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Benny Golson Quintet

20 août 2013
Sunset-Sunside, Paris, 4 juillet 2013
Benny Golson Quintet © Jazz Hot n°664, été 2013

Comme à chacun de ses passages, le public s’était donné au rendez-vous pour venir écouter Benny Golson et ses fidèles sidemen, Alain Jean Marie (p), Pierre-Yves Sorin (b), François Biensan (tp) et John Betsch (dm).
Benny Golson est un conteur autant qu’un musicien. Il prend plaisir à partager histoires et anecdotes, évoquant Art Blakey avec tendresse, sa première découverte de Paris, etc., toujours avec humour et convivialité, donnant toute son attention au public, heureux de retrouver des amis. Il débute donc le set avec « Along Came Betty », l’un de ses standards, enregistré avec les Messengers, sans oublier de raconter l’anecdote qui lui donne sa saveur, une histoire d’amour évidemment. L’assurance de Benny Golson, qui a fêté ses 84 ans cette année, trouve sa correspondance en ses accompagnateurs, tous excellents, avec la finesse d’Alain Jean-Marie, la musicalité de Pierre-Yves Sorin, l’émotion de François Biensan et le swing de John Betsch. Le quintet poursuit avec « Hassan’s Dream », un autre titre du saxophoniste. Benny Golson s’écarte pour faire place à Pierre-Yves Sorin qui interprète en solo « Marthe » à l’archer, une composition pleine de lyrisme en l’honneur de sa mère, avant d’être porté par le quintet et l’occasion d’un beau solo du pianiste. Puis « Free Again », d’abord enregistré par Gene Ammons. En guise de dernier verre avant la fermeture, « Night Cap », puis Benny Golson souffrant des lèvres, fait un pas de côté pour laisser le contrebassiste, connaissant l’amour du ténor pour la musique d'Ellington, jouer une de ses compositions, « This One's for Ray Brown », clin d’œil à « This One's for Blanton », et d’enchaîner avec un petit medley du Duke. Un concert où, tout le long, la notion de « sideman » a pris tout son sens, chaque musicien accompagne, dialogue, échange avec l’autre.
Mathieu Perez