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Marcel Azzola

21 jan. 2019
10 juillet 1927, Paris – 21 janvier 2019, Poissy, Yvelines
© Jazz Hot n°686, hiver 2018-2019

Marcel Azzola, le Croque-Notes, janvier 1994 © Michel Bedin







Musicien virtuose, artiste d’une grande curiosité, d’une gentillesse et d’une modestie rares, Marcel Azzola a incarné l’accordéon pendant quatre-vingt ans d’une longue et très riche carrière entre musette, chanson (avec Edith Piaf, Yves Montand ou Jacques Brel parmi beaucoup d'autres), musique classique et jazz dont il a occupé les franges et où il a tracé une voie nouvelle, se faisant pédagogue et messager de la tradition auprès des jeunes et des moins jeunes avec une disponibilité et une générosité en tous points conformes à un personnage éminemment populaire…


Marcel Jean Azzola est né 10 juillet 1927 à Paris, dans le XXe arrondissement, dans la maternité qui existait alors rue de La Chine et où serait également venue au monde Edith Piaf. Originaires de Lombardie, Giuseppe et Angelina Azzola ont fuit l’Italie mussolinienne en 1922. Ils auront cinq enfants: quatre filles et un fils, Marcel, qui se situe au centre de la fratrie. La famille est établie à Pantin où se trouve une forte communauté italienne. Giuseppe, maçon de son état, a dirigé un orchestre de mandolines dans son Piémont natal, et prend la musique très au sérieux. Il entend que ses enfants disposent d’une éducation musicale. Ainsi ses deux filles aînées étudient-elles le violon. Marcel suivra également leur exemple à l’âge de 6 ans. La rencontre avec l’accordéon intervient trois ans plus tard quand Marcel tombe sur une répétition de l’Amicale des Aveugles de Pantin, dans la salle des fêtes municipale. L’orchestre est constitué exclusivement d’accordéons (chacun avec des emplois particuliers) et le jeune garçon, séduit, décide d’adopter l’instrument. Il s’en suit six mois d’un premier apprentissage, quelque peu laborieux, au sein de cette formation: Marcel devant assimiler des rudiments de braille pour déchiffrer les partitions! On se met ensuite en quête d’un professeur. Après un essai non concluant avec Paul Saive (qui a notamment formé Jo Privat), un ami de la famille oriente Marcel vers un autre maître: le concertiste Médard Ferrero, mais qui délègue son enseignement à Attilio Bonomi, lui aussi un familier des Azzola. Sous sa férule, Marcel fait des progrès rapides et spectaculaires. En contrat avec une guinguette de Bobigny, Attilio Bonomi embarque avec lui son élève (d’abord en tant qu'éphémère batteur!). Et c’est ainsi que Marcel Azzola débute sa carrière professionnelle, à 11 ans seulement. Il délaisse l’Amicale des Aveugles pour l’Orchestre de l’Amicale Accordéoniste de L’Humanité, le journal communiste fondé en 1904 par Jean Jaurès, conformément aux convictions politiques de son père. Il se retrouve ainsi à jouer en 1938 pour la Fête de L’Humanité dont Charles Trenet est la vedette. En juin 1939, Marcel Azzola remporte un premier prix: la coupe du concours de Suresnes.

Un an plus tard, c’est l’Exode. Attilio Bonomi convoie les Azzola chez sa belle-famille (qui finira déportée à Dachau), en Savoie, tandis que Giuseppe reste à Pantin pour subvenir à leurs besoins. Marcel se fait gardien de vaches, mais il anime également de petits bals et joue pour les maquisards. En 1941, la famille Azzola se retrouve à Pantin et Marcel parfait dès lors sa formation directement auprès de Médard Ferrero, grand technicien ayant conçu ses propres méthodes pédagogiques, qui lui fait travailler, à l'accordéon, des pièces classiques adaptées pour le piano ou le violon. Parallèlement, la guerre n’empêche pas Marcel de trouver des engagements dans les brasseries ou les bals clandestins où il se rend en vélo. Le vélo, le gamin de Pantin le pratique aussi, pour le plaisir (comme le football), avec son ami René, dit «Didi» Duprat (1926-1996), futur guitariste de jazz, bientôt membre de l’orchestre de Gus Viseur et déjà grand admirateur de Django Reinhardt. Par ailleurs, Marcel remplace au pied levé son aîné, José Rossi, qui entre dans la clandestinité pour échapper au S.T.O. A cette occasion, il côtoie un certain Démého, violoniste-batteur et amateur de musiques syncopées jazzy, qui l’initie à l’improvisation. En 1943, Marcel se trouve un nouveau maître, le pianiste Jacques Mendel, qui développe sa musicalité par l’analyse profonde des grands compositeurs classiques. Mais le professeur, qui porte l’étoile jaune, doit se réfugier dans l’Allier. De bistrots en restaurants, Marcel multiplie cependant les rencontres et les découvertes musicales.

Marcel Azzola avec Toots Thielemans © Sony DCS, by courtesy of Catherine Azzola (collection privée)
Marcel Azzola avec Toots Thielemans © Sony DSC, by courtesy of Catherine Azzola (collection privée)

Déterminante est celle avec Geo Daly (1923-1999), alors accordéoniste et pas encore vibraphoniste, qui lui dévoile ses partitions originales de Duke Ellington. Dans une récente biographie, Marcel Azzola se rappelait de l’impression que lui avait laissé l’une de ces partitions: «Elle était chargée en accords superbes et les harmonies se prêtaient très bien au jeu de l’accordéon. Il suffisait de jouer les notes qui étaient écrites, et ça sonnait tout de suite, formidablement. Les musiques d’Ellington furent, pour moi, une révélation.»1 Avec la fin de la guerre, le jazz devient l’objet d’un engouement généralisé, ce que Marcel Azzola a également raconté dans Jazz Hot: «Tout se noue à la Libération. Les gens avaient tellement rêvé de la musique américaine, notamment de jazz, pendant l’Occupation. On baignait là-dedans. Alors, Didi Duprat, Gus Viseur, les Manouches, Django, comment voulez-vous que j’y échappe? […] D’ailleurs, tout le monde touchait plus ou moins au jazz. L’armée des Libérateurs jouait du jazz, il y avait des bases américaines –où j’ai joué, d’ailleurs–, le jazz passait à la radio.» 2 En 1948, Roger Paraboschi (batteur de Django Reinhardt et d'Yves Montand), qui a ouvert Marcel Azzola au bebop, lui permet d’assister au concert de Dizzy Gillespie, dont il assure la première partie, à la Salle Pleyel, depuis les coulisses. Quant à Django, après quelques entrevues furtives en compagnie de Didi Duprat, la véritable rencontre a lieu en 1950: alors que Sarane Ferret, guitariste chez Gus Viseur, reconduit Marcel en voiture après un concert, il décide d’effectuer une étape. Et voilà qu’il l'embarque, au petit matin, dans l’appartement de Django à Pigalle. Ce dernier est en train de se raser. Marcel exécute alors pour lui la Toccata de Bach à la demande de Sarane Ferret. Ayant fini sa toilette, Django se retourne et lui déclare très sobrement: «C’est pas mal!». Un immense compliment de la part du guitariste qui les distribue avec une extrême parcimonie…

Entre la fin des années 1940 et le début des années 1950, Marcel Azzola, enchaîne les étapes: il participe en 1948 à la Coupe mondiale de l’accordéon à Lausanne, dont il remporte la quatrième place (la première étant enlevée par Yvette Horner); mais, dans la foulée, il obtient le premier prix du concours international de Stradella, en Italie; l’année suivante, il participe à son premier enregistrement («Mademoiselle Paris» avec la chanteuse Renée Lebas); il étudie encore la composition et l’orchestration auprès de Nadia Boulanger et Astor Piazzolla, tout en fréquentant le Club-Saint-Germain où il découvre, émerveillé, un pianiste qui a tout juste son âge: Martial Solal.

En 1953, il grave un premier disque sous son nom, chez Barclay, ce qui étend sa notoriété et l’amène à collaborer avec les vedettes montantes ou confirmée de la chanson française: Gilbert Bécaud, Barbara, Juliette Gréco, Boris Vian ou encore Edith Piaf auprès de laquelle il enregistre «Sous le ciel de Paris» en 1954. En décembre 1956, il est de la célèbre tournée de trois mois effectuée par le couple Montand-Signoret à travers les pays de l’Est et l’URSS, dont dix jours passés à Moscou. Cette aventure marquera profondément l’accordéoniste: «Etant issu d’un milieu communiste, il en est revenu avec des désillusions. Cependant, l’expérience n’a pas été négative car il a aussi rencontré des gens formidables. Par ailleurs, il avait une immense admiration pour Simone Signoret et Yves Montand. Elle, pour sa grande intelligence (il a d’ailleurs eu davantage d’échanges avec elle, sur le plan politique, durant la tournée). Lui, pour son extraordinaire capacité de travail. Sa relation avec Montand étant plus centrée sur le domaine professionnel…», rapporte Catherine Azzola, sa fille.

1976. Marcel Azzola et Mouloudji: Et ça tournait!


Musicien multidimensionnel, Marcel Azzola déroule ainsi, durant plus de cinquante ans, une carrière entre musette, chanson, musique classique et jazz. On retiendra parmi ses multiples collaborations, bien évidemment celle avec Jacques Brel qui, en 1968, pendant l’enregistrement de «Vesoul», apostrophe, de façon impromptue, son accordéoniste avec le fameux «Chauffe Marcel!» qui collera à la peau de Marcel Azzola pour le reste de son existence (Marcel y est exceptionnel, et pour beaucoup dans l'intensité de l'interprétation de Brel). Autre association marquante, celle avec Marcel Mouloudji. Ensemble, ils enregistrent, en 1976, une anthologie de la chanson musette: Et ça tournait!. Parallèlement, il dirige son orchestre de bal avec l’ami de toujours, Didi Duprat; activité qui perdure jusqu’au début des années 1980, ce qui ne l’empêche pas de travailler également pour le cinéma: il enregistre ainsi une centaine de musiques de film, de Mon Oncle (Jacques Tati, 1958, où il est déjà en duo avec Lina Bossatti) à Mort d’un pourri (Georges Lautner, 1977, sur une musique de Philippe Sarde et avec la participation de Stan Getz) ou encore Milou en Mai (Louis Malle, 1990, avec Stéphane Grappelli, Marc Fosset et Maurice Vander).


Marcel Azzola avec Christian Escoudé © Catherine Azzola, by courtesy
Marcel Azzola avec Christian Escoudé © Catherine Azzola, by courtesy

En filigrane, le jazz reste présent. A la fin des années 1970, alors qu’il est venu écouter le duo Marc Fosset-Patrice Caratini au Caveau de La Montagne, le guitariste et le contrebassiste lui proposent de se joindre à eux. Ainsi naît un trio qui va entraîner bien d’autres projets jazz, notamment en compagnie de Christian Escoudé, Didier Lockwood, Toots Thielemans ou encore Dany Doriz, avec lequel il enregistre Jazzola (Black & Blue, 1999). «Je l’ai connu, il y a vingt-cinq ans, par l’intermédiaire de Marc Fosset qui m’avait demandé de le remplacer pour un concert de la série «De Ménilmontant à Broadway» dans lequel Marcel se produisait. Depuis mes débuts, j’étais très admiratif de lui: il a pratiquement tout inventé dans l’accordéon jazz. A partir de là, nous sommes devenus amis et nous avons très souvent joué ensemble. Il avait toutes les qualités: une technique extraordinaire et une extrême simplicité. Il était de plus un compositeur talentueux. On avait encore quelques concerts prévus l’été dernier avec la chanteuse Patricia Bonner. Nous avions répété chez lui en juin. Il ne devait intervenir que sur quelques morceaux, mais, durant la répétition, il voulait tout jouer! Il avait été extraordinaire. Malheureusement, sa santé ne lui a finalement pas permis d’être présent…», relate l’éminent vibraphoniste et patron du Caveau de La Huchette. L’orchestre «Jazzola» a ainsi perduré bien au-delà de cet enregistrement initial, Philippe Duchemin prenant la suite de Georges Arvanitas: «La qualité musicale rare de Marcel était son éclectisme. Il était capable d’aborder différentes musiques et différents styles avec l’humilité qui le caractérisait. Il se donnait à fond et mettait toujours son entourage en valeur. En tant qu’homme, il était d’une modestie étonnante. Il ne s’affichait jamais comme leader, et bien sûr, le public ne voyait que lui! Il était pour les gens une icône populaire! Une fois, nous jouions dans un festival et étions sur place la veille. La direction nous avait proposé d'assister en tant que spectateurs à un autre concert comme cela arrive fréquemment. Marcel avait acheté son billet en cachette sans se présenter alors que nous étions invités. Cela s’est su, mais Marcel n’a jamais voulu se faire rembourser!», se souvient le pianiste.

Pour effectuer ces allers-retours stylistiques permanents, Marcel Azzola avait trouvé une partenaire idéale avec la chanteuse, pianiste et violoniste talentueuse, Lina Bossatti, avec laquelle il a partagé la scène pendant soixante ans. A partir de 1982, ils forment un duo accordéon-piano (et également accordéon-violon alto) qui reprend des chansons de Piaf, de Brel, des thèmes traditionnels ou des compositions de musique classique… Une complicité musicale exceptionnelle qui finira par les unir à la ville comme à la scène.

Par sa virtuosité et sa musicalité fondées sur une culture encyclopédique de la musique, populaire et savante, Marcel Azzola a non seulement contribué à rapprocher la tradition musette du jazz, mais également à donner ses lettres de noblesse, sans perdre la fibre populaire, à un instrument longtemps méprisé de l'académie, avec quelques autres géants de l'instrument, depuis Gus Viseur, Tony Murena et Jo Privat jusqu'à Astor Piazzolla. Toujours avide de transmettre sa passion, il enseigne durant vingt ans à l’Ecole nationale de musique d’Orsay et milite pour l’entrée de l’accordéon au conservatoire. Ce qui abouti à ce qu’en 2002, le «piano du pauvre» intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Par son exemple, il aura fait émerger d’éminents représentants de l’accordéon jazz & beyond, de Richard Galliano à Ludovic Beier pour ne parler que de l’hexagone. D’une gentillesse et d’une modestie légendaires, la nature ouverte et généreuse de Marcel Azzola était particulièrement précieuse pour les jeunes musiciens, comme s’en souvient Hugo Lippi: «Jeune débutant, je l’ai rencontré vers 2004-2005, à l’occasion d’un concert carte blanche à Marc Fosset où j’intervenais sur quelques morceaux. J’avais été frappé par le fait que Marcel était resté écouter les autres musiciens durant la répétition alors que lui en avait terminé. Il avait beaucoup de bienveillance et d’écoute à l’égard des jeunes musiciens. Il s’intéressait vraiment aux autres: quand on parlait avec lui, c’était un vrai échange. C’est lui qui m’a poussé à enregistrer. Il m’a dit: "Il faut y aller!"». Son amour de l’accordéon passait également par une belle collection d’instruments anciens qu’il enrichissait en véritable historien et conservateur de la mémoire de l'instrument.

Sous dialyse depuis quatre ans, Marcel Azzola, très affaibli ces derniers mois, ne désespérait cependant pas de remonter sur scène (sa dernière apparition, en duo avec Lina Bossatti, remonte à février 2018). Son cœur a lâché le 21 janvier à l’hôpital de Poissy. C’est dans cette même ville qu’ont eut lieu ses obsèques, le 28 janvier 2019 en présence de nombreux musiciens: Christian Escoudé, Patrice Caratini, Ludovic Beier, Sylvain Luc, Dany Doriz, Patrice Galas, Philippe Duchemin, Hugo Lippi, André Ceccarelli, et beaucoup d'autres, et lors desquelles son accordéon résonna encore. Il repose aujourd’hui au cimetière de Villennes-sur-Seine, commune où il résidait.

Inutile de dire que Marcel Azzola fut égal à lui-même pour Jazz Hot et tous les membres de l'équipe avec qui il échangea: attentif, généreux, disponible, souriant avec ce regard franc, simple et direct qui émanait de la dimension populaire de son œuvre et de l'homme. Nous partageons la peine de Lina Bossatti, de Catherine Azzola et de ses proches.




1. Claude Lemire, Marcel Azzola. Parcours d’un musicien atypique, L’Harmattan, Paris, 2017, p. 31.
2. Jazz Hot n°514 (1994)

Jérôme Partage

Photos: remerciements à Catherine Azzola, by courtesy



Jazz Hot n°591-2003


Marcel Azzola et Jazz Hot: n° 514-1994, n° 591-2003





1951-1962. Marcel Azzola, Frémeaux & AssociésSÉLECTION DISCOGRAPHIQUE


Leader/Coleader

CD 1951-62. Marcel Azzola: 1951-1962, Frémeaux et associés 5696
LP  1978. Mouloudji, Marcel Azzola: et ça Tournait! Anthologie de la Chanson Musette, Disques Déesse LX 906
CD 1982. Trois temps pour bien faire, OMD 1526
CD 1982-86. Azzola/Caratini/Fosset: Valse Blues, OMD 1526
LP  1983. Mouloudji avec Marcel Azzola, Les Plus Belles Javas, Disques Déesse LX 82
CD 1986. Fleur de banlieue. Volume 2, OMD 1526
LP  1983. Marcel Azzola, Lina Bossatti: Pièces Pour Claviers, Mazo 10001
CD 1986. Fleur de banlieue. Volume 2, OMD 1526
LP  1986. Marcel Azzola/Patrice Caratini/Marc Fosset: Fleur De Banlieue (Vol. 2), Cara 013 (prod. Patrice Caratini)
CD 1989. Transit rue des Orchidées, Zoo Records 9001 (coleader Itaru Oki)
CD 1993. Musique à la mode, Verve 521 305-2 (avec Lina Bossati)
CD 1993. L’Accordéoniste: Hommage à Piaf, Verve 521 500-2 (avec Stéphane Grappelli)
CD 1996. Marcel Azzola/Richard Galliano/Antonello Salis: Vignola Reunion Trio, Nel Jazz 0960-2
CD 1999. Jazzola, Black & Blue 657-2 (coleader Dany Doriz)

CD 2008. Didier Lockwood/Marcel Azzola Feat. Martin Taylor & Jean-Philippe Viret: Waltz Club, EmArcy 983765-9
CD 2008. Azzola, Bossatti: Marcel & Lina, Musique & Mouvement 20091

1982. Trois temps pour bien faire, OMD1982-86. Azzola/Caratini/Fosset: Valse Blues1983. Marcel Azzola/Lina Bossati, Pièces pour ClaviersMouloudji avec Marcel Azzola: Les plus belles javas











1986. Azzola/Caratini/Fosset, Fleur de banlieue
1993. Musique à la mode, Verve 1993. L’Accordéoniste: Hommage à Piaf, VerveAzzola/Galliano/Salis: Vignola Reunion Trio











1999. Marcel Azzola/Dany Doriz, JazzolaMarcel zzola/Didier Lockwood: Waltz Club2008. Azzola/Bossatti: Marcel & Lina














Sideman 
LP  1982. François Moustache Galepides, Moustache Salvador Hampton et leurs amis jouent Brassens, Philips 812 386-2
CD 1989. Marc Fosset, Crooner, OMD 1524
CD 1989. Stéphane Grappelli, Milou en mai, CBS 466285-2
CD 1989. Christian Escoudé, Gipsy Waltz, EmArcy 838 772-2
CD 1990. Stéphane Grappelli in Tokyo, Denon CY-77130
CD 1990. Collectif, Paris Musette, Label La Lichère 137
CD 1992. Christian Escoudé, Holydays, EmArcy 534 304-2
CD 1993. Collectif, Paris Musette vol. 2, Label La Lichère 207
CD 1995. Jean Bonal Trio, Invite Marcel Azzola, Paul Beuscher 1012
CD 1997. Collectif, Paris Musette vol. 3, Label La Lichère 217
CD 1999. Florin Niculescu, Four Friends, Jardis Records 9923

VIDÉOS 

1968. Jacques Brel, «Vesoul»
https://www.youtube.com/watch?time_continue=14&v=tVKWiseNGUU

1982. Marcel Azzola & Stéphane Grappelli, «Les Feuilles mortes», TF1
Marcel Azzola (acc), Stéphane Grappelli (vln)
https://www.youtube.com/watch?v=aqrJuNcgY34

1992. Documentaire Marcel Azzola, l’homme à l’accordéon de Claude Paccaud
https://www.youtube.com/watch?v=l5yMj4mq10A

2013. Dany Doriz Quartet + Marcel Azzola, Jazz Entraigues Festival 
Dany Doriz (vib), Patrice Galas (p), Patrica Lebeugle (b), Didier Dorise (dm), Marcel Azzola (acc)
https://www.youtube.com/watch?v=NsuycF-C8KE

2017. Trio Azzola-Escoudé-Caratini, «Double Scotch», Maison de la Radio, Paris (24 juin 2017)
Marcel Azzola (acc), Christian Escoudé (g), Patrice Caratini (b)
https://www.youtube.com/watch?v=pGw2zhHRgP8

2017. Marcel Azzola & Lina Bossatti, «L'Accordéoniste», Maison de la Radio, Paris (24 juin 2017)
Marcel Azzola (acc), Lina Bossatti (p)
https://www.youtube.com/watch?v=3OnAik-Mnnc



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