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Cyrus Chestnut, au Mezzrow, New York City, 4 septembre 2014 © Mathieu Perez
Cyrus Chestnut, au Mezzrow, New York City, 4 septembre 2014 © Mathieu Perez

Cyrus CHESTNUT

Plenty Swing, Plenty Soul


Tel est le titre du disque que Cyrus Chestnut avait enregistré en duo en live avec Eric Reed au Dizzy’s en 2010 (cf. discographie). Un titre qui lui ressemble et dit bien son état d’esprit. Héritier de la grande tradition du piano jazz, Cyrus Chestnut l’est tout autant du gospel et du blues. Né le 17 janvier 1963, à Baltimore, dans le Maryland, il a étudié le jazz au Berklee College of Music de Boston (1981-1985). Mais c’est d'abord au sein d'une famille (son père et sa mère) ancrée au cœur de l'expression afro-américaine, puis aux côtés de ses aînés et de ses contemporains, sur la scène, au cours des tournées, qu’il a appris l'essence de cet art qu'on appelle le jazz. Dès ses débuts, Cyrus a accompagné Jon Hendricks (1986-1988), Terence Blanchard et Donald Harrison (1988-1990), Wynton Marsalis (1991) et Betty Carter (1991-1993). Très vite, il a côtoyé le gotha du jazz, déjà à sa place comme une évidence malgré son âge, et il a soigné une discographie étoffée en leader, enregistrant un véritable répertoire de compositions originales. 
Il nous le raconte dans cette interview autour de ses racines musicales et plus largement culturelles. Dans plusieurs interviews, encore aujourd'hui, il évoque à ce sujet la figure tutélaire de Ray Bryant, un pianiste de jazz essentiel dans toutes les acceptions du terme malgré une notoriété qui n'est pas à la hauteur de son génie artistique. Les thématiques, l'expression, l'ensemble de la création de Cyrus Chestnut sont en effet ancrées dans cette tradition du piano jazz qui intègrent le blues, le spiritual et cette éternelle modernité, ce prolongement d'une démarche culturelle qui a choisi le ressourcement, les racines populaires comme moteur, à la suite des Ray Bryant, mais aussi des Junior Mance, Ray Charles, Bobby Timmons, McCoy Tyner, Tommy Flanagan, Kenny Barron, Larry Willis, la liste est sans fin. Cyrus Chestnut continue d'écrire cette histoire avec excellence après les James Williams, Mulgrew Miller, trop tôt disparus, mais aussi beaucoup d'autres encore parmi nous comme Eric Reed, Benny Green, Marcus Roberts, etc., et la relève est déjà là avec les Sullivan Fortner, Aaron Diehl et quelques autres, s'ils ne perdent pas le fil de cette histoire dans la déstructuration culturelle et humaine que nous vivons. 
Soul Food, Spirit, Black Nile, Plenty Swing-Plenty Soul, Soul Brother Cool, Natural Essence, There's a Sweet, Sweet Spirit sont quelques-uns des titres d'albums choisis par Cyrus Chestnut (cf. discographie) qui le revendiquent par des mots, et il suffit de les écouter pour sentir cet état d'esprit dont il parle ici. Comme pour tous les artistes du jazz, chez Cyrus Chestnut, tout est d'abord personnel, swing, blues et spirituel!

Propos recueillis par Mathieu Perez
Photos: Jose Horna, Mathieu Perez, Collection Cyrus Chestnut by courtesy
Avec nos remerciements

© Jazz Hot 2021





Jazz Hot: En 2014, vous êtes allé en Afrique pour la première fois; au Sénégal. Vous avez joué au Festival de jazz de Saint-Louis. Puis, vous avez fait escale à Louga pour visiter le musée des percussions et à Dakar pour donner des master classes à de jeunes musiciens. Quel a été l’impact de ce voyage?

 

Cyrus Chestnut: Quand j'ai touché le continent, ce que je voyais ne me semblait pas du tout étranger. Les routes sablonneuses me rappelaient mon enfance chez ma grand-mère. Les pastèques en vente sur des stands sur la route de Dakar à Saint-Louis me ramenaient chez mon oncle qui cultivait des pastèques. Le poulet yassa ressemblait à un plat que ma grand-mère aurait pu me cuisiner. Je n’avais pas peur de l’Afrique. Et quand j'ai entendu les tambours, ça m'a frappé à la poitrine. C'était un sentiment si fort! C'est difficile à expliquer. A Saint-Louis, j’ai fait un bœuf avec un des groupes. Au début, tout le monde était très cordial, puis les choses ont commencé à bouger. Je ne me suis pas rendu compte que les gens dansaient. J’étais à la maison!

 

Avant d’y aller, quel était votre rapport à l’Afrique?

 

On m'a toujours dit que je devais y aller. Puis, j’y suis allé pour jouer de la musique. Et ce que j'ai obtenu en retour est époustouflant. Ça m'a incité à faire des recherches sur la culture et la musique africaines et sur le concept de swing aussi. Si j’arrive au terme de ce travail, je pense que je comprendrai mieux qui je suis. Pour aller de l'avant, il faut savoir d'où on vient.



Cyrus Chestnut et Dezron Douglas, au Mezzrow, New York City, 4 septembre 2014 © Mathieu Perez
Cyrus Chestnut et Dezron Douglas, au Mezzrow, New York City, 4 septembre 2014 © Mathieu Perez



Vous avez dit que le jazz est un genre musical religieux. Que voulez-vous dire par là?

La musique est puissante! A son meilleur, elle touche l'âme humaine de la même manière que les mots. C’est quelque chose qui a à voir avec les fréquences, le beat, le rythme. Quand la musique touche l’âme, elle peut vous changer. C’est très spirituel. C’est le but du musicien de jazz de parvenir à cela.

 

Pourriez-vous évoquer une ou deux expériences pour illustrer votre propos?

 

En 1991, je jouais à Town Hall avec Wynton Marsalis. Puis, George Wein devait jouer avec les All-Stars de Newport. Mais, pour une raison quelconque, il n’a pas pu et m'a demandé de le remplacer. Sur scène, il y avait Eddie Jones (b), Jackie Williams (dm), Al Grey (tb) et Buddy Tate (ts). Bud Tate est arrivé sur scène en marchant avec une canne. Dès le premier thème, c’était d’une telle intensité! J'ai arrêté de jouer. Eddie Jones m'a alors crié: «Allez, jeune Noir! Prends de cette énergie!». A la fin du concert, le public était debout. C’était la folie! Buddy Tate a salué, et il est sorti de la scène comme si rien ne clochait avec ses jambes. Al Grey l'a même poursuivi pour lui donner sa canne!

Une autre histoire: la première fois que je suis sorti du pays, c'était pour une tournée, organisée par le département d'Etat américain, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Sitôt arrivé en Guyane, je suis tombé malade. Un soir, je me préparais à monter sur scène, et je me suis laissé tomber à genoux. Je me sentais tellement mal, je ne savais pas si j'allais y arriver. Puis, j'ai regardé le piano, et avant même que vous ne le sachiez, je me tenais debout et je marchais vers lui. La musique est puissante! Elle peut guérir. Le nombre de fois où j'ai entendu des gens dire après le concert qu'ils se sentaient mieux!

 

2008. Cyrus Chestnut, Spirit





Votre père était pianiste à la Mount Calvary Star Baptist Church de
Baltimore. Votre mère y était chef de chœur. Votre éveil à la musique passe par le gospel. Le gospel ne vous a jamais quitté?

 

Mes influences ne me quittent pas. Elles sont toujours là. Le gospel peut surgir à tout moment. Même en plein milieu d’une «Gymnopédie» de Satie! C’est qui je suis.


Vous avez toujours enregistré du gospel. Quelle a été votre approche pour l’album solo Spirit (Jazz Legacy Productions, 2008)?

 

Cela remonte à la première fois où j’ai entendu le disque Tiptoe Tapdance d’Hank Jones (cf. Jazz Hot n°494 et n°612). Il avait enregistré «Lord, I Want to Be a Christian». Et j’ai vu Hank jouer ce thème en live. C’était magnifique! Des années plus tard, je me trouvais à la Cornerstone Baptist Church de Brooklyn pour honorer un prof’ qui prenait sa retraite. En guise de remerciement, il avait préféré jouer du piano plutôt que de faire un discours. Il a alors joué «It Is Well With My Soul». Je n'avais jamais rien entendu d’aussi fort. Le thème avait une approche de l'harmonie et des inflexions différentes. A partir de ces deux expériences, j'ai commencé à réfléchir à une approche personnelle, et pas solennelle, pour jouer du gospel. Là où j'ai grandi, parfois le gospel vous rendait heureux et donnait envie de danser. Une autre sorte de joie vient de l'Eglise. C’est ce que je voulais apporter avec Spirit. Mais, vous savez, Thomas A. Dorsey a fait ça avec «Precious Lord» dans son disque You Are My Sunshine. Ce thème n’est pas interprété de manière solennelle. Il a un groove plus new orleans, et la ligne de basse emprunte un peu à Stevie Wonder. Il y a un temps pour être solennel et un pour être joyeux.



Kenny Barron et Cyrus Chestnut, à l'arrière plan: Eric Reed et Benny Green, Hommage à Thelonious Monk,  Vitoria Jazz Festival, Espagne, 2017 © Jose Horna
Kenny Barron et Cyrus Chestnut, à l'arrière plan: Eric Reed et Benny Green, Hommage à Thelonious Monk, 
Vitoria Jazz Festival, Espagne, 2017 © Jose Horna (cf. vidéographie)

 

Parlez-nous de votre composition «The Saga of the Cross» que vous avez écrite pour l'église baptiste abyssinienne de Harlem, interprétée, en 2017, avec votre trio et le chœur de l’église, dirigé par James Davis, Jr.

 

Je voulais raconter l'histoire de Pâques du point de vue afro-américain avec du gospel, du jazz, du new-orleans, de la musique africaine traditionnelle, etc. C'était un défi! Ecrire pour un grand ensemble est une chose. Pour un chœur, c’est complètement différent! Il m'a fallu six mois de préparation. Saga of the Cross a été joué à Harlem, j’espère qu’il le sera ailleurs.

 

2018. Cyrus Chestnut, Kaleidoscope



Dans un autre genre, vous avez enregistré des compositions de Satie, Debussy, Ravel sur Kaleidoscope (HighNote
, 2018). Pourquoi ce choix?

 

J'enseigne à la Howard University, à Washington, DC. J'ai donc l'occasion de faire de la recherche. Non seulement, j'écoute de la musique africaine ancienne, mais aussi du Glenn Gould ou du Brahms. J'avais une collection de Satie que je n'ai jamais vraiment écoutée; un jour, j'ai décidé de me lancer. Mais je ne voulais pas juste donner ma patte à des thèmes très connus. J’ai fait ça il y a quelques années avec Moonlight Sonata. Ce que j'aime chez Satie, par exemple, c'est son phrasé. Ses compositions, c’est comme s’il vous parlait. Puis, très naturellement, je me suis tourné vers Debussy. Mais mon «Jimbo» est très différent du sien. Le mien est à la rue. Il cherche un moyen de survivre. C’est ça, mon Jimbo. «Entre Cloches» de Ravel, je n’ai pas pu résister! Je devais le faire! Au début, je devais donc trouver le lien que j’avais avec cette musique. Betty Carter avait l'habitude de dire: «Le jazz, c'est se trouver soi-même».



Cyrus  Chestnut, Jazzaldia San Sebastian, Espagne, juillet 2016 © Jose Horna

Cyrus  Chestnut, Jazzaldia San Sebastian, Espagne, juillet 2016 © Jose Horna


Vous avez étudié au Berklee College of Music de Boston, mais votre éducation jazz s’est faite ailleurs. Quelle a été l’importance du Jazz Cultural Theatre de Barry Harris pour vous?

Je venais d’arriver à New York, je travaillais à l’époque avec Jon Hendricks. Clifford Barbaro m'a parlé de cet endroit. Il m'y a emmené. Tous les musiciens traînaient là-bas! Quand je suis entré, il y avait Junior Cook et C-Sharp assis sur le côté. Barry jouait. Il y avait une telle énergie! Le Jazz Cultural Workshop, ça a été notre école. Mais nous, on ne jouait pas comme ça sur scène. On vous demandait avec qui vous aviez joué, avec qui vous jouiez. Il fallait avoir travaillé avec les aînés. Je suis très reconnaissant d’avoir pu vivre cette expérience. De temps en temps, je vais voir Barry, juste pour l'entendre jouer. J'aimais beaucoup aussi entendre Ray Bryant jouer, il y avait un sentiment de fraternité entre nous. Vous entendiez l'église dans son jeu. Quand je lui en ai parlé, il m’a dit que sa mère lui avait appris à jouer du piano. Sa mère était une musicienne de gospel incroyable!

 

Vous étiez proche de Ray Bryant.

 

Un jour, il a joué pour moi l’accord de septième de dominante. Ça m'a fait fondre! Je lui ai demandé de le rejouer. J'ai bien regardé ses doigts. Puis je l’ai joué au piano. Les notes étaient là, mais ça n’était pas pareil. J'ai compris que Ray jouait chaque note de musique avec toutes ses expériences de vie. C'était une leçon. Je ne jouerai jamais cet accord comme il le faisait. Je ne peux que le jouer du mieux que je peux. Avec le piano, Ray racontait sa vie; à moi de raconter la mienne. Vous pouvez avoir quatre pianistes assis devant un Steinway: par exemple, Randy Weston, Tommy Flanagan, Monk et Oscar Peterson, le piano aura la personnalité de chacun de ces pianistes. Quand j’étudiais à Berklee, je demandais aux autres comment ils s’y prenaient pour jouer ceci ou cela; ils ne me disaient jamais rien. J'ai dû écouter, avoir une idée du son. Je n’ai pas changé. Le son vient toujours en premier.


De gauche à doite: Bob Cranshaw, Grady Tate, Cyrus Chestnut, Don Friedman, Kenny Barron,  tournée 100 Gold Fingers 2005, Tokyo, Japon © photo X, Collection Cyrus Chestnut by courtesy
De gauche à doite: Bob Cranshaw, Grady Tate, Cyrus Chestnut, Don Friedman, Kenny Barron, 
tournée 100 Gold Fingers 2005, Tokyo, Japon © photo X, Collection Cyrus Chestnut by courtesy

 

Bradley’s aussi a été une école du jazz pour des générations de musiciens.

 

Bradley’s, ça nous ramène à une époque où les institutions du jazz étaient dans la rue. Et Bradley’s était une de ces institutions. Là-bas, vous pouviez côtoyer tous les aînés, les musiciens que vous admiriez, ceux avec qui vous vouliez étudier. C’était un endroit où les générations se rencontraient. Un soir où je jouaisGeorge Coleman, au premier rang, me fixe avec les bras croisés. Rien que ça suffisait à me rendre nerveux! (Rires) A côté de lui, Harold Mabern me regardait jouer, lui aussi avec les bras croisés. (Rires) Je suis allé à l’université, etc., mais c'était ça mon éducation. Un autre souvenir: en 1997, j'ai eu la chance de participer à la tournée 100 Gold Fingers(1). Il y avait les plus grands pianistes de jazz du monde et une section rythmique incroyable. Je me suis retrouvé en compagnie de Benny Green, Kenny Barron, Roger Kellaway, Gene Harris, Ray BryantTommy Flanagan, Junior Mance, Mulgrew Miller, Renee Rosnes. La section rythmique se composait de Bob Cranshaw et Grady Tate. J’allais à la balance juste pour écouter ces pianistes magnifiques. Il y a un disque de Tommy Flanagan, avec George Mraz et Elvin Jones, qui s’intitule Confirmation. Tommy joue «Cup Bearers», un thème de Tom McKintosh. Un jour, je prends mon courage à deux mains et je le joue à la balance. Après une minute, j'entends un autre pianiste le jouer. Qui était-ce? Tommy Flanagan! J’ai tout de suite levé mes mains du piano. Et Tommy me dit: «Tu as commencé à le jouer. Tu pourrais aussi bien le finir.» Ça a été une des plus belles expériences que j’ai eues. Je suis très reconnaissant d’avoir pu connaître tous ces aînés; encore aujourd’hui, lorsque je partage la scène avec des musiciens comme Buster Williams; c’est une telle leçon à chaque fois.

 

De gauche à doite: (devant) Eric Reed, Kenny Barron, Cedar Walton, Don Friedman, Junior Mance, Toshiko Akiyoshi, Ray Bryant, Benny Green, Cyrus Chestnut, Dado Moroni, (à l'arrière) Grady Tate, Bob Cranshaw et prob. les organisateurs, tournée 100 Gold Fingers 2005, Tokyo, Japon © photo X, Collection Cyrus Chestnut by courtesy
De gauche à doite: (devant) Eric Reed, Kenny Barron, Cedar Walton, Don Friedman, Junior Mance, Toshiko Akiyoshi,
Ray Bryant, Benny Green, Cyrus Chestnut, Dado Moroni, (à l'arrière) Grady Tate, Bob Cranshaw et prob. les organisateurs
tournée 100 Gold Fingers 2005, Tokyo, Japon © photo X, Collection Cyrus Chestnut by courtesy


 

Vous avez accompagné Betty Carter de 1991 à 1993. Comment a évolué votre relation avec elle?

 

Ah Betty, c'était Betty! (Rires) Ce qui était épatant avec elle, c’était avec quelle rapidité elle se mettait le public dans la poche. Avec elle, c’était toujours le feu. En sortant de scène, vous étiez épuisé physiquement et mentalement. Elle vous forçait à réfléchir musicalement. Parfois, on faisait des duos. Elle commençait directement à chanter. Moi, je devais m’adapter... Et il ne fallait jamais jouer quelque chose qu'elle avait déjà entendu. Un jour, j’ai joué «If I Were a Bell» à la manière de Miles Davis. Grave erreur! Ça l’a mise dans une colère! (Rires) J’ai aussi beaucoup appris en l’observant. Il y avait des choses qu'elle vous disait et d’autres qu’on la voyait faire. Elle me disait toujours de conserver les articles de presse, d’avoir un CV prêt, et que, lorsque je quitterai son groupe, je devrai monter ma propre formation.

 

Et c’est ce que vous avez fait.

 

A cette époque, j'avais écrit beaucoup de musique. J’avais même fait une démo’. Atlantic m’a entendu en concert avec Betty; deux semaines plus tard, ils voulaient m'engager.


 

Benny Green et Cyrus Chestnut, Hommage à Thelonious Monk, Vitoria Jazz Festival, Espagne, 2017 © Jose Horna
Benny Green et Cyrus Chestnut, Hommage à Thelonious Monk, Vitoria Jazz Festival, Espagne, 2017 © Jose Horna



Au fil des années, vous avez eu plusieurs trios. Avec Christian McBride et Carl Allen, Chris Thomas et Clarence Penn, Steve Kirby et Clarence Penn, Steve Kirby et Alvester Garnett, Kengo Nakamura et Neal Smith, Dezron Douglas et Neal Smith, Ron Carter et Billy Higgins, Curtis Lundy et Victor Lewis, David Williams et Victor Lewis, Buster Williams et Lenny White, etc. Qu’aimez-vous dans le trio?

 

Le trio me donne la liberté d’explorer. J'espère un jour arriver au point où les gens qui voient mon nom dans un programme voudront venir me voir parce qu’ils ne savent pas ce qu’il va se passer pendant le concert. Je n'ai jamais aimé les choses prévisibles.

 

Avec qui jouez-vous aujourd’hui?

 

Avec Eric Wheeler et Chris Beck; ils ont ce feu. Je joue avec eux depuis quelques années maintenant. J'essaie toujours de sortir de ma zone de confort. Je vais travailler aussi longtemps que je peux. James Moody a travaillé jusqu'à la fin; Jimmy Heath aussi. La musique ne s'arrête jamais.

 

2013. Cyrus Chestnut, Soul Brother Cool


Soul Brother Cool
(WJ3 Records, 2013), avec Freddie Hendrix (tp), Dezron Douglas (b) et Willie Jones III (dm), votre dernier album, propose uniquement vos compositions.

 

J’en avais de prêtes et j’en ai préparé d’autres pour l’enregistrement...

 

Pourquoi le choix de Freddie Hendrix?

 

J'aime son énergie.

Depuis quel âge composez-vous?

 

Vous savez, j’ai toujours créé de la musique. Cela remonte à loin. J'ai commencé à jouer du piano à l’âge de 3 ans. Enfant, à l'église, le pasteur me demandait parfois de jouer quelque chose pendant la partie basse du service. J'ai été constamment mis au défi de créer. Cela ne vient pas toujours facilement... J'ai toujours aimé écrire et faire des arrangements.


Cyrus Chestnut Trio: Buster Williams (b), Lenny White (dm), San Sebastian, Espagne, 2016 © Jose Horna

Cyrus Chestnut Trio: Buster Williams (b), Lenny White (dm), San Sebastian, Espagne, 2016 © Jose Horna

 

2013. Cyrus Chestnut, Midnight Melodies



Impossible de finir cette interview sans dire un mot du magnifique Midnight Melodies (Smoke Sessions Records, 2013), avec Curtis Lundy (b) et Victor Lewis (dm).

 

J’avais toujours rêvé de faire un disque live, mais les producteurs ne voulaient jamais...

 

Vous interprétez essentiellement des standards, mais aussi trois compositions de John Hicks («Two Heartbeats», «Pocket Full of Blues», «Naima's Love Song»). Comment était votre relation?

 

J'adorais Hicks! Et j'adorais aller le voir jouer. Lui aussi avait cette joie. Quand il jouait, vous aviez le sourire. A l'époque où je travaillais avec Betty, on se parlait de temps en temps; il m'encourageait, me disait de m’accrocher. D'une certaine manière, Midnight Melodies est un hommage à John Hicks.



1. Cyrus Chestnut a participé six fois à cette manifestation: en 1997, 1999, 2001, 2005, 2007 et 2009.


Jazz Hot n°559, 1999



CYRUS CHESTNUT & JAZZ HOT:
532-1996, 559-1999


SITE INTERNET:
 cyruschestnut.net





*


DISCOGRAPHIE
par Mathieu Perez et Jérôme Partage

2001. Cyrus Chestnut, Soul Food, Atlantic
2001. Cyrus Chestnut, Soul Food, Atlantic


Leader

CD 1989. Cyrus Chestnut, There's a Brighter Day Comin', Autoproduit
CD 1992. Cyrus Chestnut, Nut, Evidence 22152-2
CD 1992. Cyrus Chestnut Trio, The Nutman Speaks, Evidence 22152-2/Alfa Jazz 164
CD 1992. Cyrus Chestnut Trio, The Nutman Speaks Again, Alfa Jazz 168
CD 1993. Cyrus Chestnut, Another Direction, Evidence 22135-2
1992. Cyrus Chestnut, Nut, Evidence1992. Cyrus Chestnut Trio, The Nutman Speaks1992. Cyrus Chestnut Trio, The Nutman Speaks Again1993. Cyrus Chestnut, Another Direction












CD 1993. Cyrus Chestnut, Revelation, Atlantic 82518-2
CD 1994. Cyrus Chestnut, The Dark Before the Dawn, Atlantic 82719-2
CD 1995. James Carter Duets with Cyrus Chestnut, Atlantic PRO2082
CD 1995. Cyrus Chestnut, Earth Stories, Atlantic 82876-2
CD 1996. Cyrus Chestnut, Blessed Quietness: A Collection of Hymns, Spirituals and Carols, Atlantic 7567 82948-2
1993. Cyrus Chestnut, Revelation1994. Cyrus Chestnut, The Dark Before the Dawn1995. Cyrus Chestnut, Earth Stories1996. Cyrus Chestnut, Blessed Quietness: A Collection of Hymns, Spirituals and Carols












CD 1998. Cyrus Chestnut, Atlantic 7567-83140-2 (James Carter, Ron Carter, Billy Higgins)
CD 2000. Cyrus Chestnut & Friends, A Charlie Brown Christmas, Atlantic 7567-83366-2
CD 2000. Cyrus Chestnut, A Jazz Piano Christmas From NPR, NPR Classics 0013
CD 2001. Collectif, Fujitsu Presents 100 Gold Fingers: Piano Playhouse 2001, Leafage Jazz PCCY-30028
1998. Cyrus Chestnut2000. Cyrus Chestnut & Friends, A Charlie Brown Christmas2000. Cyrus Chestnut, A Jazz Piano Christmas From NPR2001. Collectif, Fujitsu Presents 100 Gold Fingers: Piano Playhouse 2001












CD 2001. Cyrus Chestnut, Soul Food, Atlantic 7567-83490-2
CD 2002. Cyrus Chestnut, You Are My Sunshine, Warner Bros. 9362-48445-2
CD 2005. Cyrus Chestnut, Genuine Chestnut, Telarc 83634
CD 2007. Cyrus Chestnut, Cyrus Plays Elvis, Koch Records 4238
2001. Cyrus Chestnut, Soul Food2002. Cyrus Chestnut, You Are My Sunshine2005. Cyrus Chestnut, Genuine Chestnut2007. Cyrus Chestnut, Cyrus Plays Elvis












CD 2007. Cyrus Chestnut, Black Nile, Music Inc. 30447
CD 2008. Cyrus Chestnut, Spirit, Jazz Legacy Productions 0901002
CD 2009. Eric Reed & Cyrus Chestnut, Plenty Swing, Plenty Soul, Savant 2104
CD 2010. Cyrus Chestnut, Journeys, Jazz Legacy Productions 1001011
2007. Cyrus Chestnut, Black Nile 2008. Cyrus Chestnut, Spirit2009. Eric Reed & Cyrus Chestnut, Plenty Swing, Plenty Soul2010. Cyrus Chestnut, Journeys












CD 2010. Cyrus Chestnut, The Cyrus Chestnut Quartet, WJ3 Records 1010
CD 2011. Cyrus Chestnut, Moonlight Sonata: Swingin' Classics, Venus 1062
CD 2013. Cyrus Chestnut, Soul Brother Cool, WJ3 Records 1013
CD 2013. Cyrus Chestnut, Midnight Melodies, Smoke Sessions Records 1408
2010. Cyrus Chestnut, The Cyrus Chestnut Quartet2011. Cyrus Chestnut, Moonlight Sonata: Swingin' Classics2013. Cyrus Chestnut, Soul Brother Cool
2013. Cyrus Chestnut, Midnight Melodies













CD 2014. Cyrus Chestnut, A Million Colors in Your Mind, HighNote 7271
CD 2015. Cyrus Chestnut, Natural Essence, HighNote 7283
CD 2017. Cyrus Chestnut, There's a Sweet, Sweet Spirit, HighNote 7304
CD 2018. Cyrus Chestnut, Kaleidoscope, HighNote 7317

2014. Cyrus Chestnut, A Million Colors in Your Mind2015. Cyrus Chestnut, Natural Essence2017. Cyrus Chestnut, There's a Sweet, Sweet Spirit2018. Cyrus Chestnut, Kaleidoscope













Avec Manhattan Trinity (Cyrus Chestnut, George Mraz, Lewis Nash)

CD 1997. Manhattan Trinity +1, American Meditation, Baybridge 25570 (avec Antonio Hart)
CD 1998. Manhattan Trinity, Make Me a Memory, Fable/Lightyear 54373-2 (avec Teodross Avery)
CD 1998. Manhattan Trinity, A Love Story, Music Inc. 30003 (avec Eric Alexander)
CD 2001. Manhattan Trinity, Love Letters, Music Inc. 30121
1997. Manhattan Trinity +1, American Meditation1998. Manhattan Trinity, Make Me a Memory1998. Manhattan Trinity, A Love Story2001. Manhattan Trinity, Love Letters











CD 2002. Manhattan Trinity, Misty, Music Inc. 30175
CD 2003. Manhattan Trinity, Alfie, Music Inc. 30260
CD 2004. Manhattan Trinity, Charade, Music Inc. 30342
CD 2006. Manhattan Trinity, The Gentle Rain, Music Inc. 30406
CD 2008. Manhattan Trinity, Sunflower: Henry Mancini Songbook, Music Inc. 30551
2002. Manhattan Trinity, Misty2003. Manhattan Trinity, Alfie2006. Manhattan Trinity, The Gentle Rain2008. Manhattan Trinity, Sunflower: Henry Mancini Songbook












Sideman

CD 1987. George Kawaguchi, Plays Herbie Hancock, Paddle Wheel 6206
CD 1988. Terence Blanchard/Donald Harrison, Black Pearl, Columbia 44216
CD 1988. Michael Carvin, Between Me and You, Muse 5370
CD 1989. Michael Carvin, Revelation, Muse 5399

CD 1990. Donald Harrison, Full Circle, Sweet Basil 64
CD 1990. Donald Harrison, For Art's Sake, Candid ‎79501
1987. George Kawaguchi, Plays Herbie Hancock1988. Terence Blanchard/Donald Harrison, Black Pearl1988. Michael Carvin, Between Me and You1990. Donald Harrison, Full Circle












CD 1991-93. Jazz at Lincoln Center Presents: Fire of the Fundamentals, Columbia  57592
CD 1991. Dr. John with the Donald Harrison Band, Funky New Orleans, Metro 002
CD 1992. Betty Carter, It's not About the Melody, Verve 314 513 870-2
CD 1992. Donald Harrison, Indian Blues, Candid 79514
CD 1992. Vincent Herring, Folklore: Live at The Village Vanguard, Limelight ‎522 430-2
CD 1993. Denise Jannah, A Heart Full of Music, Timeless Records 414

1991-93. Jazz at Lincoln Center Presents: Fire of the Fundamentals1991. Dr. John with the Donald Harrison Band, Funky New Orleans1992. Betty Carter, It's not About the Melody1992. Vincent Herring, Folklore: Live at The Village Vanguard












CD 1993. Steve Wilson, Step Lively, Criss Cross Jazz ‎1096
CD 1993. Venus in New York, Roseanna Vitro/Carla Cook/Chris McNulty/Charens Dawn/Laird Jackson/Sandy Lomax, Venus Jazz 79020
CD 1994. Jae Sinnett, Blue Jae, Valley Vue Records ‎V2 22004
CD 1994. Ronnie Burrage, Shuttle, Sound Hills ‎8052
CD 1994. Joris Teepe-Don Braden Quintet, Pay as You Earn, Mons Records 2004/Aris 874 503
CD 1994. Roy Hargrove, With the Tenors of Our Time, Verve 314 523 019-2
CD 1994. Jae Sinnett, House and Sinnett, Positive Music ‎78020-2
CD 1994. Vincent Herring, Days of Wine and Roses, MusicMasters Jazz ‎01612-65152-2
CD 1994. Vincent Herring, Don't Let It Go, MusicMasters Jazz ‎01612-65121-2
1993. Steve Wilson, Step Lively1994. Ronnie Burrage, Shuttle1994. Roy Hargrove, With the Tenors of Our Time1994. Vincent Herring, Days of Wine and Roses












CD 1994. Tim Warfield, A Cool Blue, Criss Cross Jazz 1102
CD 1994. Freddy Cole, Always, Fantasy ‎9670-2
CD 1994-99. Freddy Cole, Le Grand Freddy, Fantasy ‎9683-2
CD 1994. Carl Allen, Testimonial, Atlantic ‎82755-2
CD 1995. Christian McBride, Gettin' to It, Verve Records 314 523 989-2
CD 1995. Kathleen Battle, So Many Stars, Sony Classical 68473
CD 1995. Denise Jannah, I Was Born in Love with You, Blue Note 7243 8 33390 2 0
CD 1995. Gerald Albright, Giving Myself to You, Atlantic Jazz ‎82829-2

 1994-99. Freddy Cole, Le Grand Freddy1994. Freddy Cole, Always1995. Christian McBride, Gettin' to It1995. Denise Jannah, I Was Born in Love with You












CD 1995. Tim Warfield, Whisper in the Midnight, Criss Cross Jazz 1122
CD 1995. Rodney Whitaker, Children of the Light, Koch Jazz 3-7829-2
CD 1995. Freddy Cole, A Circle of Love, Fantasy ‎9674-2
CD 1995. Kansas City Band, KC After Dark, Verve ‎314 537 322-2
CD 1996. Ann Hampton Callaway, To Ella with Love, After 9 ‎2006
CD 1996. Dee Dee Bridgewater, Prelude to a Kiss: The Duke Ellington Album, Philips ‎446 717-2
CD 1996. Jeri Brown, Fresh Start, Justin Time ‎078-2
CD 1996. Madeleine Peyroux, Dreamland, Atlantic ‎82946-2

1995. Freddy Cole, A Circle of Love1995. Kansas City Band, KC After Dark1996. Dee Dee Bridgewater, Prelude to a Kiss: The Duke Ellington Album1996. Madeleine Peyroux, Dreamland












CD 1996. Gary Bartz, Blues Chronicles: Tales of Life, Atlantic ‎82893-2
CD 1996. Bud Shank, By Request: Bud Shank Meets the Rhythm Section, Milestone 9273-2
CD 1997. Freddy Cole, To the Ends of the Earth, Fantasy ‎9675-2
CD 1997. Jae Sinnett, Listen, Heart Music ‎0020600152
CD 1997. The Dizzy Gillespie Alumni All-Stars, Dizzy's 80th Birthday Party!, Shanachie 5040
CD 1997. George Mraz, Bottom Lines, Milestone 9272-2
CD 1997. Kevin Mahogany, Another Time Another Place, Warner Bros. ‎9 46699-2
CD 1997. Mark Ledford, Miles 2 Go, Verve Forecast 314 537 319-2

1996. Gary Bartz, Blues Chronicles: Tales of Life1997. The Dizzy Gillespie Alumni All-Stars, Dizzy's 80th Birthday Party!1997. George Mraz, Bottom Lines1997. Kevin Mahogany, Another Time Another Place












CD 1997. Patrick Doyle, Great Expectations, Atlantic ‎83063-2
CD 1997. Tim Warfield, Gentle Warrior, Criss Cross Jazz 1149
CD 1997. James Carter, In Carterian Fashion, Atlantic 83082-2
CD 1998. Bette Midler, Bathhouse Betty, Warner Bros. 47078
CD 1998. George Mraz, Duke's Place, Milestone 9292-2
CD 1999. Wynton Marsalis, The Marciac Suite, Columbia 69877
CD 1999. Sadao Watanabe, Remembrance, Verve ‎314 547 440 2
CD 1999. Lincoln Center Jazz Orchestra with Wynton Marsalis, Live in Swing City: Swingin’ with the Duke, Columbia 69898

1997. Tim Warfield, Gentle Warrior1997. James Carter, In Carterian Fashion1999. Wynton Marsalis, The Marciac Suite1999. Lincoln Center Jazz Orchestra with Wynton Marsalis, Live in Swing City: Swingin’ with the Duke












CD 1999. Carla Cook, It's All About Love, MaxJazz 106
CD 2000. Jimmy Scott, Mood Indigo, Milestone 9305-2
CD 2000. Roy Nathanson, Fire at Keaton's Bar and Grill, Six Degrees Records ‎657036 1024-2
CD 2000. Carla Cook, Dem Bones, MaxJazz 111
CD 2000. Carla Cook, Max Jazz Holiday, MaxJazz 301
CD 2001. Tim Warfield, Jazz Is…, Criss Cross Jazz 1227
CD 2002. Carla Cook, Simply Natural, MaxJazz 115
CD 2002. Donald Harrison, Big Chief, TIM/The International Music Company ‎220373
CD 2002. Billy Taylor, Taylor Made at the Kennedy Center, Kennedy Center Jazz Recordings 033105
CD 2003. Jimmy Scott, Moon Glow, Milestone 9332-2
1999. Carla Cook, It's All About Love2000. Jimmy Scott, Mood Indigo2001. Tim Warfield, Jazz Is…2002. Billy Taylor, Taylor Made at the Kennedy Center












CD 2004. James Carter, Gold Sounds, Brown Brothers ‎1
CD 2005. Jazz at Lincoln Center Presents: Higher Ground Hurricane Benefit Relief Concert, Blue Note ‎0946 3 45238 2
CD 2007. Carl Allen & Rodney Whitaker, Get Ready, Mack Avenue 1034
CD 2008. Cynthia Felton, Afro Blue: The Music of Oscar Brown Jr., Felton Entertainment ‎0001
CD 2008. Marilyn Scott, Every Time We Say Goodbye, Venus 3027
CD 2008. Alexander Berenson, Take Me With You, Butman Music 74004
CD 2009. Joel Frahm, Caminhos Cruzados, Venus 1039
CD 2010. John Brown, Dancing With Duke: an Homage to Duke Ellington, Brown Boulevard Records (non numéroté)
CD 2010. Michael Dease, Grace, Jazz Legacy Productions 1001009
CD 2011. Dezron Douglas, Ganbare Nippon, Venus 1064
CD 2011. Dezron Douglas, Walkin' My Baby Back Home, Venus 1080
2004. James Carter, Gold Sounds2005. Jazz at Lincoln Center Presents: Higher Ground Hurricane Benefit Relief Concert2007. Carl Allen & Rodney Whitaker, Get Ready2011. Dezron Douglas, Walkin' My Baby Back Home












CD 2012. Tim Warfield, Eye of the Beholder, Criss Cross Jazz 1355
CD 2013. Ameen Saleem The Groove Lab, VVJ 103
CD 2013. Dee Daniels, State of the Art, Criss Cross Jazz 1362
CD 2014. Jimmy Greene, Beautiful Life, Mack Avenue ‎1093
CD 2014. Sharel Cassity, Manhattan Romance, Venus 1156
CD 2017. Charnett Moffett, Music from Our Soul, Motéma ‎0227
CD 2017. Vincent Herring, Uptown Shuffle, Smoke Sessions Records ‎1403
CD 2017. Vincent Herring, Hard Times, Smoke Sessions Records ‎1708
CD 2018. Tiffany Austin, Unbroken, Con Alma Music 2
CD 2019. Quiana Lynell, A Little Love, Concord Jazz ‎00131

2012. Tim Warfield, Eye of the Beholder2017. Vincent Herring, Uptown Shuffle2017. Vincent Herring, Hard Times2019. Quiana Lynell, A Little Love














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VIDÉOGRAPHIE
par Hélène Sportis et Mathieu Perez

Cyrus Chestnut, image extraite de la video YouTube (cliquer sur l'image)
Cyrus Chestnut, image extraite de la video YouTube (cliquer sur l'image)



Chaîne YouTube de Cyrus Chestnut

Vidéos sur le site de Cyrus Chestnut
https://cyruschestnut.net/media/

1992. Cyrus Chestnut, Betty Carter (voc), Curtis Lundy (b), Clarence I. Penn (dm), «Autumn Leaves», «Sounds», Jazz at the Munich Philharmonie

2000. Cyrus Chestnut joue un blues, PBS, campagne de soutien pour la TV publique du Maryland, juin

2007. Cyrus Chestnut, Dezron Douglas (b), Neal Smith (dm), Kevin Mahogany (voc), San Javier International Jazz Festival, Espagne

2009. Cyrus Chestnut, «Lift Every Voice and Sing»

2009. Cyrus Chestnut, «Blessed Assurance»

2010. Cyrus Chestnut Master Class, Kennedy Center for the Performing Arts

2010. Cyrus Chestnut, Kevin Mahogany (voc), «Route 66», «Take the A Train», Duc des Lombards, Paris, 24 mars

2011. Cyrus Chestnut, Dezron Douglas (b), Neal Smith (dm), Prélude op. 28 n° 4 en mi mineur/Prelude In E Minor, Frédéric Chopin, 30-31 mars

2012. Cyrus Chestnut, Rosena M. Hill Jackson (voc), «The Lord's Prayer», + Jason Jackson (lead,tb), David Wong (b), Neal Smith (dm), Greg Gisbert (tp), Don Braden (fl,ts), «The Man I Love», «Moanin», Sounds of Sarah Vaughan, South Orange Performing Arts Center/SOPAC, NJ, 27 janvier

2012. Cyrus Chestnut solo, Live at the KNKX Studios, Seattle, WA, 28 août

2013. Cyrus Chestnut’s Berklee Sextet: Edmar Colon (s), Joseph Streater (tp), Ido Meshulam (tb), Tabari Lake (b), John Lee (dm), «Uptown Shuffle», «Solace», live at Dizzy's Club, Lincoln Center, New York, NYC, 10 juin

2013. Cyrus Chestnut parle de ses héros…, interview sur irockjazzmusictv

2013. Cyrus Chestnut, Curtis Lundy (b), Victor Lewis (dm), «Bag’s Groove»

2013. Cyrus Chestnut, Curtis Lundy (b), Victor Lewis (dm), «Naima’s Love Song»

2013. Cyrus Chestnut, Freddie Hendrix (tp), Dezron Douglas (b), Willie Jones III (dm), «Piscean Thought»

2013. Cyrus Chestnut, Freddie Hendrix (tp), Dezron Douglas (b), Willie Jones III (dm), «In Search of a Quiet Place»

2014. Cyrus Chestnut, festival de jazz de Saint-Louis, Sénégal

2015. Cyrus Chestnut solo, Live at Kansas Public Radio, University of Kansas, KS

2015. Cyrus Chestnut, Dezron Douglas (b), Neal Smith (dm), Blues Alley, Washington, DC, Voice of America Beyond Category, 15-18 janvier 

2015. Cyrus Chestnut, Devin Starks (b), Neal Smith (dm), Studzinski Recital Hall / Kanbar Auditorium, Bowdoin College, Brunswick, ME, 27 février

2016. Cyrus Chestnut, Buster Williams (b), Victor Lewis (dm), at WBGO's Yamaha Piano Salon, paroles et musique, Newark, NJ

2016. Cyrus Chestnut, Buster Williams (b), Lenny White (dm), «Nardis», Jazz in Marciac/Jean-Marc Birraux, août

2016. Cyrus Chestnut, Darryl Hall (b), Bernd Reiter (dm), Chiara Pancaldi (voc), Senza Tempo jazzclub, Avellino, Italie, 27 novembre

2016. Cyrus Chestnut, Darryl Hall (b), Bernd Reiter (dm), Chiara Pancaldi (voc), Porgy & Bess jazzclub, Vienne, Autriche, 28 novembre

2017. Cyrus Chestnut, Kenny Barron, Benny Green, Eric Reed, «Monk by 4», Festival de Jazz de Vitoria-Gasteiz, Espagne, 12 juillet

2017. Cyrus Chestnut, Eric Wheeler (b), Chris Beck (dm), Jazz House Kids Montclair Jazz Festival, NJ

2018. Cyrus Chestnut, Eric Wheeler (b), Chris Beck (dm), «Lord I Want to Be a Christian»

2018. Cyrus Chestnut, Eric Wheeler (b), Chris Beck (dm), «Entre Cloches»

2018. Cyrus Chestnut, Eric Wheeler (b), Chris Beck (dm), «Jimbo’s Lullaby»

2019. Cyrus Chestnut solo, «Caravan», Live at Morgan State University Fine and Performing Arts Department, Baltimore, MD, 14 avril

2021. Cyrus Chestnut solo, «Father Time» (minute 19.30), «Star Crossed Lovers» (minute 32.42), Folger Gala

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