchestra/Stan Laferrière, Weatherman, Jazz aux Remparts 64017

CD 2006. Christophe Dal Sasso Big Band/Dave Liebman, Explorations, Nocturne 388

CD 2008. David El Malek, Music From Source, Plus Loin Music 4513

CD 2011. Sophie Alour, La Géographie des rêves, Naïve 622211

CD 2012. Frédéric Borey, The Option, Fresh Sound New Talent 416

 

Frédéric Chiffoleau/Sideman

CD 2004. Médéric Collignon/Jus de Bosce, Porgy and Bess, Discograph ‎6130222

CD 2014. Tam De Villiers, Panacea, Whirlwind Recordings 4669



VIDEOS


2014. Hommage à Kenny Wheeler, «How Deep Is the Ocean», New Morning (Paris)

Thomas Mayade, Geoffroy Tamisier, Airelle Besson, Yoann Loustalot (tp)

https://www.youtube.com/watch?v=XK616yy2sx0

 

2014. Aérophone + Glenn Ferris, «Pièce en forme de flocon», Alibi Jazz-Club

Yoann Loustalot (tp), Blaise Chevallier (b), Frédéric Pasqua (dm), Glenn Ferris (tb)

https://www.youtube.com/watch?v=lB5Ltf6vNTI

 

2016. Présentation de Old and New Songs

Yoann Loustalot (flh), François Chensel (p), Frédéric Chiffoleau (b), Christophe Marguet (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=qrb-KyUO_Z0

 

2017. Aérophone + Glenn Ferris, «Sornette», Théâtre de Villefranche de Rouergue (12)

Yoann Loustalot (tp), Blaise Chevallier (b), Frédéric Pasqua (dm), Glenn Ferris (tb)

https://www.youtube.com/watch?v=MFP5XxX8Zh8

 

2017. Yoann Loustalot Quintet, Concert à Jazz’Ivry, Ivry-sur-Seine (94)

Yoann Loustalot (tp), Frédéric Borey (ts), Yonathan Avishai (p), Yoni Zelnik (b), Frédéric Pasqua (dm)

https://www.youtube.com/watch?v=qiGt3Khw99Y

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