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Lou Donaldson Quartet

22 août 2013
Duc des Lombards, Paris, 18 juillet 2013
© Jazz Hot n°664, été 2013

Le voyage était long pour Lou Donaldson (as) et ses musiciens. Venir à Paris de Ténérife, où ils jouaient la veille au Festival Internacional de Jazz de Canarias, voilà qui fut toute une expédition. Sitôt arrivés au club, c’est le soundcheck et le set commence.
Accompagné de Akiko Tsuruga (org), Randy Johnston (g) et Fukushi Tainaka (dm), Lou Donaldson débute par « Blues Walk », l’un de ses standards, puis avec « Body and Soul ». A entendre le quartet, la fatigue s’est évaporée.
Dès le premier titre, Tsuruga se lance dans un solo passionné. Durant tout le set, la jeune organiste, ancienne élève de Dr. Lonnie Smith, échange avec le saxophoniste, toujours complice, autant par la musique que par l’humour dévastateur de Lou Donaldson. Elle est la vraie révélation de ce concert.
Le quartet est bien rôdé, le set est clair, le format bien délimité, précis et toujours plein de swing. Les musiciens se connaissent par cœur. Fukushi Tainaka joue avec Donaldson depuis 1986, Randy Johnston depuis une dizaine d’années et Akiko Tsuruga depuis 2007. Randy Johnston et Fukushi Tainaka sont deux sidemen ultra solides, alertes et à l’aise dans ce type de formation. Un autre titre du « Gravy Train » puis un blues, « Whiskey Drinkin’ Woman », plein d’humour. Le public est conquis. Le saxophoniste cabotine à nouveau, « Et voici un titre de Miles Davis à l’époque où il jouait du jazz » et de lancer « Bye Bye Blackbird ». Lou Donaldson est en pleine forme. Le public se délecte. S’il ironise volontiers sur la fatigue, Donaldson laisse, durant le set, de beaux solos à ses sidemen, surtout à Tsuruga, le temps de récupérer. « Just A Dream » conclut la soirée, Lou Donaldson ajoutant des paroles mordantes au blues de Big Bill Broonzy composé dans les années 1930. Bissé, le quartet interprète un autre titre phare de l’altiste, « Alligator Boogaloo », pour notre plus grand plaisir.
Dommage qu’encore une fois, le Duc des Lombards nous interdise de prendre des photos pour fixer un instant de cette excellente soirée.
Mathieu Perez