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Billy Drummond, Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus
Billy Drummond, Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus


Billy DRUMMOND

Freedom of Ideas

 
La dernière fois que Billy Drummond s’est produit à Paris, c’était en octobre 2018 au Sunside. Il accompagnait le magnifique Steve Kuhn avec le contrebassiste Aidan O’Donnell: une soirée inoubliable. Chacune des interventions, la créativité, l’intensité, du batteur étaient tout simplement du grand art. Billy Drummond incarne l’état d’esprit du jazz dans ce qu’il a de plus exigeant, enraciné et original. Voilà plus de trente ans qu’il accompagne les grands du jazz, de Bobby Hutcherson à Andrew Hill, de Sonny Rollins (Jazz Hot n°478, n°518, n°606)  à Larry Willis, en passant par Joe Henderson, Ron Carter, Horace Silver, Freddie Redd, Steve KuhnEddie Henderson, Lee Konitz, Carla Bley… Il est devenu un Messenger entre les générations, ne cessant de travailler avec les plus jeunes, partageant avec eux son art et son savoir-faire.
Né le 19 juillet 1959 à Newport News, en Virginie, dans une famille de mélomanes, il étudie la percussion classique au Shenandoah Conservatory of Music à Winchester, VA. A la fin des années 1980, suivant les conseils d’Art Blakey et Al Foster, un mentor pour lui, il s’installe à New York et se fait vite repérer par ses pairs de toutes les générations. Sa discographie en sideman est très étoffée, celle en leader est beaucoup plus réduite, comme c'est souvent le cas de beaucoup de grands batteurs et bassistes.
Ses disques en leader et coleader n’en demeurent pas moins excellents, souvent publiés sur le label Criss Cross Jazz pour lequel il a beaucoup travaillé aussi en sideman, et ses enregistrements en sideman se sont réalisés avec des musiciens de jazz parmi les plus intéressants de ces dernières trente années. Ajoutés à ses activités sur la scène et pour l'enseignement, ils témoignent de l'intensité de la contribution au jazz de Billy Drummond.
En 2011, il a monté Freedom of Ideas, une formation qui se compose de musiciens plus jeunes, dont certains sont déjà des piliers de la scène new-yorkaise (tels Dezron Douglas, Danny Grissett, Jeremy Pelt, Dayna Stephens, Jaleel Shaw, Adam Birnbaum). Et si Billy Drummond devait, pour la première fois, enregistrer avec ce groupe en cette fin 2021, en attendant la sortie du disque, on peut écouter les sets de Freedom of Ideas au Smalls, car le club enregistre tous ses concerts et les rend disponibles sur son site web payant SmallsLive; un programme qui a de quoi faire rêver le public français!


Propos recueillis par Mathieu Perez
Photos: Umberto Germinale-Phocus,
Pete Van Nostrand et X, Collection Billy Drummond by courtesy
Remerciements à Billy Drummond


© Jazz Hot 2021




Billy Drummond à 8 ans © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy



Billy Drummond à 8 ans
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy





Jazz Hot: Vous voir jouer en live est une expérience très forte. Quels sont vos souvenirs les plus importants de concerts de jazz en tant qu'auditeur?

Billy Drummond: Mon père m'avait emmené voir Billy Cobham quand j'étais au lycée. J'ai aussi vu Buddy Rich, Roy Brooks, et plus tard, bien sûr, les grands, Elvin Jones, Tony Williams, Max Roach. Avant même que Max ne joue, quand il se dirigeait vers la batterie, je le regardais avec émerveillement; je savais que ça allait être formidable. C'est la même chose avec Art Blakey. Plus tard, j'ai connu ces musiciens, ça a été un niveau d’éveil supérieur. Ils ont eu un impact énorme sur moi. Je pense encore à la première fois que je les ai vus en concert.

Dans l’album de Jeremy Pelt, Tales, Musings and Other Reveries (2014, HighNote), deux batteurs jouent en même temps, Victor Lewis et vous. Quel défi cela représentait-il pour vous?

Ce fut pour moi un grand honneur de jouer aux côtés d’un musicien que j’admire, et que j’ai aimé voir jouer avec Woody Shaw, Oliver Lake, etc. Victor est un batteur très polyvalent. Malheureusement, beaucoup de gens ne se rendent pas compte à quel point il est formidable. Peut-être est-ce dû à sa capacité à travailler dans de nombreux contextes différents. Parfois, lorsque vous n’êtes pas identifié à un style en particulier, il est difficile d’être célébré pour ce qu’on est. Victor Lewis peut tout lire, écrire et jouer! Jouer avec lui, c'était comme jouer avec moi-même. Pour ça –ce que nous n’avons pas toujours la possibilité de faire en tant que batteur–, il faut écouter. Avec la batterie, c’est très difficile. C’est un peu risqué. (Rires) Mais Victor sait écouter. Donc, si je l’écoute et que lui m’écoute, on sait quoi jouer et comment compléter le jeu de chacun.

Tony Reedus, Jack DeJohnette et Billy Drummond au Rudy Van Gelder's Studio, NJ, vers 1997 © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Tony Reedus, Jack DeJohnette et Billy Drummond
au Rudy Van Gelder's Studio, NJ, vers 1997
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Avez-vous beaucoup parlé avant la session d'enregistrement?

Non, pas vraiment. C'était une session fantastique. D’ailleurs, nous avons aussi fait quelques concerts.

Avez-vous eu l'occasion de jouer en duo avec d'autres batteurs?

Oui, avec Jack DeJohnette, Andrew Cyrille, Matt Wilson. Jack et Andrew sont de vrais improvisateurs. Ils sont spontanés, ils écoutent et ont tellement de savoir et d’expérience qu’ils s’adaptent immédiatement. J'ai essayé de faire ça aussi bien que je pouvais, sans être trop intimidé par qui ils sont. (Rires)

Est-ce que le groupe M’Boom de Max Roach a eu un impact sur vous?

Je ne les ai jamais vus en live, mais j'ai plusieurs de leurs enregistrements. Une fois, alors que je jouais avec Sonny Rollins à Monterey, Ils étaient là. Ils passaient le lendemain. Donc, j’ai traîné avec Warren Smith, Roy Brooks, Fontaine Eli, Ray Mantilla, Joe Chambers. Max Roach (Jazz Hot n°643 et 644) est un peu notre père à tous.

Billy Drummond avec Art Blakey © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Billy Drummond et Art Blakey
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Vous avez dit qu’Art Blakey était l’un des musiciens qui vous ont encouragé à partir à New York. Quand l’avez-vous rencontré?

En 1981. Je suis allé le voir au Blues Alley, à Washington. A cette époque, je jouais déjà; un de mes amis, Clarence Seay était le contrebassiste de Blakey; Wallace Roney, Donald Brown, Billy Pierce, Bobby Watson et Branford Marsalis étaient dans le groupe. Curieusement, j'ai parlé à Art Blakey à la fin de la soirée, quand tout le monde était parti. C'était juste lui et moi, je traînais. C’est là qu’il m’a encouragé à aller à New York. Pendant le concert, j’étais comme une éponge, j’absorbais tout ce qu'il jouait. A la fin, les Messengers jouent leur thème emblématique («Blues March»). Blakey se lève, se dirige vers moi et me tend ses baguettes! Il me dit de monter sur scène et de jouer. (Rires) Je ne sais pas comment il savait que j'étais batteur… Il voulait que je joue pendant qu'il faisait les annonces. Mais j’ai joué à fond! (Rires) Il m’a dit de me calmer. (Rires) Une expérience formidable!

Al Foster vous a également encouragé.

Avant de m’installer à New York en 1988, je venais souvent pour traîner. J'ai revu Joe Henderson, que j’avais rencontré en Virginie d’où je suis originaire. Je lui posais des questions sur Al Foster, car j’étais un grand fan. Il m'a dit qu'Al jouait avec lui quelques semaines plus tard au Village Vanguard, et que je devrais venir y jeter un œil; ce que j'ai fait. Là, même chose, Al m'a invité à faire le bœuf! Je ne le connaissais pas vraiment. Ensuite, je me suis lié d'amitié avec lui, et j'ai commencé à venir le voir. Il est d’une telle gentillesse; j’adore son jeu. Le voir jouer pour la première fois a été une de ces expériences importantes, une épiphanie, comme voir jouer Tony Williams, Elvin Jones, Max Roach. Tout à coup, vous devez revoir complètement votre approche musicale. (Rires)

Comment ça?

Al est l'un des musiciens qui ont eu un grand impact sur mon approche de la batterie; parce qu'il est tellement musical. Al était un mélange de tout ce que j’aimais chez les autres batteurs. A ce moment-là, il accompagnait Joe Henderson, Steve Kuhn, Tommy Flanagan, McCoy Tyner, Sonny Rollins, Herbie Hancock, etc. Il jouait au Vanguard avec tout le monde, il était dans Quest (célèbre groupe avec Dave Liebman, Richie Beirach, Ron McClure et Billy Hart, avec quelques variantes de composition) , etc.

Quel était votre état d'esprit lorsque vous vous êtes installé à New York en 1988?

Je suis venu sans a priori. Je voulais être dans un environnement jazz. Les musiciens étaient à New York, et c’est là que je voulais être. Je ne pensais même pas à travailler. Je travaillais dans un groupe du Top 40 en Virginie cinq soirs par semaine depuis environ quatre ans. Ça m'a permis de mettre de l'argent de côté. On jouait des chansons pop pour faire danser les gens. Je chantais, je jouais de la batterie, etc. Mais, tout ce temps, dans mon for intérieur, j'étais batteur de jazz. (Rires) Donc, quand j'ai déménagé à New York, je voulais rester aussi longtemps que possible, peut-être six mois. C'était mon état d'esprit. J'ai rencontré des gars de mon âge qui étaient à New York depuis un moment. Lewis Nash, Tony Reedus, Kenny Washington, Jeff Watts, Smitty Smith, etc. Ensuite, j'ai commencé à jouer avec mes potes. Et après quelques semaines, j'ai reçu un coup de fil pour travailler avec Out of the Blue (OTB, célèbre groupe fondé par Blue Note dans les années 1980, à la composition variable, avec, entre autres, Kenny Garrett, Harry Pickens, Renee Rosnes, Ralph Peterson, Steve Wilson…). Je remplaçais Ralph Peterson, qui commençait à jouer en leader. Ça m'a permis de voyager à l'étranger et donné l’occasion d'être entendu par d'autres gens.

C’est le moment où vous jouiez au Augie’s, à la fin des années 1980?

Oui, c’est là que j’ai rencontré Freddie Bryant, Peter Bernstein, Larry Goldings, Bruce Barth, Ira Coleman, etc. On jouait là-bas, aussi au Village Gate, au Lola.

Combien de soirs par semaine jouiez-vous au Augie’s?

Au moins deux soirs par semaine.

Avec qui?

Freddie Bryant, Ira Coleman, Sean Smith, Tarik Shah, etc. Augie’s n’était pas très chic; on n’était pas payé; on passait un chapeau. On jouait aussi chez des musiciens: on se réunissait, et on faisait une jam. On a beaucoup fait ça chez Bruce Barth, avec Tim Ries, Scott Colley, avec beaucoup de musiciens différents.

Billy Drummond, Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus
Billy Drummond, Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus


Quels ont été les premiers gigs importants pour vous?

Quand Buster Williams m'a appelé pour jouer dans son groupe, Something More. Ça a été très important pour moi! Là, vous jouez avec quelqu'un avec qui vous êtes un peu marié, parce que vous êtes dans la section rythmique. Et Buster n’est pas n’importe quel contrebassiste! (Rires) J'étais un grand fan. Jamais, dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé pouvoir jouer avec lui à ce moment-là. A l'époque, j'avais un répondeur. Dans mon message d’accueil, j’avais de la musique qui provenait d’un disque de Buster. Donc, quand il m’a appelé, c’est la première chose qu’il a entendue! (Rires) Sa propre musique sur mon répondeur! (Rires)

Que retenez-vous de cette expérience?

Jusque-là, je jouais avec mes contemporains. Ira Coleman, Peter Washington, etc. Buster jouait déjà en leader, comme Eddie Gómez, Gary Peacock, George Mraz, Ron Carter, Cecil McBee, etc. Donc, être le batteur de ce bassiste-là, c’était quelque chose. Une expérience comme celle-là vous donne de la force. C’est comme soulever des poids!

Qui était dans le groupe?

Les autres membres du groupe avaient mon âge. Ralph Moore, Benny Green et Shunzo Ohno (tp).

Combien de temps ce groupe a-t-il duré?

Environ trois ou quatre ans, par intermittence. Je joue avec Buster depuis 1990.

Billy Drummond avec Horace Silver, Boston, MA, 1989 © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Billy Drummond avec Horace Silver, Boston, MA, 1989
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


Combien de temps avez-vous travaillé avec Joe Henderson?

On a joué à New York à plusieurs reprises. Al Foster était son batteur régulier. Ensuite, en 1989, j'ai joué avec Horace Silver. Il ne travaillait pas toute l’année, mais trois ou quatre mois, comme de mai à septembre. Nous avons joué partout. A Londres, au Ronnie Scott’s pendant deux semaines; au Free Jazz Festival, à Rio, au Brésil; à New York, Boston, Los Angeles, San Francisco, etc. L’année suivante, il m'a demandé de revenir, mais j'avais d'autres engagements. J'aurais peut-être dû le faire !

A cette époque, vous jouiez avec plusieurs musiciens historiques?

Vers 1989, je travaillais avec Charles Tolliver (j’ai aussi joué dans son big band), Buster Williams, Bobby Hutcherson  et Steve Kuhn. (Rires) Bobby était un de ces musiciens avec qui je rêvais de jouer. Quand j'ai commencé à jouer avec lui, c'était du lourd! Avec Steve, je jouais au Knickerbocker (Greenwich Village, New York). J'étais le premier batteur à y jouer. David Fink était à la basse. Je pense que Lewis Nash m'a recommandé, et que Charles Tolliver et lui m'ont recommandé à Buster, parce que je jouais avec Tolliver. Ils étaient tous mes héros.

Etiez-vous intimidé par eux?

Ouais! Mais pas assez pour dire non. (Rires) Ils m’inspiraient. Le pire qui puisse arriver, c’est qu’ils ne me réengagent pas. Mais ils l'ont fait! Et ils ont continué à m'appeler au fil des années. Ils ont entendu quelque chose. Ils pensaient que quelque chose sonnait bien, je ne sais pas quoi… Donc, je me sentais aussi à l'aise qu'on pouvait l'être, compte tenu de la position dans laquelle j'étais. J'étais ouvert à tout ce qu'ils me disaient.

Vous ont-ils jamais fait des remarques?

Non, ils me laissaient faire et comprendre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Joe Chambers, Bobby Hutcherson, Billy Drummond, Dizzy's, New York, NY © Pete Van Nostrand, Collection Billy Drummond, by courtesy


Joe Chambers, Bobby Hutcherson, Billy Drummond,
Dizzy's, New York, NY © Pete Van Nostrand,
Collection Billy Drummond, by courtesy



Comment compareriez-vous ces leaders?

C’est la beauté de ces expériences. Chacun de ces musiciens a un son, une musique, une personnalité emblématiques et identifiables. Pouvoir contribuer à cela est formidable. Aujourd’hui, il n'y a pas autant de musiciens qui ont ce genre d'immédiateté en termes de son. Jouer avec Buster était une situation tellement intime, parce qu’elle est celle du bassiste et du batteur. Ça vous fait penser à des équipes incroyables, comme Kenny Clarke et Percy Heath, Philly Joe Jones et Paul Chambers, Paul Motian et Scott LaFaro, Tony Williams et Ron Carter, etc. Je ne dis pas que j'ai eu une telle relation avec Buster. Mais quand ça marche, c’est formidable! Bobby… wow! A chaque fois qu’il jouait, je n’arrivais pas à y croire. Il était génial! Ça vous fait réfléchir à son dévouement au service de la musique, à ce qu’il mettait dans chaque note. Et sa musique allait dans différentes directions. Il fallait trouver comment l'aborder. Vous ne pouviez pas venir avec des idées préconçues. Vous deviez aborder ça sous un angle nouveau, parce que vous ne pouviez pas utiliser ce que vous saviez. Ça ne s’appliquait pas nécessairement. Je devais me réévaluer pour que ça fonctionne. Et quand ça se produit, c’est incroyable! La même chose avec Carla Bley, Andrew Hill. Ils sont la musique. Ça arrive avec la plupart des grands musiciens. Rien n'est séparé.

Vous avez également travaillé avec J.J. Johnson au début des années 1990.

C'était la première fois que je venais après Victor Lewis. La deuxième, c'était avec Carla Bley.

Quand avez-vous commencé à travailler avec Andrew Hill?

J'ai rencontré Andrew par Tolliver et Joe Henderson. Tolliver m'avait entendu jouer avec Joe, puis il m'a engagé. Un soir, je suis allé voir Andrew en spectateur. Je ne le connaissais pas personnellement. Mais Joe et Tolliver étaient au bar. Je traînais avec eux. Puis, Andrew est venu. Ils m'ont présenté à lui… Nous avons fait un très beau disque, Dusk (1999), je l’adore! J’en suis très fier. A cette époque, Andrew faisait son retour sur la scène new-yorkaise et avait monté un groupe. C'était un peu la même instrumentation que sur le disque Point of Departure (1964), sur Blue Note. Trompette, ténor, alto, piano, basse, batterie. Il y avait donc Marty Ehrlich à l’alto et à la clarinette basse, Greg Tardy au ténor, Ron Horton à la trompette, Scott Colley à la basse et moi-même. Ce sextet a duré deux ou trois ans. On a joué au Jazz Standard et au Birdland (New York), à Boston, à l’université du Massachusetts (UMass), etc. Ensuite, Andrew a remplacé le groupe par un trio, et il est mort peu de temps après.

Quel leader était Andrew Hill?

Andrew était d’une puissance! Tous ces leaders ont eu des batteurs qui étaient mes batteurs préférés. Avec Andrew, il y a eu Roy Haynes, Joe Chambers, Billy Higgins, Tony Williams, etc. Avec Steve Kuhn, Al Foster, Bobby Moses, Jon Christensen, etc. Avec Bobby Hutcherson, Higgins, Chambers, etc. Donc, c'était sympa de me retrouver à la place qu’ils avaient occupée. Je voulais les égaler du mieux que je pouvais tout en restant moi-même. De plus, ces gars-là ne se sont pas arrêtés. Chacun d'entre eux a évolué musicalement, ce qui est difficile à croire car ils auraient pu s'arrêter à tout moment et rester pertinents.

De gauche à droite: Tony Reedus, Kenny Washington, Nasheet Waits, Billy Higgins, Billy Drummond, Ben Riley, anniversaire de Billy Drummond au Sweet Basil, New York, NY, vers 1997 © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy


De g à d, drums summit: Tony Reedus, Kenny Washington,
Nasheet Waits, Billy Higgins, Billy Drummond,
Ben Riley, anniversaire de Billy Drummond
au Sweet Basil, New York, NY, vers 1997
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy




De quels batteurs êtes-vous très proche?

Billy Hart, Al Foster, Kenny Washington, Carl Allen, Tony Reedus, Adam Nusbaum, Billy Higgins, Ben Riley, etc. C’est comme une petite communauté.

Explorer différents styles musicaux fait partie de votre personnalité.

Je ne suis pas coincé dans un genre musical. C’est un choix, parce que, dans les années 1960 et 1970, j’écoutais beaucoup de musiques différentes.

Vous faites beaucoup de concerts au Smalls avec de jeunes musiciens.

Vous voulez dire des musiciens plus jeunes que moi? Eh bien, ce sont eux qui me contactent. Mais je suis toujours disponible pour jouer avec n'importe quel musicien de tout âge si j'ai l'impression que c'est quelqu'un avec qui je veux jouer. Il y a de merveilleux musiciens de tous âges. Je suis ouvert à tous! J'aime jouer avec des musiciens avec qui la musique peut prendre des directions différentes. Des musiciens qui comprennent la tradition et qui apportent aussi leurs propres influences. Les jeunes musiciens ont une tout autre source d’information et des influences que je n’ai pas. C'est génial. Cela va tirer de moi des choses que je ne pensais peut-être pas avoir en moi. Mais ce ne sont pas des trucs dont on parle; ça arrive tout simplement.

En tant que leader, vous avez monté le quartet Freedom of Ideas, composé de Chris Potter, David Virelles, Dezron Douglas, mais également de Danny Grissett, Vicente Archer, Dayna Stephens, Adam Birnbaum, Jaleel Shaw, etc.

J'aime la façon dont ils jouent. Ils apportent leur personnalité et de manière créative. J’adore David Virelles. Dernièrement, j'ai pris Lawrence Fields. Dayna Stephens, Jaleel Shaw, Dezron Douglas, David Wong, qui a joué avec Steve Kuhn, etc. Ce sont tous d'excellents musiciens. La musique n'a pas de limite avec eux.

Pourquoi n’avoir jamais enregistré avec Freedom of Ideas?

J'ai essayé pendant longtemps! (Rires) Les maisons de disques ne sont pas intéressées. C’est la même chose avec des gigs en leader. Les patrons de clubs et les promoteurs adorent quand je fais partie d’un groupe, pas quand je suis le leader… En novembre 2021, je vais enfin enregistrer avec Freedom of Ideas. Le disque sortira, je l’espère, au début de l’année 2022.

Quels leaders vous ont inspiré?

Jack DeJohnette. Lorsque vous avez des musiciens comme Arthur Blythe, Lester Bowie, etc., il est facile de rester soi-même. Tony Williams a toujours été comme ça. Son premier disque avec deux bassistes, qui faisait ça à ce moment-là? Et quel batteur de 18 ans faisait ça? (Rires) Tony a changé la façon dont les batteurs jouent de la batterie, au moins trois fois. Ensuite, il a changé l'orientation de sa propre musique trois ou quatre fois. Avec Sam Rivers, avec Lifetime, avec le groupe de percussionnistes, avec Laura Tequila Vogan et Allan Holdsworth, puis avec un quintet qui jouait tout son répertoire. Si vous regardez ces différentes équipes, c'est complètement différent. Mais, au centre, il y a ce musicien emblématique.

Au moment où vous avez enregistré votre premier album en leader, Native Colours (1991, Criss Cross Jazz), vous travailliez avec Bobby Hutcherson. Est-ce pour cette raison que vous avez choisi Steve Nelson?

Steve est un contemporain. Avant cet enregistrement, on était dans le groupe de Ralph Moore. Donc, c’est le son que j’entendais pour mon projet. Steve est dans la lignée de Bobby. A chaque fois que je jouais avec Bobby, Steve, Joe Locke, etc. étaient là. Une fois, il y avait Steve, Joe Locke, Roy Ayers, Stefon Harris. Quand Bobby ou Milt Jackson jouaient, tout le monde à moins de 100 miles venait les voir! (Rires) Bags et Bobby étaient comme père et fils.

Pourquoi avoir choisi d'enregistrer Dubai (1995, Criss Cross Jazz) sans piano?

J'ai toujours aimé jouer en trio avec un saxophoniste et un contrebassiste. Si vous avez les bonnes personnes, ça ouvre votre jeu. Mais vous avez besoin de musiciens accomplis, car il n'y a pas de filet de sécurité. Je pensais que Walt Weiskopf et Chris Potter se complèteraient au niveau stylistique, car ils ne jouent pas vraiment de la même façon. Ils ont développé leur jeu à un niveau très élevé. J'avais déjà travaillé avec Walt sur certains de ses disques, et je jouais de temps en temps avec Chris dans son groupe. Peter Washington, j'ai beaucoup enregistré avec lui. Je savais qu'ils pourraient tous assurer musicalement.

Billy Drummond avec Elvin Jones, Chicago Jazz Festival, 1991 © Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy





Billy Drummond avec Elvin Jones,
Chicago Jazz Festival, 1991
© Photo X, Collection Billy Drummond, by courtesy




Avez-vous été inspiré par des batteurs qui ont enregistré, en leader, des albums sans pianiste?

Oh, oui! Par Jack DeJohnette, Elvin Jones avec Joe Farrell, Max Roach, Tony Williams et Paul Motian dans ses albums Le voyage, avec Jean-François Jenny-Clark et Charles Brackeen (ECM, 1979), et Dance, avec David Izenzon et Charles Brackeen (ECM, 1977). Ces disques sont des chefs-d'œuvre absolus! Ils sont ouverts et ont trois sonorités différentes. Ça vous donne tellement de possibilités.

Pourquoi avez-vous choisi d'enregistrer le thème «Mushi Mushi» (Don Redman)?

Il a été enregistré par Keith Jarrett. J’aime le groupe de Keith, l’American Quartet. J'ai aussi aimé l’European Quartet.

Avec quels musiciens avez-vous le plus joué?

Avec Larry Willis, Steve Kuhn, Carla Bley. Je travaille également depuis longtemps avec Eddie Henderson. J'ai enregistré trois ou quatre disques avec lui. Je joue avec lui depuis le début des années 1990, avec Stanley Cowell depuis sept ans. C'était un autre géant.

C’est vous qui avez réuni Larry Willis et Eddie Gómez.

Ils étaient au lycée ensemble, mais ils n’avaient pas joué ensemble depuis ce temps. Ils m'ont dit ça quand je les ai appelés pour un concert en trio au Kitano de New York! Je ne le savais même pas!

Vous les connaissiez très bien.

Je jouais avec Larry dans son groupe. J'avais travaillé en studio avec Eddie. Avec Eddie, on a peut-être aussi joué avec Kuhn, car il a utilisé beaucoup de bassistes différents. Buster Williams, Eddie Gómez, Gary Peacock, Steve LaSpina, David Fink, etc. Après ce concert, Larry nous a pris, Eddie et moi, pour enregistrer ses deux disques suivants. J'ai en quelque sorte ravivé leur relation. C'était agréable de voir ça. Je joue encore assez souvent avec Eddie. J’adorais Larry. Il était superbad! Méconnu, comme George Cables…

Quand avez-vous rejoint le groupe de Carla Bley?

Vers 2001 ou 2002, j’ai été appelé pour remplacer Victor Lewis dans son groupe 4X4, qui était un octet. Nous avons joué à la Knitting Factory à New York. C’est Steve Swallow, que je ne connaissais pas à l’époque, qui m’a appelé. Je pense que Swallow a eu vent de moi par Kuhn, parce qu’ils sont comme des frères.

Connaissiez-vous la musique de Carla Bley?

Pas tant que ça. Je connaissais les thèmes enregistrés par Paul Bley, Tony Williams, Art Farmer, Gary Burton. Curieusement, je suis passé à côté de ça.

Sa musique est-elle difficile à jouer?

Ils m'ont envoyé des pages et des pages de partition. (Rires) C’est une musique improvisationnelle, mais très écrite. C'était difficile. Mais tout de suite, entre Steve Swallow et moi, le courant est passé.

Qui d’autre était dans le groupe?

Lew Soloff (tp), Craig Handy (ts), Vincent Herring (as), Gary Valente (tb).

Quand avez-vous rejoint le big band de Carla Bley?

Ensuite, Carla m'a demandé de rejoindre son big band. Mais je ne suis pas un batteur de big band… On a enregistré deux disques avec le big band, Looking for America et Appearing Nightly. Et deux avec les Lost Chords. Ensuite, elle a voulu augmenter le trio qu’elle avait avec Andy Sheppard et Swallow. Dès 2003, on a fait plusieurs tournées en Europe. Mais presque aucun concert aux Etats-Unis, à l'exception du Newport Jazz Festival en 2005 avec les Lost Chords. C’est comme avec Kuhn. Presque aucun concert aux Etats-Unis. Toujours en Europe, au Japon ou en Amérique du Sud. C'est étrange…

Vous jouez avec Steve Kuhn depuis 1991. Vous avez enregistré dix albums avec lui.

Joey Baron a fait les disques les plus connus sur ECM. J'ai fait ceux sur Venus (cf. discographie). Personne ne les connaît, ceux-là. (Rires) On était supposés en faire un pour ECM, avec Buster Williams et Kuhn. En 2014, on était en tournée en Europe. Manfred Eicher est venu nous voir à l'Unterfahrt, à Munich. Il est resté pendant les deux sets. Puis, il a traîné dans le vestiaire avec nous. Il nous a dit que c'était un trio incroyable, qu’il voulait nous enregistrer. Steve ne l'avait jamais vu aussi enthousiaste, mais le disque ne s'est jamais fait…

George Mraz (b), Billy Drummond (Steve Kuhn Trio avec Steve Grossman), Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus
George Mraz (b), Billy Drummond (Steve Kuhn Trio avec Steve Grossman),
Monte Carlo Jazz Fest 2009 © Umberto Germinale-Phocus

C'est dommage. Steve Kuhn est un musicien magnifique.

Personne ne sonne comme Kuhn! Avant de travailler avec lui, j'étais un de ses fans, à cause de ma passion pour Al Foster. Mais peu de gens le connaissent aux Etats-Unis. Les plus jeunes ne lui prêtent pas attention, parce qu’ils sont programmés pour aimer des icônes comme Chick Corea et Brad Mehldau. Mes étudiants ne savent même pas qui il est.

Pouvez-vous nous dire un mot sur votre parcours d’enseignant?

J'ai commencé à enseigner à Juilliard et à NYU à peu près au même moment, vers 2005-2006. Avant cela, j'ai fait de l'enseignement privé en lien avec des écoles de la région, mais je n'étais pas membre du corps professoral. Aujourd’hui, j’enseigne la batterie de jazz à Juilliard, et je suis professeur de batterie de jazz et d'histoire du jazz à NYU. Je n’ai pas d’anecdotes à raconter, si ce n’est que j’ai eu des étudiants formidables qui jouent maintenant dans le monde entier. Je suis heureux d'avoir pu les aider d'une manière ou d'une autre.

En 2016-2017, vous accompagniez Ron Carter.

Je ne suis pas un membre régulier des groupes de Ron Carter. Je suis allé au Japon avec lui en 2017 avec une formation qu'il avait montée avec Kenny Barron. J'ai eu la chance d'avoir joué avec lui dans diverses situations au fil des ans. La première fois, c’était peut-être en 1990, en trio avec Mundell Lowe (g). En octobre 2021, j'ai de nouveau travaillé avec lui, en trio avec Donald Vega (p): je remplaçais Russell Malone. C'était pour la sortie du disque The Brown Beatnik Tomes, chez Blue Note, que M. Carter a réalisé en collaboration avec le poète Danny Simmons. Autrement, nous avons fait pas mal de concerts avec Javon Jackson (ts). Avec ce trio-là, nous avons enregistré en 2014 le disque We’ll Be Together Again (Chesky Records). Jouer avec Ron Carter est incroyable! Il est sur tant de disques que je possède et que j'aime. Il a joué avec tous mes batteurs préférés, donc, jouer avec lui, c’est une expérience très, très importante pour moi. Je me suis exercé pour jouer avec lui toute ma vie pratiquement! Il occupe, de bien des façons, une place très spéciale dans ma vie. Ron m'a engagé dans son groupe. Lui en leader, c’est une tout autre expérience. Très intense, mais géniale. De plus, on est tous les deux des férus de la haute-fidélité. Donc, on parle toujours de ça. C’est mon petit passe-temps. J'ai cinq chaînes chez moi, une dans chaque pièce. Je ne me suis jamais débarrassé de mes disques. Je n'ai jamais perdu ça.




*


DISCOGRAPHIE
par Mathieu Perez et Jérôme Partage
1993. Billy Drummond Quartet, The Gift, Criss Cross Jazz
1993. Billy Drummond Quartet, The Gift, Criss Cross Jazz



Leader/coleader

CD 1989. The Baltimore Syndicate, Paddle Wheel KICJ 32 

CD 1991. Billy Drummond Quintet, Native Colours, Criss Cross Jazz 1057 

CD 1993. Billy Drummond Quartet, The Gift, Criss Cross Jazz 1083 

CD 1995. Billy Drummond, Dubai, Criss Cross Jazz 1120

1989. The Baltimore Syndicate, Paddle Wheel1991. Billy Drummond Quintet, Native Colours, Criss Cross Jazz1993. Billy Drummond Quartet, The Gift, Criss Cross Jazz1995. Billy Drummond, Dubai, Criss Cross Jazz









 



CD 2007. Eddie Gomez/Billy Drummond/Yutaka Kobayashi featuring Al Di Meola, Beautiful Love: The NYC Session, Isol Discus Organization 50001
CD 2014. Three’s Company, We’ll Be Together Again, Chesky Records 376 (avec Javon Jackson et Ron Carter)
2007. Eddie Gomez/Billy Drummond/Yutaka Kobayashi featuring Al Di Meola, Beautiful Love: The NYC Session, Isol Discus Organization2014. Three’s Company, We’ll Be Together Again, Chesky Records














avec The Drummonds (Renee Rosnes, p, Ray Drummond, b, Billy Drummond, dm)

CD 1999. The Drummonds, When You Wish Upon a Star, Videoarts Music 1027

CD 2000. The Drummonds, Letter to Evans, Videoarts Music 1030

CD 2000. The Drummonds, Pas de Trois, True Life Jazz 100072

CD 2001. The Drummonds, A Beautiful Friendship, Videoarts Music 1032

CD 2003. The Drummonds, Once Upon a Time, Videoarts Music 1035

1999. The Drummonds, When You Wish Upon A Star, Videoarts Music2000. The Drummonds, Letter to Evans, Videoarts Music2001. The Drummonds, A Beautiful Friendship, Videoarts Music2003. The Drummonds, Once Upon a Time, Videoarts Music






 








Sideman

CD 1989. Renee Rosnes Trio, Mind Medicine Jazz Project: Face to Face, Somethin’ Else 5508

CD 1989. Out of the Blue, Spiral Staircase, Blue Note 7 93006-2

CD 1990. Jon Faddis, Hornucopia, Epic 46958 

CD 1990. Renee Rosnes, For the Moment, Blue Note 7 94859 2 (avec Joe Henderson)

CD 1990. Dale Barlow, Hypnotation, Spiral Scratch 009 

CD 1990. Frank Griffith, The Suspect, Hep 2077 

CD 1990. Sam Newsome Quintet, Sam I Am, Criss Cross Jazz 1056 

CD 1990. Tomas Franck, In New York, Criss Cross Jazz 1052

1989. Renee Rosnes Trio, Mind Medicine Jazz Project: Face to Face, Somethin’ Else1990. Jon Faddis, Hornucopia, Epic1990. Renee Rosnes, For the Moment, Blue Note1990. Sam Newsome Quintet, Sam I Am, Criss Cross Jazz













CD 1990. Nat Adderley, The Old Country, Enja 7027-2

CD 1991. Bobby Hutcherson, Mirage, Landmark 1529-2 

CD 1991. John Swana, John Swana & Friends, Criss Cross Jazz 1055

CD 1991-92. Charles Fambrough, The Charmer, CTI Records R2-79484 

CD 1992. Renee Rosnes Trio with Strings Orchestra, Without Words, Blue Note 07777 7 98168 2 8 

CD 1992. Michel Perez/Ron Carter, Toujours, Instant Présent 1009 

CD 1992. Jazz Celebration: A Tribute to Carl Jefferson, Concord 7005 

CD 1992. Laurent de Wilde, Open Changes, Ida Records 035
1990. Nat Adderley, The Old Country, Enja1991. Bobby Hutcherson, Mirage, Landmark1992. Michel Perez/Ron Carter, Toujours, Instant Présent1992. Jazz Celebration: A Tribute to Carl Jefferson, Concord












CD 1992. Billy Pierce, Epistrophy, Evidence 22128-2 

CD 1992. Walt Weiskopf, Simplicity, Criss Cross Jazz 1075 

CD 1992-1993. Rob Bargad, Better Times, Criss Cross Jazz 1086 

CD 1993. Vincent Herring, Secret Love, MusicMasters Jazz 01612-65092-2 

CD 1993. Vincent Herring, Dawnbird, Landmark 1533-2

CD 1993. Dr. Lonnie Smith, The Art of Organizing, Criss Cross Jazz 1318

CD 1993. Scott Wendholt, Scheme of Things, Criss Cross Jazz 1078 

CD 1993. Barney Wilen, Talisman, IDA 037

1992. Billy Pierce, Epistrophy, Evidence1993. Vincent Herring, Dawnbird, Landmark1993. Dr. Lonnie Smith, The Art of Organizing, Criss Cross Jazz1993. Barney Wilen, Talisman, IDA











CD 1993. John Swana, Feeling’s Mutual, Criss Cross Jazz 1090 

CD 1994. Vincent Herring, Days of Wine and Roses, MusicMasters Jazz 01612-65152-2

CD 1994. Mark Turner-Tad Shull, Two Tenor Ballads, Criss Cross Jazz 1182

CD 1994. Jonny King Quintet, In From the Cold, Criss Cross Jazz 1093 

CD 1994. Eric Felten, Gratitude, Soul Note 121296 

CD 1994. Sonny Rollins, Monterey Jazz Festival, 40 Legendary Years, Malpaso/Warner Bros. 9362-46703-2 (3 CDs) 

CD 1994. Keiji Matsushima, Something Like This, Alfa Jazz 3052 

CD 1994. Greg Gisbert Sextet, On Second Thought, Criss Cross Jazz 1116

1993. John Swana, Feeling’s Mutual, Criss Cross Jazz1994. Vincent Herring, Days of Wine and Roses, MusicMasters Jazz1994. Mark Turner-Tad Shull, Two Tenor Ballads, Criss Cross Jazz1994. Sonny Rollins, Monterey Jazz Festival, 40 Legendary Years, Malpaso/Warner Bros.











CD 1994. Seamus Blake, Four Track Mind, Criss Cross Jazz 1126 

CD 1994. Collectif, Bob Belden’s Shades of Blue, Blue Note 832166-2 (1 titre avec Renee Rosnes Sextet,

1 titre avec Geoff Keezer Trio)

CD 1994. Scott Wendholt, Through The Shadows, Criss Cross Jazz 1101 

CD 1994. Jon Gordon, Ask Me Now, Criss Cross Jazz 1099 

CD 1995. Javon Jackson, For One Who Knows, Blue Note 830244-2 

CD 1995. Carol Fredette, Everything I Need, Brownstone 9903 

CD 1995. Donald Brown, Wurd on the Skreet, Space Time Records 9806 

CD 1995. Laurent de Wilde, The Back Burner, Columbia 480784-2

1994. Seamus Blake, Four Track Mind, Criss Cross Jazz1994. Jon Gordon, Ask Me Now, Criss Cross Jazz1995. Carol Fredette, Everything I Need, Brownstone1995. Donald Brown, Wurd on the Skreet, Space Time Records











CD 1995. Grant Stewart, More Urban Tones, Criss Cross Jazz 1124 

CD 1995. Jonny King, Notes from the Underground, Enja 9067 

CD 1995. Fleurine, Meant to Be!, Blue Music 1001 

CD 1995. Brian Buchanan, Soulstice, Isotope 001 

CD 1995. Renee Rosnes, Ancestors, Blue Note 7243 8 34634 2 8 

CD 1995. Scott Wendholt, From Now On…, Criss Cross Jazz 1123 

CD 1995. Walt Weiskopf, Song for My Mother, Criss Cross Jazz 1127 

CD 1995. Jan Lundgren, New York Calling, Alfa Jazz 3905

1995. Grant Stewart, More Urban Tones, Criss Cross Jazz1995. Fleurine, Meant to Be!, Blue Music1995. Renee Rosnes, Ancestors, Blue Note1995. Jan Lundgren, New York Calling, Alfa Jazz










CD 1996. Jazz for Joy, A Verve Christmas Album, Verve 314 531 960-2 

CD 1996. Javon Jackson, A Look Within, Blue Note 836490-2 

CD 1996. James Moody, Young at Heart, Warner Bros. 9 46227-2 

CD 1996. Dave Stryker, Blue to the Bone, SteepleChase 31400 

CD 1996. Andy Fusco, Big Man’s Blues, Double Time 116 

CD 1996. Lee Konitz, Dearly Beloved, SteepleChase 31406 

CD 1996. Walt Weiskopf, Sleepless Nights, Criss Cross Jazz 1147 

CD 1996. Jim Rotondi, Introducing Jim Rotondi, Criss Cross Jazz 1128 

1996. James Moody, Young at Heart, Warner Bros.1996. Dave Stryker, Blue to the Bone, SteepleChase1996. Lee Konitz, Dearly Beloved, SteepleChase 1996. Jim Rotondi, Introducing Jim Rotondi, Criss Cross Jazz












CD 1996. Peter Bernstein, Brain Dance, Criss Cross Jazz 1130 

CD 1997. David Schumacher, Every Corner, Amosaya 2525

CD 1997. Jonny King, The Meltdown, Enja 9329 

CD 1997. David Schumacher, From Another Life, Amosaya 2528 

CD 1997. Rich Perry, Left Alone, SteepleChase 31421 

CD 1997. Lee Konitz/Rich Perry, RichLee, SteepleChase 31440 

CD 1997. Lee Konitz/Paul Bley, Out of Nowhere, SteepleChase 31427 

CD 1997. George Colligan Quintet, The Newcomer, SteepleChase 31414 

1996. Peter Bernstein, Brain Dance, Criss Cross Jazz1997. Jonny King, The Meltdown, Enja1997. Lee Konitz/Rich Perry, RichLee, SteepleChase1997. Lee Konitz/Paul Bley, Out of Nowhere, SteepleChase












CD 1997. Javon Jackson, Good People, Blue Note 56680-2 

CD 1997. Jon Gordon, Along the Way, Criss Cross Jazz 1138 

CD 1997. Bruce Barth Trio, Don’t Blame Me, Double Time Records 129 

CD 1997. George Cables, Bluesology, SteepleChase 31434 

CD 1997. Larry Schneider Quartet, Ali Girl, SteepleChase 31429 

CD 1997. Danny Walsh Quintet, D’s Mood, SteepleChase 31428 

CD 1997. Rich Perry Quartet, So in Love, SteepleChase 31447

CD 1997. Steve Kuhn, Dedication, Reservoir 154 

CD 1997. Tim Ries, Universal Spirits, Criss Cross Jazz 1144

1997. Javon Jackson, Good People, Blue Note1997. Bruce Barth Trio, Don’t Blame Me, Double Time Records1997. George Cables, Bluesology, SteepleChase1997. Steve Kuhn, Dedication, Reservoir












CD 1997. Barry Ries, Solitude in the Crowd, Double Time 137 

CD 1997. Donny McCaslin, Exile and Discovery, Naxos Jazz 86014-2 

CD 1997. Conrad Herwig, Heart of Darkness, Criss Cross Jazz 1155 

CD 1997. SteepleChase Jam Session, Volume 3, SteepleChase 31526

CD 1997. SteepleChase Jam Session, Volume 5, SteepleChase 31536 

CD 1997. SteepleChase Jam Session, Volume 7, SteepleChase 3154

CD 1997. SteepleChase Jam Session, Volume 8, SteepleChase 31547 

CD 1998. SteepleChase Jam Session, Volume 9, SteepleChase 31554 

CD 1998. SteepleChase Jam Session, Volume 10, SteeplChase 31555 

CD 1998. SteepleChase Jam Session, Volume 12, SteepleChase 31567

1997. Conrad Herwig, Heart of Darkness, Criss Cross Jazz1997. SteepleChase Jam Session, Volume 5, SteepleChase1998. SteepleChase Jam Session, Volume 9, SteepleChase1998. SteepleChase Jam Session, Volume 12, SteepleChase












CD 1998. Franco Ambrosetti, Light Breeze, Enja Records 9331

CD 1998. Joe Locke/David Hazeltine, Mutual Admiration Society, Sharp Nine 1015

CD 1998. Archie Shepp, True Blue, Venus Records 1028

CD 1998. Eddie Henderson, Dreams of Gershwin, VideoArts Music 3015

CD 1998. Eddie Henderson, Reemergence, Sharp Nine 1012-2 

CD 1998. Sheila Jordan, Jazz Child, HighNote 7029

CD 1998. Chris Potter, Vertigo, Concord Jazz ‎4843-2 

CD 1998. Jerry Weldon-Michael Karn, Head to Head, Criss Cross Jazz 1159 

CD 1998. Jerome Harris, Rendezvous, Stereophile 013 

CD 1998. Joe Locke, Mutual Admiration Society, Sharp Nine 1015 

1998. Archie Shepp, True Blue, Venus Records1998. Eddie Henderson, Dreams of Gershwin, VideoArts Music1998. Sheila Jordan, Jazz Child, HighNote1998. Jerome Harris, Rendezvous, Stereophile










CD 1998. Steve Kuhn, Countdown, Reservoir 157 

CD 1998. George Mraz Trio, Duke’s Place, Milestone 9292-2 

CD 1998. Joel Weiskopf, The Search, Criss Cross Jazz 1198 

CD 1998. Andy Fusco, Out of the Dark, Criss Cross Jazz 1171 

CD 1998. David Hazeltine, Waltz for Debby, Venus Records 35077 

CD 1998. Slide Hampton, Inclusion, Twin Records 898

CD 1999. Ben Besiakov, Aviation, Stunt 00192

CD 1999. Carolyn Leonhart, Steal the Moon, Sunnyside 1086 

CD 1999. Sadao Watanabe, Remembrance, Verve 314 547 440 2 

CD 1999. Javon Jackson, Pleasant Valley, Blue Note 99697-2
1998. Steve Kuhn, Countdown, Reservoir1998. Andy Fusco, Out of the Dark, Criss Cross Jazz1998. Slide Hampton, Inclusion, Twin Records1999. Javon Jackson, Pleasant Valley, Blue Note












CD 1999. Renee Rosnes, Art and Soul, Blue Note 7243 4 99997-2 5 

CD 1999. Andrew Hill, Dusk, Palmetto Records 2057 

CD 1999. Marty Ehrlich, Song, Enja 9396 

CD 1999. Steve Kuhn, The Best Things, Reservoir 162 

CD 1999. Walt Weiskopf, Siren, Criss Cross Jazz 1187 

CD 1999. Scott Wendholt, What Goes Unsaid, Double-Time 164 

CD 2000. Tim Ries, Alternate Side, Criss Cross Jazz 1199

CD 2000. Chris Potter, This Will Be, Storyville 1014245 

CD 2000. Joel Frahm, Navigator, Palmetto Records 2063 

CD 2000. John Campbell, Workin’ Out, Criss Cross Jazz 1198
1999. Renee Rosnes, Art and Soul, Blue Note1999. Andrew Hill, Dusk, Palmetto Records2000. Chris Potter, This Will Be, Storyville2000. Joel Frahm, Navigator, Palmetto Records











CD 2001. Steve Kuhn, Temptation, Venus 35098

CD 2001. Archie Shepp, Deja Vu, Venus Records 35096

CD 2001. Jim Snidero, Strings, Milestone 9326

CD 2001. Eddie Henderson, Oasis, Sirocco Jazz Ltd. 1015 

CD 2001. Larry Coryell, Cedars of Avalon, HighNote 7093 

CD 2002. Steve Kuhn, Waltz: Blue Side, Venus Records 35306 

CD 2002. Steve Kuhn, Waltz: Red Side, Venus Records 35307

CD 2002. Steve Kuhn, Pastorale, Sunnyside 1175

CD 2002. Sheila Jordan, Little Song, HighNote 7096 

CD 2002. Carla Bley, Looking for America, Watt 31 

2001. Archie Shepp, Deja Vu, Venus Records2001. Eddie Henderson, Oasis, Sirocco Jazz Ltd.2001. Larry Coryell, Cedars of Avalon, HighNote2002. Carla Bley, Looking for America, Watt












CD 2002. Karin Krog, Where You at?, Enja 9144-2 

CD 2002-03. Marty Ehrlich, Line on Love, Palmetto Records 2095

CD 2003. Danny Barrett, Indian Summer, Autoproduit Danny Barrett 4 

CD 2003. Walt Weiskopf, Sight to Sound, Criss Cross Jazz 1250

CD 2003. David Hazeltine, Alice in Wonderland, Pony Canyon 35327 

CD 2003. Carla Bley and The Lost Chords, The Lost Chords, Watt 32 

CD 2004. Steve Kuhn, Easy to Love, Venus Records 35336

CD 2004. Grachan Moncur III, Exploration, Capri 74068

CD 2004. Jim Snidero, Close Up, Milestone 9341

CD 2004. Walt Weiskopf-Andy Fusco, Tea for Two, Criss Cross Jazz 1265

2002. Karin Krog, Where You at?, Enja2003. David Hazeltine, Alice in Wonderland, Pony Canyon2004. Steve Kuhn, Easy to Love, Venus Records2004. Jim Snidero, Close Up, Milestone












CD 2004. Andy LaVerne, All Ways, SteepleChase 31569 

CD 2004. Steeplechase Jam Session, Volume 19, Steeplechase 31601

CD 2005. Steeplechase Jam Session, Volume 15, Steeplechase 31581 

CD 2005. Steeplechase Jam Session, Volume 20, Steeplechase 31602 

CD 2005. Steeplechase Jam Session, Volume 21, Steeplechase 31613 

CD 2005. David Hazeltine, Cleopatra’s Dream, Venus Records 35355 

CD 2005. Gary Smulyan, Hidden Treasures, Reservoir 185

CD 2005. Steve Kuhn, Pavane for Dead Princess, Venus Records 35361 

CD 2005. David Hazeltine-George Mraz Trio, Manhattan, Chesky Records 310 

CD 2006. Ari Ambrose, Whatever Happens, SteepleChase 31617

2004. Steeplechase Jam Session, Volume 19, Steeplechase2005. SteepleChase Jam Session, Volume 21, SteepleChase2005. Steve Kuhn, Pavane for Dead Princess, Venus Record2005. David Hazeltine-George Mraz Trio, Manhattan, Chesky Records












CD 2006. Carla Bley and Her Remarkable Big Band, Appearing Nightly, WATT Works 33/ECM RB0011815-02

CD 2006. Gildas Boclé, Or Else, Seven Islands Records 001

CD 2006. Mysterious Shorter, Chesky Records 321

CD 2006. Howard Tate, A Portrait of Howard, Solid Ground Productions 1001

CD 2006. Steeplechase Jam Session, Volume 23, Steeplechase 31624

CD 2007. Larry Willis, Blue Fable, HighNote 7163

CD 2007. Carla Bley and The Lost Chords, The Lost Chords Find Paolo Fresu, Watt 34

CD 2007. Steve Kuhn, Baubles, Bangles and Beads, Venus Records 1003

CD 2007. Larry Willis, The Offering, HighNote 7178

CD 2007. Nicki Parrott, Moon River, Venus Records 35412

CD 2007. Ron McClure, New Moon, SteepleChase 31673

CD 2008. Javon Jackson, Once Upon a Melody, Palmetto Records 2136

CD 2008. Tessa Souter, Nights of Key Largo, Venus Records 1017

CD 2008. Tom Guarna, Major Minor, SteepleChase 31657

CD 2008. Peter Zak, The Decider, SteepleChase 31690

CD 2008. SteepleChase Jam Session, Volume 25, SteepleChase 31639

CD 2008. SteepleChase Jam Session, Volume 30, SteepleChase 31700

CD 2009. Bill Mays, Mays at the Moovies, SteepleChase 31684

CD 2009. John Tchicai, In Monk’s Mood, SteepleChase 31675

CD 2009. Manhattan Transfer, Chick Corea Songbook, 4Q 1819

2007. Larry Willis, Blue Fable, HighNote2007. Larry Willis, The Offering, HighNote2008. SteepleChase Jam Session, Volume 25, Steeplechase2009. John Tchicai, In Monk’s Mood, SteepleChase












CD 2009. Jim Snidero, Crossfire, Savant 2102

CD 2009. Nicki Parrott, Fly Me to the Moon, Venus Records 1023

CD 2009. Eddie Henderson, For All We Know, Further More Recordings 005

CD 2009. Tony Malaby, Cellar Notes, autoproduit

CD 2010. Cedar Chest, The Cedar Walton Songbook, HighNote 6024

CD 2010. Beat Kaestli, Invitation, Chesky Records 348

CD 2010. Steve Kuhn, I Will Wait for You, The Music of Michel Legrand, Venus 78190

CD 2010. Yakov Okun, New York Encounter, Criss Cross Jazz 1334

CD 2010. Ron McClure, Dedication, SteepleChase 31718

CD 2011. Tim Ries, Live at Smalls, Smalls Live 0021

CD 2011. Jesse Davis, Live at Smalls, Smalls Live 0026

CD 2011. Tessa Souter, Beyond the Blue, Venus Records 78256

CD 2011. Peter Zak, Nordic Noon, SteepleChase 31744

CD 2011. John Hébert, Rambling Confessions, Sunnyside 1413

CD 2012. Peter Zak, The Eternal Triangle, SteepleChase 31771

CD 2012. David Chesky, Jazz In The New Harmonic, Chesky Records 358

CD 2014. Stanley Cowell, Are You Real?, SteepleChase 31790

CD 2014. Jeremy Pelt, Tales, Musings and Other Reveries, HighNote 7270

CD 2014. Burak Bedikyan, Leap of Faith, SteepleChase 33119

CD 2014. Freddie Redd, Music for You, SteepleChase 31796

2009. Eddie Henderson, For All We Know, Further More Recordings2011. Jesse Davis, Live at Smalls, Smalls Live2014. Stanley Cowell, Are You Real?, SteepleChase2014. Freddie Redd, Music for You, SteepleChase












CD 2014-15. Freddie Redd, With Due Respect, SteepleChase 31817

CD 2015. Stanley Cowell, Reminiscent, SteepleChase 31809

CD 2015. Stanley Cowell, No Illusions, SteepleChase 31828

CD 2015. Bob Wijnen, NYC Unforeseen, Voordekunst ‎001

CD 2016. Shunzo Ohno, ReNew, Pulsebeats Records ‎1003

CD 2016. Andy Fusco, Whirlwind, SteepleChase 31811

CD 2016. Jeremy Pelt, #Jiveculture, HighNote 7285

CD 2016. Peter Zak, Standards, SteepleChase 31815

CD 2017. Allegra Levy, Cities Between Us, SteepleChase 31827

CD 2017. Mark Whitfield, Live & Uncut, Chesky Records 396

CD 2017. Camille Thurman, Inside the Moment, Chesky Records 397

CD 2017. Mike Richmond, Tones for Joan’s Bones, SteepleChase 31851

CD 2018. Peter Zak, One Mind, Fresh Sound Records 5101

CD 2018. Sam Dillon, Out in the Open, Cellar Live 012718

CD 2018. Tessa Souter, Picture in Black and White, Noa Records sans numérotation

CD 2018. Steven Herring, Introducing Steven Herring, SteepleChase 31873

CD 2018. Jim Snidero & Jeremy Pelt, Jubilation! Celebrating Cannonball Adderley, Savant 2167

CD 2018. Frank Kimbrough, Monk’s Dreams, The Complete Compositions of Thelonious Sphere Monk, Sunnyside 4032 (6 CDs)

CD 2019. Andrea Domenici, Playing Who I Am, Abeat 197

CD 2019. Charles McPherson, Jazz Dance Suites, Chazz Mack Music

CD 2020. Stephen Riley, Friday the 13th, SteepleChase 31892

LP  2021. Kimbrough (Tribute to Frank Kimbrough), Newvelle Records

2014-15. Freddie Redd, With Due Respect, SteepleChase2015. Stanley Cowell, No Illusions, SteepleChase2018. Jim Snidero & Jeremy Pelt, Jubilation! Celebrating Cannonball Adderley, Savant2019. Charles McPherson, Jazz Dance Suites, Chazz Mack Music












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VIDEOGRAPHIE
par Hélène Sportis

Billy Drummond en 2012, image extraite de la video YouTube (cliquer sur l'image)
Billy Drummond en 2012, image extraite de la video YouTube (cliquer sur l'image)


Chaînes YouTube Billy Drummond
https://www.youtube.com/c/BillyDrummondDrums
https://www.youtube.com/channel/UCwkiiO8k1cbtE2hnL-UAKIA/playlists


1991. Billy Drummond Quintet, «Ruby, My Dear», Steve Wilson (ss,as), Steve Nelson (vib), Renee Rosnes (p),  Ray Drummond (b), album Native Colours, Criss Cross Jazz, Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, NJ, 15 mars
https://www.youtube.com/watch?v=03H5jB0WOb8

1991. Billy Drummond, «Yesterday's Gardenias», Steve Nelson (vib), Renee Rosnes (p), Ray Drummond (b)
https://www.youtube.com/watch?v=9bQQwa5XMKs

1991. Billy Drummond, «Waltz For Sweetie», Steve Wilson (as), Steve Nelson (vib), Renee Rosnes (p), Ray Drummond (b)
https://www.youtube.com/watch?v=9sG8EOA7nXY

1991. Bobby Hutcherson (vib), «Beyond the Bluebird», Tommy Flanagan (p), Peter Washington (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=x-0RI4IIn_c

1994. Sonny Rollins, Sonny Rollins (ts), Clifton Anderson (tb), Jerome Harris (g), Bob Cranshaw (eb), Billy Drummond (dm), Victor See Yuen (perc), Concert à Jazz à Vienne
https://www.youtube.com/watch?v=DDEAVoAqeT8

1994. Vincent Herring (as), «Here's That Rainy Day», Cyrus Chestnut (p), Jesse Yusef Murphy (b), Billy Drummond (dm), Daniel Sadownick (perc)
https://www.youtube.com/watch?v=a4-zaqBJvFA

1997. Lee Konitz (as)-Paul Bley (p) Quartet, «Out of Nowhere», Jay Anderson (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=fKKU71UzGTk

1998. Sheila Jordan & Steve Kuhn Trio, «Art Deco», Sheila Jordan (voc), Steve Kuhn (p), David Finck (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=OJG0fK3f0j4

1999. Andrew Hill, Dusk, Andrew Hill (p), Ron Horton (tp), Marty Ehrlich (as, bcl), Greg Tardy (ts, bcl, fl), Scott Colley (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=6wrUp5a7b5M

2001. Billy Drummond, Franco Ambrosetti (tp), Stefano di Battista, (as, ss), Buster Williams (b), Antonio Farao (p), Jazz in Salzau, Allemagne, 2001
https://www.youtube.com/watch?v=6gED9PC0HF4
https://www.youtube.com/watch?v=HZyllpLi3NY


2002. Steve Kuhn, «One Upon a Summertime» (La Valse des Lilas, Michel Legrand), Steve Kuhn (p), Eddie Gómez (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=rUT11jwifSE

2003. Carla Bley (p) & The Lost Chords, «III», Andy Sheppard (ts, ss), Steve Swallow (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=0_ezalEq69w

2007. Larry Willis (p), «Nardis», Eddie Gómez (b), Billy Drummond (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=p5cvAkgTYWg

2008. Trio Enrico Pieranunzi (p), Eddie Gomez (b), Billy Drummond (dm), jam session des professeurs de l'International Jazz Master au Jazz Club La Tuberosa, Sienne, Italie
https://www.youtube.com/watch?v=x1H1MOeBpfM

2012. Steve Kuhn (p), Steve Swallow (b), Billy Drummond (dm), Mezzo live HD
https://www.youtube.com/watch?v=wRxAPqj-_R8

2014. Jeremy Pelt (tp), «Vonetta», «Everything You Can Imagine Is Real», Simona Premazzi (p), Ben Allison (b), Billy Drummond/Victor Lewis (dm)
https://www.youtube.com/watch?v=HWL8mYFtQtE
https://www.youtube.com/watch?v=CRWlTMlyZiw


2014. Billy Drummond, Freddie Redd (p), Jay Anderson (b), album Freddie Redd-Music for You, SteepleChase, New York, «All the Things You Are», «I'll Remember April», novembre
https://www.youtube.com/watch?v=hrUKgmlHnuI&list=OLAK5uy_m3toGFsxazD5Gz9xlOCtDRuTpwWMHSh9Q
https://www.youtube.com/watch?v=ulsjAxQmZ4E
https://www.youtube.com/watch?v=t0J_VoKwSL4


2014-2015. Billy Drummond, Freddie Redd (p), John Mosca (tb), Chris Byars (as,fl), James Byars (oboe,tr-2), Stefano Doglioni (bcl), Jay Anderson (b), album Freddie Redd-With Due Respect, SteepleChase, New York, «Lady J Blues», novembre 2014 et février 2015
https://www.youtube.com/watch?v=P8IiTBLaRC0&list=OLAK5uy_l81w-CYMsb2KxibjRFn1pcp9tuWP_6_7I
https://www.youtube.com/watch?v=bhzfI_vAhzw


2016. Billy Drummond, Javon Jackson (ts), Ron Carter (b), «There is no Greater Love», The Iridium, New York, NYC, 25 février
https://www.youtube.com/watch?v=b0AFMreHSVU

2016. Billy Drummond Freedom of Ideas, Jaleel Shaw (as), Bruce Barth (p), Dezron Douglas (b), «Dubai», live at Smalls Jazz Club
https://www.youtube.com/watch?v=eELexhmYkl8

2018. Donald Vega (p), Ben Wolfe (b), Billy Drummond (dm), «Inception», «Our Spanish Love Song» (comp. Charlie Haden), live at Mezzrow Jazz Club, November, 16
https://www.youtube.com/watch?v=eQkQfShozCo
https://www.youtube.com/watch?v=7r2-uwufnLU


2019. David Hazeltine (p), David Williams (b), Billy Drummond (dm), «In Your Own Sweet Way», «My Ship», album The Time Is Now, Smoke Sessions Records, live at Mezzrow Jazz Club, 18 janvier
https://www.youtube.com/watch?v=d1JLudpbh7Y

2020. Billy Drummond Freedom of Ideas, Billy Drummond (dm), Tim Ries (ts), Lawrence Fields (p), Dezron Douglas (b), live at Smalls Jazz Club, 19 juin
https://youtu.be/oyiKVIySQ7Y

2020. Jeb Patton Trio, Jeb Patton (p), David Wong (b), Billy Drummond (dm), live at Smalls Jazz Club, 7 septembre
https://youtu.be/zNiO78lel8Y

2021. Behn Gillece Quartet, Behn Gillece (vib), Bob DeVos (g), Steve LaSpina (b), Billy Drummond (dm), live at Smalls Jazz Club, 5 juin
https://youtu.be/W_0TYy5f2fg

2021. Todd Herbert Quartet, Todd Herbert (ts), Mike Ledonne (p), Paul Gill (b), Billy Drummond (dm), live at Smalls Jazz Club, 5 septembre
https://youtu.be/cMNiqzKMjw0


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