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Jane Scheckter

20 déc. 2013
Easy to Remember
© Jazz Hot n°665, automne 2013

Nouveauté-Sélection
The Best Thing for You, I Hadn’t Anyone Till You, I Have the Feeling I’ve Been Here Before, I was a Little Lonely, Easy to Remember, I Didn’t Know About You, Don’t Let It Get You Down, Will You Still Be Mine, A Face Like Yours, Where or When, How Little We Know, Stuck in a Dream With Me, Accidents Will Happen, I’m Glad There Is You, Along With Me, I Walk a Little Faster, Wil You Still Be Mine
Jane Scheckter (voc), Tedd Firth (p), Jay Leonardt (b), Peter Grant (dm), Bucky Pizzarelli (g), Warren Vaché (ct), Harry Allen (ts), Aaron Weinstein (vln), Tony DeSare (voc), Gil Chimes (hca)

Enregistré du 15 au 17 novembre 2011, New York
Dox 104 (www.singjanesing.com)


Avec un souffle un peu court, la voix d’une justesse approximative et une tessiture réduite, reconnaissons tout d’abord à Jane Scheckter, chanteuse de son état, d’avoir exhumé, pour ce deuxième album sous son nom, à côté d’un répertoire conventionnel, quelques petits joyaux qu’on n’avait plus entendus depuis longtemps qu’ils fussent d’Harold Rome comme « Along With Me » ou de Johnny Burke/Jimmy Van Heussen tel cet « Accidents Will Happen » et même d’en avoir promu de nouveaux comme ce délicieux « I Have The Feeling I’ve Been Here Before » du pianiste Roger Kellaway.
Reconnaissons-lui aussi le talent d’avoir réuni autour d’elle quelques très bons musiciens, vétérans comme nouveaux venus, et d’avoir compris à quel point l’art de la juste place pouvait jouer en sa faveur ; elle n’en fait jamais trop et ce sens de la mesure permet d’oublier d’autant mieux une voix fatiguée que, constamment convaincue par ce qu’elle chante, elle nous raconte à chaque fois une histoire avec cet autre art de la mise en scène et de la déclamation, un peu à la façon de Carmen McRae.
Déjà partiellement séduites, nos oreilles ont alors tout le loisir d’apprécier, comme il se doit, les interventions des solistes. Si Harold Allen et Warren Vaché contribuent ici ou là avec élégance, à la réussite de l’album, on retiendra la surprenante maturité du jeune violoniste Aaron Weinstein – 26 ans à l’époque des faits – sur quelques plages. Lumineux.
En définitive, une leçon très intéressante de comportement musical aussi bien pour « les médiocres » (de mediocris : qui tient le milieu, moyen) que pour les vocalistes techniquement plus confirmés qui n’ont pas toujours cette part de vérité en eux. Merci Mamie. It’s charming !

Jean-Jacques Taïb