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Les Primitifs du Futur

2 déc. 2013
Cocktail d’Amour - Bluestory & The New Blue 4
© Jazz Hot n°665, automne 2013

Réédition-Indispensable
Cocktail d’Amour : Eddie et Lonnie, Personne ne s'en sert maint’nant, Accordéon Jo, Dionette, Zoo blues (Best Year For The Bestiary), My Love Parade
Bluestory & The New Blue 4 : Les trois salopards, Blues, amour et bottleneck, Washing the Blues Away, Pleurer comme une folle, Ain't She Sweet, L'homme en bleu, Leecan et Cooksey, Charlotte Hot Step, Cœur de plomb, It's Mint My Friend !, Just A Little Swing, Les mystères de la chambre bleue
Dominique Cravic (g, voc), Didier Roussin (g, dobro), Daniel Huck (s, cl, voc), Guy Lefebvre (voc), Robert Crumb (mandoline, bjo), Daniel Colin, Florence Dionneau (acc), Olivier Blavet (hca), Dominique Pifarely (vln), Yves Torchinsky (b)
Enregistré entre 1974 et 1986, Vigneux-sur-Seine, Rosny-sous-Bois, Montgeron
Durée : 1h 03' 53''
Frémeaux & Associés 590 (Socadisc)


Cette réalisation présente l’album intitulé Cocktail d’Amour, sorti à l’origine chez Paris Jazz Corner Productions, qui lança en 1986 l’épopée des Primitifs du Futur. Y figurent aussi des titres issus des compilations Bluestory et The New Blue 4. Rassemblés autour de Dominique Cravic et Didier Roussin, les Primitifs du Futur sont avant tout une bande de copains doublés de bons musiciens, tous passionnés par le blues, le jazz, la valse musette, la java, autant de composantes qui deviennent sous leur impulsion un cocktail détonnant. Abordant la musique sans œillères, les membres du groupe ont, au hasard de leurs trajectoires personnelles, croisé Slim Gaillard, Dee Dee Bridgewater, Lee Konitz, Toots Thielemans, Steve Lacy et Henri Salvador. Cet ouverture d’esprit nous vaut quelques moments forts : « Accordeon Jo » qui reprend le solo de l’accordéoniste Jo Cornell Smelser gravé lors de son passage éclair en 1930 chez Duke Ellington ; « Eddie et Lonnie », un bel hommage au duo constitué des guitaristes Eddie Lang, l’un des premiers improvisateurs du jazz sur l’instrument, et Lonnie Johnson ; et « Dionette », une valse musette au rythme chaloupé venue tout droit des bords de Marne. Mais le clou du disque revient aux paroles improvisées par Daniel Huck sur le « Rope Stretchin’ Blues » de Blind Blake qui abordait un sujet autrement plus douloureux. Une joyeuse réédition qui montre que le futur de l’art rebondit sur son passé.

Alain Tomas